Le travail
raconté par ceux qui le vivent
|

Anaïs M.

J’aime qu’une expérience individuelle me parle d’universel.
Aventurière des lettres, Raconter la vie me permet d’allier le plaisir de la traque des coquilles à celui de découvrir de nouveaux textes aussi diversifiés que les trajectoires de vie qu’ils racontent.


Récit

De la vanité des études  

Faire des études lorsqu’on vient d’un milieu modeste, dans lequel seul le travail manuel est considéré, c’est découvrir un nouvel univers intellectuel, mais aussi changer de catégorie sociale, au risque d’un entredeux inconfortable.

L’école, le lycée, l’Université m’ont permis de me libérer, de me rendre indépendante ; mais elles m’ont formatée dans le même temps en m’incitant à m’ouvrir à tout, à justifier les choses par des arguments solides, et à accepter l’erreur de jugement (changer d’avis en sachant pourquoi). Elles ont bouleversé ma manière d’être.

Publication : 9 mai 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2140

Bibliothèque

 

Ses derniers commentaires

  • Il est vrai que le campus de Bron a son charme, je souhaitais simplement souligné l’écart entre la promesse et les faits, bien qu’au final tout cela reste anecdotique. Comme tu le dis si bien, pour des littéraires ce sont des lieux qui nous vont bien, où l’on s’adapte et où finalement on aime vivre ces "années fac". Si c’est notre destinée soit ! Adieu boiseries, moulures et fresques vertigineuses !

  • Bonjour,
    votre texte est très fort, vous parvenez à parler de toutes ces choses qui ont été difficiles pour vous avec une véritable simplicité. Je ne saurais pas vous donnez de conseils, la vie est difficile mais il faut se battre pour avancer alors allez-y, n’ayez pas peur de montrer qui vous êtes et ce dont vous êtes capable.
    Bonne route, l’écriture nous aide tous, la faire partager est le meilleur moyen de tirer un trait sur le passé et de prendre un nouveau départ.
    Amicalement,

    Anaïs

  • Bonjour,
    merci pour ces commentaires ! Pour vous répondre Clotilde N. le titre fait en effet écho à tout ce que j’ai pu entendre (et que j’entends encore) sur la futilité des études et le peu de considération des lettres en général. Il a un sens ironique car bien entendu je ne regrette pas une seule seconde la voie que j’ai choisie car elle me correspond et je m’y épanouis totalement. La différence est parfois pesante (d’où le besoin d’écrire ce texte je pense) mais comme tu le dis Kahina c’est notre bonheur qui est en jeu (je suis très touchée d’ailleurs par ton commentaire car j’aime beaucoup la manière dont tu écris et l’émotion que tu parviens à transmettre à travers les mots). Lorsque je m’affirmerai dans le monde du travail j’imagine que les choses changeront pour moi comme elles ont changé pour vous Hubert, du moins je l’espère ! En attendant il faut encore un petit peu de patience … :)