Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Antonio-Giuseppe Satta

Curriculum vital
Biographie pour faire court
Hominidé pratiquement bipède natif du post sixties à Cambrai
Études laborieuses jusque l’âge légal, seize ans.
Petit caporal en RFA , juste avant la chute du mur
Deuxième décennie, découverte de l’outil, je deviens à mes dépens, homos habilis. L’homo herectus suivra...
Troisième décennie, le cerveau semble encore intacte du soubresaut d’une frasque idyllique et ce, bon gré, malgré de multiples impacts.
Les vêtements sentent l’épicéa et la journée de labeur, mais bon... C’est aussi moi qui lave !
Les temps modernes viendront à la quatrième décennie avec la rencontre d’une Dame de Savoie
L’an un du troisième millénaire nous offre une fille du genre Féminin
Six années d’artisanat au silex, un téléphone portable, un compte Facebook, de chers amis et la Famille sur le Far Web et...
Parfois un nuage au dessus de ma tête, comme une épée de Damoclès
Parfois un autre nuage, de printemps, sur lequel se dessine un doux visage, allongé sous un deltaplane.
Puis le présent, dans lequel je restaure le bâtis ancien avec des matériaux biologiques
Puis le présent dans lequel je restaure d’autres bâtis anciens auprès des monuments historiques.


Récits

Le trouble guère  

L’expérience du service militaire.

La guerre, au bout, il y en a un qui tombe, voire mille, voire des millions et à l’autre bout, il y a celui qui appuie sur la gâchette, voire sur le bouton et au milieu, il y a moi et je dis non.

Publication : 20 mars 2014

Durée de lecture : 13 mn

Nombre de mots : 2720

Thérapie par l’exil  

Un jeune soldat prend son tout dernier train et revient sur les lieux de son enfance, où il retrouve une existence qui n’a plus de sens.

Je cours, sans uniforme, jusqu’à la dernière la navette, elle m’emporte vers mon train de retour, mon tout dernier train.

Publication : 14 mai 2014

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2320

Au voleur !  

Voler une mobylette.

Je suis condamné à une peine d’une semaine de prison avec un sursis d’un an.

Publication : 20 janvier 2016

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1890

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • 4)
    Je veux bien qu’on s’apprivoise, qu’on se parle comme là ! je sais pas vous mais moi, j’ai souvent besoin d’être rassuré !
    Encore un truc de psychanalise qu’il faudrait décortiquer mais bon... J’aime pas qu’on bidouille avec mon esprit.
    Qu’on lui foute la paix, à mon esprit !
    S’il vous plait !
    Très sincèrement ou du mieux que je pus,
    Antonio
    ps : J’ai pour habitude de ne dédier mes poèmes qu’aux personnes qui me touchent.
    Acceptez, je vous prie, cette dédicace.Dédié à Isabelle H.
    Post mortem
    12 août 2013, 09:38
    Suicidaires et récidiveront volontiers
    Ceci sert à sertir la nuque et l’artère
    Quel chagrin, vous causez ! Je vous aide à taire
    Votre envie de l’ennui par avis suggéré

    Quand vers la mort, vous faites grand pas, vers la peur
    Vous faites grand cas, reculant l’échéance
    De vous ma faux se languit. De vous en tranche
    Le sablier dissout le temps tant file l’heure.

    Et la potence tend la main comme une sœur
    Et l’important étant demain que je ne meurs
    Ni de mon plein gré, ni de vos manigances
    Car la mort vient à point à qui mal y pense

    A tors ou à raison, se suivent en cadence
    Chérubins et moribonds se moquant de vous,
    Carnes sans visage, raidies de bout en bout
    Votre âme en voyage vous fait figure d’absence
    Antonio Giuseppe Satta

  • 3)
    C’est quand je suis parcouru d’une grande exubérance que je m’exprime, que j’ose m’exprimer puis... quand le vide s’approche comme un trou noir, une spirale infernale qui m’invite sournoisement à pénétrer dans la ronde, je n’existe plus, j’en arrive à détester ceux qui me sont chers, j’en arrive à me trouver si hideux du dedans comme du dehors.
    Mais de là à en finir ? Il ne faut pas, trop de travail en cours, de pain sur la planche comme on dit.
    Et les autres ? non c’est cuit je peux pas, puis...
    J’avoue être un peu lâche pour oser mettre fin à ma vie.
    C’est qu’il en faut du courage pour en finir !
    J’ai bien du courage pour un tas d’autres choses comme dire "je vous aime" à une inconnue.
    Non pas à vous ! C’est trop tôt ou trop tard pour vous le dire ! puis vous me faites un peu peur, je vous l’ai dis déjà !
    Aussi...

  • 2)J’ai lu votre commentaire ce matin, alors que j’étais dans mon atelier, penché sur un impost de porte en demie lune pour un baptistère du VIIième siècle et j’ai été à mon tour ému de voir qu’il existe des personnes sur terre qui bien qu’elles ne touchent plus pied, ont quand même les pied sur terre pour faire jaillir une émotion forte.
    j’ai, je crois, toujours été poète ! Sans doute, en est la raison de mon maintien en vie.
    Je portais cet état de fait comme une tache qu’on s’escrime à faire partir en frottant avec des produits pas toujours ou très rarement efficaces.
    C’est très récent que ma poésie sort de moi et se promène de lecteur en lecteur, sans pudeur, sans fausse pudeur, traversant même les continents via la page Gallimard(facebook).

  • 1)
    Chère Isabelle, chère Vous,
    Oui J’ai peur de votre maladie, j’ai aussi peur de vous que de moi-même. Pourquoi ?
    Parce que si je m’écoutais, je partirais tel quel, j’écourterais ma présence en restant perché dans mes rêves et ne plus y descendre.
    Mais hélas, je me dois de rester dans l’espace vital pour accomplir ce qui doit être accompli, poursuivre mes rêves considérés comme insensés par mon entourage proche dont se figure en première loge, ma compagne et notre fille ado....
    Qu’à cela ne tienne !

  • Je connais la réponse, je la pressens !
    C’est une pince qui tient lieu de main chez l’individu !
    C’est un panier de crabe qui le tient en lieu sûr !
    J’ai vu son comportement, la manière de se cacher, stratagème pour ne pas affronter une réalité qui dérange !
    "quoi ? Non seulement j’investis 140€ pour un loisir sachant pertinemment ne recevoir aucun retour sur investissement, et il faudrait en plus que je paie quelqu’un pour m’indiquer ma place ?
    J’ai rien demandé à personnei ! Je suis juste venu(e) pour me détendre, pour me faire voir alors foutez-moi la paix avec votre misérabilisme ! Vous croyez quoi ? Elle est partout la misère ! Trouvez-vous un boulot honnête, je sais pas moi ! Vous n’avez pas de parents,de la famille, personne pour vous aider ?" Durant ces interrogations intérieurs, la gêne évidente et le cœur englué dans une graisse dont seule l’otopsie pourrait révéler la véritable personnalité de l’égoïsme ambiant, durant ce laps de temps disais-je, il est alors inutile de feindre l’empathie du 13 novembre !
    Bas les masques, maudit sois-tu, gens de fortune, je vois bien ton déguisement
    Derrière ta parure
    Derrière lequel de guise, tu mens !
    Qu’est-ce pour toi une pièce même jaune ?
    Tu pourrais s’il le fallait t’arracher le vêtement
    Pour un noble, un notable et te mettre à table le cul devant
    Plutôt de de tendre la main
    Les yeux baissés en regrettant plutôt
    De n’être pas plus généreux.
    Antonio Giuseppe Satta

  • Alors voilà ! Le mal est fait, le chantre de la vie professionnelle se répand comme une traînée de poudre tandis qu’au rang des"pousse toi d’là, tu vois pas qu’tu gènes !" on s’affole au rythme de l’échiquier boursier car ici bas rien n’est plus important que de paraître quite à supplanter l’autre, quite à lui planter un couteau dans le dos.
    Le monde du bâtiment n’en est pas mieux lotis, cher monsieur, hélas !
    C’est ainsi fait, c’est insidieux et c’est toujours les mêmes bassesses qui se reproduisent et se perpétuent de génération en génération.
    Le monde du travail n’est pas le lieu où il est possible de s’épanouir, d’accomplir de grandes choses sans marcher sur la tête de l’autre. Ou alors...
    Se battre parfois contre le système en place.
    S’imposer non par la force mais par la tranquillité d’esprit.
    S’inhiber des autres, de leurs phobies, de leurs ranqueurs, de leurs grands airs comme de leur petitesse d’esprit.
    Et se dire, et de le clamer haut et fort que l’on est désormais... intouchable !

  • Puis le silence... Durant lequel, mille interrogations fusent et jaillissent en un feu multicolore et si fébrile qu’à peine ses lumières éteintes, aucune réponse ne viendra consoler les instants d’égarement.
    Puis le temps... qui ne fait que passer et emporte dans le coffre du balancier l’écho d’une vie si peu commencée, si peu excitante et qui pourtant ne demande que ça, s’ouvrir au monde en bondissant comme pourrait le faire cet écho, de vallée en vallée.
    Puis la renaissance... C’est le temps de rougir, de se trouver ridicule et s’efforcer de croire qu’un moment de honte est bien vite passé.
    C’est en effet ce qui se produit, le champs visuel se fait plus neuf, on se croit sorti(je) d’affaire, rien ni personne ne puisse entraver les chemins devenus praticables. Pas ou plus de cailloux dans la chaussure et l’on s’émeut d’un rien comme d’un tout...
    L’amour peut désormais revenir. Il se fait entendre et cogne déjà au heurtoir du cœur.

  • La vie est bancale à bien des égards !
    J’avais en lisant, les images d’un film muet datant du début du XXème siècle.
    Vous savez ? L’un des films de Charlie Chaplin dans le New York naissant, où les protagonistes ont les vêtements rapiécés et la chaussure ouverte aux quatre vents.
    Une dame si peu coiffée qu’elle en arrive presqu’à s’y habituer tant qu’un miroir ne vienne pas lui rappeler la triste réalité d’un quotidien pas toujours évident et qui pourtant, demeure le seul échappatoire, le seul truc à quoi se rattacher.
    Et l’envie d’en finir qui rode et qui de temps à autre occupe un peu l’esprit quand l’ombre triste au tableau supplante le peu de soleil encore restant.
    Puis-je espérer que nous en sommes loin de ce début XXème ?
    Voilà pour vous et pour Suzanne mes vœux de cette année.
    Antonio Giuseppe Satta

  • 2/2 Il m’aura fallu une trentaine d’années pour m’accepter tel que je suis, poète. Durant tout ce temps, par excès d’orgueil, je me suis caché de tout, des mots, des personnes et de moi-même ! Conscient que l’on ne rattrape pas le temps, pas tout à fait ! Je fait en sorte que mes écrits, même s’ils ne sont pas publié, et ils ne le seront sans doute jamais, n’ayant pas l’esprit mercantile, je fais en sorte qu’ils corroborent avec mon état d’esprit, mon intime conviction ! Une chose est certaine, lorsque je partage mes poèmes et textes, et ils commencent à être assez nombreux, je suis sûre de le faire avec mon cœur, parce qu’une part non négligeable de moi y est issue. C’est comme un sceau, comme une charte que je m’impose, avec une grande sévérité. Quel contraste, tout de même, avoir le cœur et le corps endurci par la vie et chercher la douceur par l’écrit...

  • 1/2Chère Cathy,
    Votre rêverie est votre atelier d’artisan, il vous prend une place prépondérante dans la vie d’artiste que vous êtes... Aménagez lui une place confortable, même de façon immatérielle, elle le vous rendra au centuple. Pas forcément en vous couvrant d’or, pas forcément sur le champ, mais à la longue, à force de remettre le métier sur l’ouvrage.
    Échangez donc cette frustration de ne pas posséder, dépossédez-vous de cela et vous verrez en vous ce que l’esprit recèle de trésors cachés. L’écriture vous anime, c’est très bien ! C’est alors, apportez lui le grain à moudre, celui qui se terrer dans la parcelle pudique, fouillez ce tréfonds comme s’ l s’agissait d’un gisement à exploiter, sans vous soucier de la famille, amis, ou de l’œil critique.

  • Virginie,
    Je vous ai par erreur plus qu’écorché votre prénom ! Je vous prie d’accepter mes excuses.
    Cordialement.

  • Virginie,
    Oui... Il est des douleurs qu’il faille laisser s’exprimer de multiples façons, par l’humour, par l’amour pourquoi pas ! Quant à l’amertume qui vous laisse, non à vous personnellement, mais de façon plus... Générale !
    Quant à avoir une amertume qui se sert bassement des souvenirs pour tremper le présent et le devenir dans un bain d’acide ? Non alors ! Très peu pour moi...
    Quant à disparaître en laissant derrière soi un goût d’inachevé ? Non alors ! Très peu pour moi...
    Mais s’élever un peu plus haut que la bêtise, accroché sur mon aile volante, toucher les cieux, être aspiré par les courants chauds et se méfier des cumulus sombres et menaçants.
    Oui... S’élever là haut, toucher presque les étoiles, converser avec Éole les jours cléments et enfin...
    Redescendre sur terre, me retrouver de concert avec famille, ami(e) d’ici comme d’ailleurs.
    Cordialement.

  • 2/2
    Entendu qu’il fallait taire coûte que coûte les éléments l’incriminant davantage, à savoir, des antécédents pouvant le conduire via la peine plancher aux assises comme le prévoit l’article 222-23 du code pénal :
    "Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.
    Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle."
    Que l’individu soit en pleine possession de ses moyens ou non, ne changeront en rien le fait qu’un viol ait été commis sur votre personne
    Ce qui me semble d’une extraordinaire lucidité, c’est votre capacité à prendre du recul avec la souffrance qui fut la votre et la coucher soir sur blanc.
    Voyez, chère vous, comme le voile se lève, comme ce travail de mémoire produit son effet. Comme votre courage a su faire traduire par les mots et les crier haut et fort ce que le corps s’efforce de taire. Et si cette force pouvait en manière d’exemple nous montrer combien il peut être noble de réapprendre à marcher la tête haute, le coeur meurtri, mais la tête haute... Merci Valérie, vos valeurs sont montre d’exemple.
    Antonio

  • 1/2Chère Vous,
    A-t-on seulement conscience de la misère de l’âme qui rode dans les couches d’une population amoindrie ?
    Plusieurs manquements aux règles élémentaires vous ont fait défaut !
    Celle d’une hiérarchie qui sous couvert d’un service public qui attend de ses travailleuses sociales des chiffres à faire remonter jusqu’aux plafond ministériels.
    Celle des formations tant en interne qu’en externe basée sur une méthode incompatible avec le terrain.
    Celle et la plus indigne, des acteurs de la justice, entendu la personne qui a commis cet acte dont il est inutile de le qualifier d’un euphémisme tant il entrave à la dignité humaine, entendu l’article 122-1 :
    "N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes.
    La personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle de ses actes demeure punissable ; toutefois, la juridiction tient compte de cette circonstance lorsqu’elle détermine la peine et en fixe le régime."..../...

  • Bonjour Virginie,
    Comment en serait-il autrement sur ce site. Oui, il l’est, assurément ! Pardon je suis pris de court... Je reviendrai ! De l’apaisement,dites-vous ? Hum... Oui, avec un mélange de rigueur et de douceur...
    Mes salutations, Valérie...

  • come mai che parla italiano così ! Il vostro fraseggiato è proprio bello, il moi è un dialetto di Monte Sant´Angelo... Si grazie a lei, siamo tutti a posto.
    Auguri di una Pasqua serena e piena di pace. Ulivo sta a significare pace. Auguri sinceri a tutta la famiglia. Ciao ciao...

  • 2/2
    Sa mère en réanimation, j’avais devant moi ce bébé sanguinolent qu’il fallait laver, habiller. Je me retournais vers la Professionnelle de la naissance :

    • Pourquoi, elle pleure, comme ça ? J’eus pour réponse un haussement d’épaule et un sourire bienveillant de compassion.
      En salle d’accouchement, j’avais eu la bonne idée d’enregistrer la voix de sa mère sur un dictaphone à bande magnétique. Je le sortis de la poche de veste, avec des mots rassurants. Je ne sais pas si la petite les comprenait, ces mots... Enfin, moi, ils me mettaient en confiance !
      La voix de sa mère à proximité de son oreille, je pus enfin accomplir sa toute première toilette et lui enfiler ses tous premiers vêtements... Sans avoir appris, j’avais le geste juste, je me sentais le papa maternel. Il arrive encore que ma fille m’appelle -Mapa !
      Alors oui votre vison est juste, elle est vôtre, J’aime beaucoup votre point de vue, la franchise avec laquelle vous fustigez cette sacro sainte vertu sociale qui,sous couvert du dessein intelligent, tend à remettre la femme moderne dans la classification "Mammalia" !
  • 1/2
    J’étais présent pour l’accouchement, sans véritablement savoir comment m’y prendre... Le médecin accoucheur était présent ainsi que le personnel médical, c’était un dimanche ! Ma compagne avait les jambes sur deux sortes de reposoirs. J’étais là, un peu gêné mais là, un peu gauche aussi. Les heures passaient, la poches des eaux étaient vide depuis un temps, déjà...La petite s’était présentée par le siège, rendant sa naissance impossible. La décision de pratiquer une cesarienne fut prise. Le lit occupé par ma compagne roula jusqu’au bloc opératoire, suivi du corps médicale.
    Le temps me semblait interminable, j’attendais dans le couloir avec les deux futures grandes mamans. Nous étions le seize Décembre, et chez nous le soleil disparait assez vite derrières les cimes, encore que ce dimanche, les flocons commençaient leurs manège hivernal.
    Puis... Du couloir vide de visiteurs et de patients, j’entendis un son, un cri, ou plutôt une longue plainte, une interminable plainte !
    J’avais beau sentir que ce son était le sien, voir arriver la sage femme jusqu’à moi, je mis un temps de réaction avant de prendre les choses en main et me dire voilà, j’y suis !

  • Merci Cathy... Mais là n’est pas le propos ! Je souhaite à vous Isabelle, plus que d’apprécier ou de déprécier nos commentaires, une issue apaisante.
    De vivre une situation fâcheuse et délicate à laquelle s’ajoute la complexité de mettre des mots pour sortir de l’isolement est déjà en soi, une grande prouesse.

  • Bonjour et bonsoir Marie,
    J’ai laissé juste la fenêtre entrebâillé, pour ne pas enrhumer mes souvenirs encore présents.
    Un chat de passage est passé par là et c’est un courant d’air qui suivit, emportant au passage comme l’eût fait un voleur, mes plus belles pièces, mes instants de vie, les moins endiablés... Dés lors, je veille comme le gardien du phare pour ne pas oublier ce qui me reste de vie en mémoire.
    Parfois, je me repose. Il advient durant ces instants paisibles qu’une once de doux souvenir m’envahisse en mon entier, et qu’une souvenance apparaisse... Une pièce, un morceau de choix à mon puzzle éclaté vient me mettre en liesse au moins pour la journée entière.
    Quant à se rappeler du plus risible, c’est forcément le moins pénible à dire... Puis faut pas tout dire ! Tout n’est pas racontable, ça pourrait plomber l’ambiance !
    Bien à vous, Marie...

  • Bonjour Marie,
    C’est qu’il m’en fallut du temps de réflexion, d’analyse pour ne pas sombrer dans le pathos.
    Quant à l’égalité des sexes, entendu l’homophobie évidente, il était de mise pour l’ensemble du genre humain de cracher dessus sinon de faire la chasse à l’homosexualité par pur défoulement, ou pour taire un refoulement...
    L’homme est ainsi fait, chère Madame ! Il veut bien fantasmer sur le séant joliment galber d’une femme, assouvir un désir sous couvert de l’érotisme, quitte à payer pour ce faire, sans que jamais le désir réciproque ne soit avoué... De là à penser que maman n’est pas loin, il n’y a qu’un pas.
    Puis, les rapports de force sont omniprésents, une hiérarchie promeut cela, jusqu’au mâle alpha.
    C’est vous dire le gouffre, l’abîme qui sépare encore la femme de la mère.
    Un jour viendra, je devrai à mon tour, m’affirmer dans un monde de femme. Je m’y prépare déjà, vous savez !
    Bien à vous

  • Bonjour Sandra,
    Soyez heureuse d’en posséder, vous voilà en parfaite santé, Docteur ! A en croire Wikipedia, la testostérone est responsable de la perte de cheveux chez l’homme. Tiens, j’ai encore tous les miens ! Bon...
    Quant à bon nombre de ces jeunes militaires, ils étaient sur le point d’atteindre le pic de taux de testostérone, mais n’en n’avaient nulle conscience.
    Quant à savoir écrire, c’est facile d’aligner des mots comme pour parler, raconter la vie quoi ! Qu’il s’agisse d’écrire un fait vécu, les images sont encore présentes, je ne fais que transcrire sur le papier. C’est d’imaginer que je ne sais pas faire ! Non pas que je manque cruellement d’imagination, mais plutôt, mon imagination va et vient, elle est vagabonde, insaisissable , c’est ainsi. Toutefois, je prends vos compliments, plus que de flatter mon ego, ils sont un baume.

  • TU N’ EN REVIENDRAS PAS
    Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
    Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu
    Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
    Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

    Qu’un obus a coupé par le travers en deux
    Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
    Et toi le tatoué l’ancien légionnaire
    Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

    On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
    On glissera le long de la ligne de feu
    Quelque part ça commence à n’être plus du jeu
    Les bonshommes là-bas attendent la relève

    Roule au loin roule train des dernières lueurs
    Les soldats assoupis que ta danse secouent
    Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
    Cela sent le tabac l’haleine la sueur

    Comment vous regarder sans voir vos destinées
    Fiancés de la terre et promis des douleurs
    La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
    Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

    Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
    Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
    Déjà le souvenir de vos amours s’efface
    Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri
    Louis Aragon

  • 2/2
    Quant à la machine à coudre ! Elle me sert juste à reprendre des ourlets, du reprisage pour ma fille et sa mère Et pour moi, je rapièce les jambes de mes pantalons de charpentier, ils ont beau être en moleskine, ils n’en sont pas moins éternels et le prix du largeot m’encourage de les faire durer un peu plus longtemps...
    Pour finir, "Tu n’en reviendra pas" est le titre, dont je vous partage le poème.
    Bien à vous, Madame et merci...

  • 1/2
    Chère Madame,
    En effet, vous parlez bien d’une rage pacifique ! Une rage qui me tient sur pied depuis 68... C’est que la vie me joue des vilains tours, mais bon ! Je ne veux ni m’en plaindre, au risque de tomber dans le larmoiement surfait, ni baisser les bras, au risque d’avoir fait tout ce chemin en vain...
    Seulement dans ce texte, je me suis efforcé de raconter le plus risible, et le reste... Je peux pas, pas là, c’est pas racontable et puis je peux pas tout dire, pas tout en bloc, pas comme çà sans préambule et gratuitement... Puis faut du temps pour écrire ! Moi le temps je l’ai pas ou alors je me le vole par brides.
    Et dans mon gratuitement, n’entendez pas, je vous prie, une somme d’argent ! Puisque ici l’échange et la diversité sont les seuls monnaies qui vaillent, n’est-ce-pas ! Encore que... Dans raconter la vie, avez-vous comme moi rongé votre frein de ne pas parler d’amour ? Une volonté éditoriale, sans doute...
    Vaste programme qu’est l’amour, joies et peine du cœur, amour naissant, silencieux ou désœuvré.

  • Le gabelou
    Peste soit le banquier qui tarde à ne rendre
    Le moindre salaire en profitant d’icelui
    Peste soit il s’accapare à s’y méprendre
    Le piètre tas d’euros si durement acquis

    De qui se fiche-t-on ? Du prix net ou du brut ?
    De guise et de gré, les ventrus et gras doubles
    Déguisés en élites, défilent en eau trouble.
    Se partagent en privé, mon argent et l’ampute

    Et propagent en public, balivernes et louanges,
    Et proposent en eunuque , leur élu, leur ange.
    Il siège glorifié par la voie des urnes,

    Sous le regard envieux du rapace nocturne
    Tant l’impôt va à l’homme qu’enfin accrurent
    La disette et les dettes, charnier en pâture.

    Antonio-Giuseppe Satta
    

  • Au fond... Ce Michel Éry est sans doute le pit bull d’un système politique et financier dont sa tâche est de sécuriser son territoire... Sans lui trouver de circonstance atténuante, il avait sans doute ce talent de briser moralement les personnes sans aucune remise en question. Talent découvert par ses pairs et mi au service de la France, ici l’humain est laissé pour compte, seules les prédispositions comptent quand les enjeux sont importants, le reste c’est de l’anecdote, hélas...

  • Et pourtant... Il m’en fallu du recul et de la relecture, lire et relire... Toujours relire pour comprendre les enjeux , les non-dits, sous entendus, tout ce qui est pensé trop fort et que la peur paralyse pour espérer pouvoir le dire tout haut !
    Cet homme est mort pour rien en somme ! Comment pour rien ? Fustige-t-on ? Il est mort pour la France, allons ! C’est le héros "licencieur", et pour cause, quel étonnement lorsque la mission lui fut attribuée, on le connais ailleurs, on le sait d’autres qualités, l’épitaphe le montre !
    Alors pourquoi lui ? Parce qu’il est sur l’échiquier non pas le roi mais un choix de roi...
    Voyez comme le directeur fut mis aux abris comme pour dire :

    • Écoute Michel ! Nous sommes derrière toi, ainsi que tous les acteurs financiers de la communauté de commune, même Monsieur le Préfet te soutien ! Non, sois en sur, nous leurs enverrons Éry, il fera un très bon liquidateur.. D’ailleurs il n’est pas au courant, pas encore ! Quant aux filles, elles ont fait un boulot formidable, mais maintenant il s’agit d’une affaire d’homme, les responsables politiques auront sans doute verrouillé le projet...
  • Le comble du pervers narcissique, obtenir en guise d’épitaphe les éloges de ceux qui, de son vivant, se sont tus !

  • Ah mais vous... Vous avez su tout garder en vous, tel le jardin d’Éden. Vous avez su laisser vos écrits prendre la poussière du temps, sans même vous y replonger. Comme si la vie vous tirant par le devant ne vous laissait pas la place, pas plus que le temps pour vous asseoir, le temps d’une introspection, au calme, enfin... Pour reprendre vos mots ! Enfin au calme pour faire ce puzzle duquel aucune pièce n’est manquante. Ce puzzle duquel vous en aviez durant tout ce temps imaginé la trame dans ses moindres coutures, à la manière de vos tâches minuscules, le temps d’occuper vos mains sur vos toiles...
    Bien à vous, chère Vous.

  • Madame, chère vous,,
    Ah mais... C’est qu’ils sont encore lisibles les vôtres de cahiers, il sont là, eux ! Et qu’importe l’état végétatif dans lesquels vous les faites ressurgir du passé. Et qu’importe que vous les ayez laissé pour compte, loin des regards indiscrets. Et qu’importe qu’une écriture s’incline vers la gauche comme refusant d’avancer, c’est juste mécanique !
    Le gaucher que je suis, doit faire pivoter le poignet dans le sens horaire pour rendre son écriture à peu près droite, mais voilà... Cela n’empêche ! L’encre bave quand même sur le poignet !
    Quant aux miens de cahiers, ils ont fini noyé, brûlé, mis en pièce au moindre chagrin. Il m’en fallut du temps pour apprivoiser ce truc qui a pris ses appartements dans mon corps et mon âme... Des décennies entières avant de déposer les armes, avant de capituler, avant de faire vœu d’allégeance aux mots...

  • Le vivre ensemble, un investissement humain au présent, sans compter le don de soi, sans considérer l’élan de solidarité comme une épargne qu’un jour tout nous soit restitué.
    J’ai habité une rue, enfant... Les maisons étaient toutes mitoyennes les unes aux autres.
    les pignons étaient orientés une face sur la rue et l’autre sur les jardins. Les murs en délimitaient les limites de propriété. Il n’était pas rare de voir des tessons de bouteille scellés sur les sommets des murs déjà haut... Entre la proximité et la promiscuité, le fossé peut paraître, parfois si facile d’accès, qu’il semble le ru duquel un rien de pluie suffit à l’inonder...

  • Qu’en est-il à ce jour ? La gouvernance est entièrement passée aux griffes de la Caisse d’Allocation familiale, d’où le demandeur doit lui même faire le test pour savoir s’il est en droit d’obtenir une aide dite "sociale" ! Une aide sous réserve qu’il remplisse les conditions requises... Et quand l’aide est acceptée, les déductions successives telles que pensions alimentaire, aide au logement sont soustraites au montant du Revenu de Solidarité Active....
    Avec une politique qui favorise le libéralisme, le fossé se creuse davantage et l’exclusion, dès lors se répend comme un virus, au delà des familles modestes. Nous avons connus les nouveaux riches, désormais nous verrons les nouveaux pauvres.
    Il suffis d’un peu, trois fois rien, la perte du permis à points, un licenciement économique, le suicide d’un membre de la famille victime de harcèlement au travail...
    La bonne nouvelle vient qu’il se produit l’effet contraire. Au lieu se renforcer l’exclusion et la pauvreté, il s’installe des élans d’entraide, de nouvelles formes de cohabitation naissent, les réseaux sociaux alimentent une générosité, les voisins se rapprochent et s’échangent des services via le "Sel", le regroupement familiale refait surface, les banques alimentaires ont suscité des banques indépendantes et sociales...
    La pauvreté n’est pas une fatalité, elle est un état de fait.

  • Une dérive de plus pour le non maintien de l’aide financière en la verrouillant par un procédé judicieux. Le Revenu Minimum d’Insertion avait pour objectif d’assurer au demandeur ses droits pour lui permettre de s’assumer le plus dignement possible. De plus, il pouvait cumuler ces-dits droit avec l’allocation logement et son revenu s’il y avait un retour à l’emploi. Bien sur, le montant du RMI, bien que versé par la CAF était piloté par le Conseil général, avec une équipe solide au service de la personne en difficult... En réelle difficulté, portant en elle d’une part les stigmates d’une désocialisation accrue par l’isolement et d’autre part le combat au quotidien des travailleuses et travailleurs sociales tant sur le terrain qu’au bureau pour tenter de créer une synergie auprès du public en quête, voire en mal d’identité sociale, culturelle tant individuelle que collective.

  • En ma qualité de charpentier menuisier bois, je ne puis que vous encourager de tout cœur. Lancez vous, des manuels d’apprentissage existent. Et c’est en forgeant que l’on devient forgeron...
    Pour les conseils, les professionnels ont ce devoir, de vous aidez à faire le bon choix.
    Quelle merveilleuse idée, avez-vous eu là, chère Madame, il vous faudra vous retrousser les manches, bien sur ! Il vous faudra supporter l’odeur du bâtiment, d’une journée de labeur sur un vêtement de la veille, supporter les conseilleurs et ils sont nombreux... Allez ! Courage, et n’hésitez pas un instant, vous avez la matière première, un bâtis. Vous avez la matière grise, vos années d’étude et chose au dessus de tout, vous avez la motivation.
    Cordialement

  • Qu’il s’agisse de personne âgées dont la descendance peut parfois prendre l’ascendance d’une étrange manière, avec des raisons familiales ambiguës durant plusieurs générations sur le parent démuni. Qu’il s’agisse enfin du handicap dont la venue demeure omniprésente, sans distinction de classe sociale de couleur de peau, d’obédience religieuse ou politique, et bien... Tout ce monde, qui un jour, qui plusieurs jours, des années même ! Tout ce beau monde qui souffre et tend une main comme un appel au secours en baissant les yeux pour détourner le regard d’une gène évidente, tout ce beau monde, moi y compris, nous cheminons sur les routes comme sur les peaux de chagrin au même moment, bon nombre d’entre nous tombe ou met le genou à terre et réapprend à marcher sur les peaux de banane...

  • Quelle noble tâche est la votre, Monsieur. Qu’il s’agisse du pôle enfance jeunesse famille, du pôle adulte ou du public Personne Âgée Personne Handicapée, la mission confiée aux travailleurs (homme et femme) sociaux sous l’égide du Conseil Général, dont il est inutile de rappeler l’importance de participer aux élections de nos conseillers généraux, quelqu’en soit la couleur politique d’ailleurs... Soit ! Cette mission s’articule tant bien que mal, avec d’un côté de la balance, des mesures budgétaires s’amenuisant au fil des ans, un public s’affaiblissant davantage et de l’autre côté, une machinerie monstrueuse qui se vit confier sa gouvernance par le conseil général. Je parle des routes, celles, goudronnées que nous empruntons au quotidien, avec leur cortège de rond point, de passage surélevé, dont la mythique réputation de laborieux cantonnier de grand chemin n’est plus à dépeindre... Le portefeuille des routes prit toute sa place dont nos élus locaux, pas peu fier d’avoir déroulé le tapis rouge à l’ex DDE, que ce qu’il reste d’argent confié aux affaires sociales demeure l’équivalent de disettes qu’il faille utiliser avec parcimonie au détriment de personnes en difficultés. Qu’il s’agissent d’enfance dont je vous laisse imaginer le panel d’outrage qu’elle puisse subir et quelqu’en soit le milieu, d’ailleurs. Qu’il s’agisse d’adulte dont le sort tantôt victime, tantôt préjudiciable n’est à envier pour aucune personne au monde.

  • Le grand voyage
    Il n’est pas de prière ni de chant d’oraison
    Pour sécher les paupières d’où s’échappe un poison
    Le cœur en possède hélas toute une fiole

    Il n’est pas de tristesse plus aigre que l’absence
    Et devoir abdiquer devant tant d’impuissance
    Quand la vie s’efface dès que la mort s’affole

    J’ai beau scruter les cieux, chercher vers l’horizon,
    Implorer mille dieux, invoquer mille raisons,
    J’ai cru te perdre ne voyant plus ton visage
    J’ai cru me perdre comme un ultime présage.

    Quand mon jour viendra où tu porteras le deuil
    J’aurai à mon tour glissé des mots rassurants
    A ton cœur, à ton oreille, toi mon cher parent

    • Tu sais, je n’ai plus froid ! Enlève donc ce linceul...

    Antonio Giuseppe Satta

  • Mais alors... J’aurai toute ma vie, trainé en vain, une frustration, celle d’avoir quitté les bancs du "système solaire" pour reprendre votre expression, trop tôt, beaucoup trop tôt et regretté de n’avoir pas su profiter de l’enseignement pour me hisser hors de ma déroute, jusqu’à l’orbite du savoir.
    Il est vrai qu’un environnement familiale assez chaotique ne peut, d’aucune sorte engendrer un enfant prodige, et même si la nature ne m’a pas doté d’un brillant cerveau pour acquérir un savoir utile pour la société, je pris grand soins d’avoir les yeux grands ouverts pour observer mes semblables, sans condescendance aucune, sans les jalouser de leur réussite sociale...
    Observer le monde tel qu’il est pour me rendre compte à quel point je me dois d’être indifférent à cet énorme fossé façonné par tout ce qui nous sépare, je me dois de l’être, il en va de ma survie, de ma bipedie.
    A défaut de devenir quelqu’un par le biais des études, je suis devenu moi-même par la force des choses...

  • Le bruit des larmes
    J’entends votre cri de rage, il est aussi fort
    Que votre envie, votre courage, que vos efforts
    J’entends que rien de la vie ne vous ménage
    Encore moins dans l’enceinte de votre ménage

    J’entends le cri de vos portes qui se ferment
    Et qui claquent et éttouffent celui de vos pas
    Derrière ce choix cornéllen, bien plus qu’un dilemme
    J’entends rire les enfants ou chuchoter tout bas

    Je crois entendre aussi se froisser sur les murs
    L’ombre de celui qui jadis fut votre armure
    Je crois entendre aussi plus qu’un murmure, un silence

    Vous poignarder comme le ferait une lance
    Je crois entendre aussi le clapotis de la pluie
    A moins que ce ne soient vos larmes qui font ce bruit

    Antonio Giuseppe Satta