Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Anaelle Sorignet


Récits

Je suis l’ombre fatiguée qui nettoie vos merdes en silence  

Il y a parfois des expériences qui vous "font carburer au café et à la colère". Celle-ci en est une. Que faire de l’odeur d’huile qui persiste ?

Je traîne ma silhouette molle dans tous les recoins et on ne me voit ni mieux ni moins bien que sous cette lumière de grande surface.

Le texte édité et illustré dans Nouvelle Vie Ouvrière :

Publication : 5 février 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1350

Comédie sociale  

Pour lutter contre l’ennui, la narratrice s’enfuit de cette soirée d’étudiants d’une grande école.

Depuis plusieurs heures, je sirote mon vin blanc premier prix dégueulasse, avec cet étrange sentiment de flotter non loin du plafond. Parfois, je sursaute, comme si ma tête venait d’entrer en collision avec le toit de plâtre fatigué par l’humidité.

Publication : 15 mai 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1380

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Votre témoignage est très beau. Une extraordinaire source de réconfort pour ceux qui, comme vous, vivent la maladie au quotidien, qu’il s’agisse de la leur ou de celle d’un proche. Je vous envoie tout le courage du monde, à votre fille, à vous et votre famille pour continuer à faire face avec autant de force et de dignité. Merci infiniment.

  • Chère Myriam, je n’ai aucun mépris pour les gens, sinon je ne viendrai pas lire leurs histoires sur ce site. Il y a dans ce texte la colère, la fatigue et la tristesse face au mépris des uns pour les autres. J’espère qu’il rappellera à chacun l’humain derrière la caisse, le téléphone, le comptoir...

  • Vous écrivez avec beaucoup de finesse, je suis bouleversée par votre récit.

  • C’est très simple et très beau. Vivement la publication de votre manuscrit !

  • Votre récit est excellent. Beau témoignage, très imagé. Encore !

  • Récit poignant et émouvant. Nous ne sommes pas tous aussi bien armés face à la vie, face à nous-mêmes. En espérant que ce retour vers la lumière se prolonge indéfiniment pour vous.

  • Je suis très touchée par vos remarques. L’objectif est, vous l’avez bien compris Roman, d’attirer un peu l’attention des gens sur l’humain derrière le comptoir, que ce soit à la caisse du fast-food, aux cabines d’H&M ou au guichet de la RATP...
    Les insultes et les mauvais comportements sont finalement assez rares. En revanche, l’indifférence, l’inattention, le manque de politesse (seulement quelques "bonjour" spontanés dans un service de 4h, eh oui), l’absence de sourire sont des rengaines quotidiennes et quiconque aura fait l’expérience d’un métier au contact du "public" pourra en témoigner. Difficile de mesurer les dégâts que cela fait sans en avoir fait l’expérience soi-même, mais si ce témoignage peut servir à vous faire redoubler d’attention, il aura atteint son objectif :-)

  • Comme ce texte me parle ! Les questions sont les mêmes en sortant de Sciences Po... Bravo, c’est très bien écrit !