Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Serge Berthereau

• Nul n’est obligé à rien. Telle devrait être la devise de tout un chacun sur cette terre. Mais il est des contraintes, des esclavages dont on ne
mesure pas l’étendue en soi, par paresse, par amour de l’esclavage, par habitude de ne le plus sentir, cet esclavage, tellement il est relié à la rétribution - bien
agréable - qui lui a maintes fois succédé. Davantage de rétribution pour davantage d’esclavage. Esclavage, rétribution, à nouveau esclavage, à nouveau rétribution.
Tous deux tellement liés qu’à un moment donné on ne sait plus quand on est dans l’esclavage ou dans la rétribution. Ils sont devenus une seule et unique chose : la vie que l’on mène.


Récit

Je suis cette brume épaisse  

Etre seul dans une maison à la campagne.

Il n’est pas compliqué de vivre. Il suffit de se faire chauffer un café de temps en temps, d’aller faire un tour dehors, de regarder la pluie un peu, de rentrer à nouveau, préparer la soupe pour le soir, boire une bière éventuellement, et voilà, le tour est joué.

Publication : 16 septembre 2014

Durée de lecture : 19 mn

Nombre de mots : 3890

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