Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Christine Lapostolle

Depuis 2006, j’ai ouvert moi-même un site - http://www.christinelapostolle.fr/ - sur lequel je dépose les descriptions que des personnes que je connais ou que je ne connais pas acceptent de faire de la manière dont elles occupent leur temps.


Récits

J’ai horreur de la poussière  

Christine dresse le portrait de Marylou, une femme qui aime ses deux métiers : femme de ménage et auxiliaire de vie. Elle décrit ici ses gestes, ses rituels de travail mais aussi les habitudes et exigences de ses clients et des personnes dont elle s’occupe, de jour comme de nuit.

Chaque maison est importante. Une sorte de patrimoine que je maintiens en vie. Comme si c’était une personne centenaire.

Publication : 27 janvier 2014

Durée de lecture : 13 mn

Nombre de mots : 2730

Remplir le temps  

Arthur, la cinquantaine, n’est ni retraité, ni chômeur. Un jour, il a découvert la littérature ; consacrer sa vie à la lecture lui est alors apparu comme une nécessité.

Je ne veux pas sortir de mon ordinaire. Je n’aime pas l’extraordinaire. Je n’en ai pas besoin. J’aime ce qui est répétitif. Ce répétitif, je le vis sans intention de le construire. Il s’est construit de lui-même tout doucement.

Publication : 11 février 2014

Durée de lecture : 17 mn

Nombre de mots : 3450

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Merci de vos commentaires, que j’ai transmis à l’intéressée.
    En fait Marylou a rencontré il y a quelque temps un homme, un agriculteur, avec qui elle est parti vivre dans les Monts d’Arrée, une région belle et austère au coeur du finistère - je crois qu’elle a arrêté de faire des ménages.
    Vos réactions lui feront d’autant plus plaisir, je pense, que quand nous avions travaillé à sa description, c’est-à- dire quand je lui avais remis par écrit ses propos enregistrés puis transcrits, elle avait été très troublée de cet effet de miroir. Elle m’avait dit, alors que je n’avais ajouté aucun mot à ses mots à elle, qu’elle "ne se voyait pas comme ça". Et nous avions dû longuement retravaillé ensemble pour que le texte lui convienne...

  • Rassurez-vous, Arthur est bien réel ! Il est cet après-midi aux côtés de la descriptrice.
    "J’ai recommencé le jardinage cette semaine, après les tempêtes.
    Pour paraphraser Jacques Lacan : la réalité ce n’est pas quand on se cogne, c’est quand on cogne la terre pour y planter ses pommes de terre.

    Arthur - toujours entre épluchures et littérature "

    Merci de vos commentaires et à une prochaine fois au hasard des promenades...