Le travail
raconté par ceux qui le vivent
|

Christophe Petot

Bonnes lectures...


Récits

Ligne 11  

Christophe Petot nous relate son quotidien : il est conducteur de métro sur la ligne 11, à Paris. Ouvrez les yeux, Parisiens, vous le rencontrerez peut-être entre les stations Châtelet et Mairie des Lilas. Il vous transporte tous les jours, dans les tunnels souterrains.

Assis sur le siège, je suis ballotté, secoué par les soubresauts du train monté sur d’énormes pneumatiques qui suivent le tracé sinueux de la voie.

Ma journée de travail se décompose en nombre de tours que je décompte.

Ecoutez Christophe Petot en direct de sa cabine, dans l’émission Vacarme sur RTS.

Retrouvez le portrait de Christophe Petot sur le blog Premiers métros.

Portrait de Christophe Petot dans La Croix :

Publication dans La Nouvelle Vie Ouvrière :

Publication : 15 janvier 2014

Durée de lecture : 8 mn

Nombre de mots : 1660

Nous sommes étudiants  

Christophe, conducteur de métro à Paris, recueille les témoignages de ceux qui, comme lui, décident de commencer à étudier ou de reprendre leurs études.

Ce défi était l’épreuve de rattrapage d’une vie qui m’ennuyait. J’avais besoin de montrer ce dont j’étais capable, pour moi et pour les autres.

Publication : 12 mars 2014

Durée de lecture : 22 mn

Nombre de mots : 4430

Patricia, agent des gares  

Le portrait d’une agent des gares.

Elle ressemble à une embarcation, non pas à une frêle barque, mais à un chalutier massif qui traîne avec peine un lourd chalut.

Publication : 19 mai 2014

Durée de lecture : 36 mn

Nombre de mots : 7370

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Quel beau texte ! Dans la simplicité, vous dressez un portrait touchant de votre mère entre deux mondes. Le texte est court, le style juste et épuré. Superbe.

  • Je suis ému par votre texte aux accents lyriques sur un sujet grave. Je ne parlerai pas de la forme si aboutie au style baroque mais de son contenu qui réussit, en évoquant le cas particulier de la disparition de votre frère, à rejoindre l’universel.
    Mais il y a une autre raison qui me fait aimer ce récit. Il me renvoie l’image de ma propre histoire présente. Des racines culturelles et familiales différentes de votre parcours, mais qui ne changent pas fondamentalement la manière de faire face à la maladie, à la mort. Je sens à la lecture de ce texte que vous êtes allée jusqu’au bout de votre deuil.
    La force de vos mots en est la preuve évidente.

  • Superbe récit, à la fois nostalgique et plein d’humour. On savoure les premiers pas de cette maîtresse d’école dans ce petit village jurassien. Les jeunes enseignants, on dit professeurs d’école maintenant, apprécieront les décalages existants entre aujourd’hui et hier. Les plus anciens se rappelleront leurs débuts dans un environnement rural qui lui aussi a beaucoup évolué. Allez, vous reprendrez bien une petite madeleine !!!

    Encore bravo Colette Mongellaz pour votre style et pour ces réminiscences jubilatoires.

  • Jaffar
    votre parcours est exemplaire , votre texte en témoigne ! Votre courage, votre intelligence et votre finesse d’analyse sont autant de qualités qui vous ont permis de traverser cette période agitée , ce temps où vous vous êtes construit dans l’adversité contre les difficultés sociales, familiales et culturelles.
    Ce qui est particulier et passionnant dans votre parcours c’est en effet l’environnement social que vous décrivez dans cette période de radicalisation des croyances religieuses. Vivre son homosexualité pour un adolescent est souvent tellement compliqué, si l’on y ajoute le poids des traditions, de la religion et des stéréotypes sociaux, on comprend pourquoi il y a encore tant de suicides parmi cette population fragilisée. Vous avez choisi de vous battre. Et vous le racontez merveilleusement bien dans votre texte. Bravo.

  • Vous ai lu sur Rue 89,, comment dire ? votre style est si particulier, inégalable, j’aimerais avoir votre talent et votre humour mais surtout votre talent ! Vraiment génial ce que vous écrivez dans la forme et dans le fond,, c’est bon comme une biscotte avec du beurre demi-sel !! merci

  • Beau texte qui parle de mémoire. ON lit entre les lignes aussi, les non-dits, les arrangements avec le passé.
    J’espère que vous nous raconterez la suite. Votre vie d’adulte et ce que vous suggérez de votre marginalité. Merci.

  • Ce texte et les dessins présentés ici donnent furieusement envie de découvrir votre installation. Je suppose l’émotion lors de cette présentation au public alsacien, immense. On en a juste une petite idée ici.
    Mis à part votre talent et votre créativité d’artiste/plasticienne, vous avez également un incroyable don pour l’écriture.
    Votre texte semble tout droit sorti de la tête d’une écrivaine confirmée. C’est beau, précis, poétique et je comprends mieux en vous lisant ce long processus qu’est la création.
    On peut prendre différentes sortes de plaisir à lire les textes qui sont publiés ici. On peut apprécier l’humour, l’émotion, les efforts et le travail fournis, le contenu sociologique. Mais on a rarement tout à la fois. Dès les premières lignes, j’ai su que le votre faisait exception. La lecture de votre récit est un pur bonheur tant par le contenu que par la forme. Un bijou qui brille et irradie.

  •  ! une histoire exemplaire, brève, drôle, au style maîtrisé, qui n’est pas dénuée d’une certaine morale, comme une fable moderne.
    En vous lisant on imagine parfaitement la scène qui devient du coup très cinématographique.
    C’est léger et profond à la fois. Bravo.

  • Beau texte dont l’humour au second degré laisse place à de nombreux sourires !!
    bravo !

  • Ce que vous faites en écrivant ce texte est un beau travail sur la mémoire familiale. En cette période de la Toussaint, j’imagine que sa publication n’est pas un hasard. Vous vous inscrivez dans une filiation en parlant de vos grands-parents et de vos enfants. La mort de nos proches nous rappelle à notre propre mort. Se souvenir s’est s’inscrire dans une volonté de conjurer l’angoisse de mourir. J’imagine que vous saurez transmettre à vos fils la mémoire familiale, celle que vous ont transmis vos grands-parents. Vous n’oubliez pas d’évoquer votre parcours autobiographique. Tous ces éléments en font un texte très personnel et émouvant.
    Merci.

  • Merci pour votre témoignage. Des personnes, comme vous , qui se lèvent à l’aube , j’en vois beaucoup sur les quais du métro. Cela commence même parfois dans les bus de nuit. Je me demande où elles vont si tôt le matin, en particulier toutes ces femmes. Je connais une partie de la réponse maintenant en vous lisant. Bon courage.

  • C’est bouleversant !Écrit avec beaucoup de retenue. Je n’en dirai pas plus tant l’émotion est grande.

  • Je découvre ce texte en flânant sur le site..pas mécontent de trouver cette perle. C’est dit avec tellement d’humour qu’on en oublierait presque l’amertume du message sous-jacent. Je ne sais plus qui a dit, écrire c’est mettre de la profondeur à la surface. C’est ce que vous faites,,admirablement. Bravo.

  • Cela m’a l’air d’être vraiment, vraiment passionnant !! à lire cet extrait , je suis preneur de ce qui va suivre !
    Un excellent sujet servi de l’intérieur par les acteurs/actrices de la grande mécanique judiciaire..

  • Je suis très heureux de constater que le site RLV publie ce type de témoignage. J’espère qu’il donnera le courage à d’autres de parler de leurs activités en marge de la société. À quand le témoignage d’un prostitué masculin ?
    Merci Kasia d’avoir oser en parler.

  • C’est vif, intéressant, rapide.. On vous suit facilement dans votre travail dans les cuisines d’un traiteur de luxe à Paris. J’admire ce que vous faites et ris aux contrastes que vous décrivez entre travail et vie privée. Merci à Julien, de Premiers Métros de nous permettre de vous rencontrer..

  • Cher Philippe et Paralettre
    merci pour vos compliments,, j’en suis très touché !
    Il n’ y a , Philippe, pas de livre, juste des textes publiés sur ce site et quelques éditions papier réservés aux professionnels de l’écriture.
    Bonne journée/
    CP

  • Parfait Nicolas cet outing textuel sur le site. J’ attendais de pouvoir y lire aussi ce genre de récit. Ce qui nous ramène à une France que l’on pensait ouverte et généreuse en matière de mœurs mais que le débat sur le mariage pour tous a démenti. Votre histoire personnelle ressemble à bien d’autres. Il faut un certain courage pour oser l’écrire et le publier ici. C’est tout à l’honneur de R L V que de vous y faire un place. Et c’est très bien écrit jeune homme. Bravo.

  • Chère Catherine
    je découvre par hasard, en flânant sur le site, ton texte. Je suis très heureux qu’après toutes ces années, tu aies trouvé les mots pour revenir sur cet épisode douloureux de ta vie. Avec beaucoup de pudeur, tu fais remonter l’émotion qui était la tienne alors et que tu sais nous transmettre. Bien entendu, tes mots me renvoient à ma propre angoisse de perdre un de mes parents. Je sais que j’en serai dévasté. Nous étions inscrits dans le même cursus universitaire lorsque tu as vécu la disparition de ta maman, mais c’est après plusieurs années que j’en lis le récit. C’est aussi dû à la magie de Raconterlavie.fr que de mettre en résonance les histoires intimes restées tues de ceux et celles que l’on croit connaître. Merci à toi.

  • Enfin de la poésie,, slam ou quelque soit le terme pour désigner vos écrits ; cela nous change des textes narratifs. J’espère qu’il y en aura d’autres. C’est surprenant et très beau. Bravo

  • On aimerait vous suivre dans vos premières expériences professionnelles…Tenez nous au courant en produisant des textes aussi intéressants que celui-ci.
    Le meilleur pour vous...

  • Bravo Kahina…superbe témoignage, absolument maîtrisé ( un étudiante es Lettres) qui mène son récit sans temps mort . Je viens de lire "sur le quai de Ouistréham" de Florence Aubenas auquel votre texte me fait penser.
    Vous avez du talent.
    merci

  • J’adore votre travail,, un exemple d’écriture pour moi ! Sans parler du récit, de la forme, du contenu qui sont passionnant. Qui pourrait très bien servir de support de réflexion, dans une classe de Français langue étrangère par exemple, concernant les différences culturelles , les stéréotypes. On en redemande...

  • Quel texte ! Il faut tout votre talent pour décrire la terrible destruction de votre couple, de votre famille ravagée par l’alcoolisme de votre époux , du père de vos enfants. Le thème est souvent traité dans la littérature, au cinéma, dans des récits de vie. Ce qui fait la différence ici ce sont vos mots qui décrivent avec tant de cohérence, de l’intérieur, les souffrances, les longues années de peine et de douleur. Avec beaucoup de pudeur et de retenue, vous nous faites pénétrer au coeur d’un tempête qui jamais ne cesse. Là où même l’amour n’est pas assez fort pour sauver de cette maladie celui que vous aimez. On sent que vous avez mis toutes vos tripes dans l’écriture de cette descente aux enfers. J’espère que la publication sur ce site de ce texte magnifique aura permis de vous décharger puis de vous libérer d’un poids qui doit entraver jusqu’à aujourd’hui encore, votre vie et peut-être vous empêcher d’avancer.
    Merci.

  • EXquis et drôle , ça fait vraiment du bien ce regard ironique sur sa condition de jeune vieux ,,une sorte de "Bal de têtes" à la Marcel Proust chez les Hélvètes.

  • Vous avez raison de citer Jour de Fête ( 2CV) car en le lisant on sent un côté Jacques Tati dans votre texte. C’est léger, amusant comme une bulle de Crémant.

  • Formidable. Votre texte est passionnant de bout en bout. Et très bien écrit.
    Au dessus des "ça" et des "j’existe" le chef de secteur pourrait être le "je suis" !!
    Comme le dit Pauline Miel, il offre une analyse lucide sur le monde du travail de centaines de milliers d’employés de ces grandes surfaces. Un éclairage différent au texte d’Annie Ernaux dans "Regarde les lumières mon amour".

  • Oui, vous avez raison,"sans psychologie" mérite un commentaire. Le style direct, percutant, ne décrit pas ce que vous ressentez, n’analyse pas les circonvolutions de votre pensée , de vos émotions et de vos sentiments. Le pire aurait été d’être politiquement correct en présentant cette personne avec compassion et pathos. Et c’est très bien. Vous le montrez avec son mauvais caractère. Cela ne fait que le rendre plus humain. Ce type me fait penser à certains personnages des romans d’un auteur américain Harry Crews. L’avez-vous déjà lu ? Dans tous ces livres, il y a des personnages à la marge, un peu monstrueux, difformes mais qu’il ne traite jamais par le mépris et dont il révèle toujours leur part d’humanité.
    La malédiction du Gitan
    Cars
    La foire aux serpents
    Body
    Alors effectivement, dans la production des textes du site, votre texte est très original, du coup. Abrupt. Mais j’aime beaucoup.

  • J’ai appris un mot en lisant votre texte : ’coturne’ dont j’ai cherché la définition sur wikipédia !
    En lisant votre texte, à l’écriture blanche, sans fioritures, j’ai pensé à certains auteurs japonais. C’est direct et sans psychologie. Sec. Plutôt étonnant.

  • Très instructif, en plus d’être bien écrit, mais là, c’est votre domaine, l’écriture. Et ça se voit. J’ignorais que la Sorbonne Nouvelle proposait ce type de formation passionnante. Cela donne envie. Sans parler de votre activité auprès de votre maison d’édition. Voilà ce qui manque finalement à chaque personne qui écrit en "amateur", des histoires, des nouvelles. Un regard extérieur qui permet de progresser dans son écriture. Car comme vous le dites si bien, l’écriture, ça s’apprend. Avez-vous un site web où je pourrais découvrir votre maison d’édition ? Éventuellement vous contacter.
    Bien cordialement.
    Christophe

  • Ce que vous faites dans ce texte est très difficile. Cela se mesure au style bien sûr, à la forme que prend votre journal à bord de cet Hepad.Vous avez choisi un ton résolument distancié. Derrière votre humour se donnent à voir de vraies personnes. Mais pas de pathos, rien de tragique. Tout est perceptible cependant, tout se lit à travers les mots : la maladie, la mort. Il y a également une sorte de joie qui vient colorer votre propos ; car c’est de la vie qu’il s’agit aussi, même diminuée. La facilité aurait été de rendre ces vieux tragiquement morbides. Vous avez choisi tout le contraire et c’est superbe. Bravo.

  • J’aime beaucoup votre texte. Sur la pauvreté et la richesse Sénèque, dans ces Lettres à Lucilius, écrivait :

    " Entre plusieurs textes que j’ai lus, j’attrape quelques citations. Voici celle d’aujourd’hui que j’ai trouvée chez Epicure (...) : "C’est une chose honorable, dit-il, qu’une pauvreté joyeuse".
    En vérité, elle n’est pas pauvreté si elle est joyeuse ; ce n’est pas celui qui a peu mais celui qui désire plus, qui est pauvre. Qu’importe, en effet, combien d’or gît dans ces coffres, combien de blé dans ses greniers, combien d’animaux il a au pâturage, ou d’argent placé, s’il convoite le bien d’autrui, s’il compte non ce qu’il a acquis mais ce qu’il doit acquérir ? Tu demandes quelle est la mesure de la richesse ? La première, posséder ce qui est nécessaire ; la deuxième, ce qui est suffisant. Porte toi bien. "

    Sénèque , Lettres à Lucilius. GF Flammarion

  • Je découvre votre texte ! j’aime votre écriture directe, parfaitement maîtrisée qui s’attache à décrire avec force détails votre travail dans la rue. Vue de l’intérieur en quelque sorte, raconté de manière journalistique... et je constate que les rapports de classe, sociaux nous condamnent quoi que l’on fasse à n’être que des stéréotypes. Votre tentative de justification est touchante. Comme si vous étiez, de manière inconsciente, responsable du racisme dont on vous accuse. Et vous avez alors compris ce que c’était d’être stigmatisé pour la seule raison d’être blanche. Cette "agression" agit comme un miroir qui vous a fait comprendre la souffrance que la société engendre sur les individus stigmatisés pour leur couleur de peau, leur religion, leur sexualité. Vous en avez fait l’expérience en quelque sorte de manière intime et non plus de manière théorique. Je comprends que cela vous ait autant affecté. On le serait à moins.

  • Pourquoi n’avez-vous pas choisi la couleur "rose" pour la couverture de votre récit sur ce site ? Je plaisante,,, excellentissime ce texte qui conduit à s’interroger avec vous de manière si intelligente sur l’éducation apportée aux enfants et les stéréotypes . Merci

  • Michel
    ce que vous racontez dans votre récit est un cas d’école, vraiment ! un scénario de "placardisation" bien au point et qui a déjà été analysé. Or ce texte est bien plus qu’un rapport sociologique sur le monde du travail. On sent les terribles conséquences psychologiques et physiologiques qu’une telle mise à l’écart entraîne. On sent les larmes, l’abattement et la colère. Les détails que vous donnez sur les dérives managériales ainsi que sur votre emploi du temps qui se vide en disent long sur le désespoir qu’ils induisent. Votre nouveau statut de pré-retraité a t-il mis fin à vos souffrances ? Comment vivez-vous cette nouvelle période de votre vie ? Le fait d’avoir pu raconter dans ce récit cette lente agonie a t-il permis que vous vous engagiez sur des projets nouveaux et que vous envisagiez l’avenir de manière plus sereine ?

  • A.Ernaux s’engage sur une voie plus politique avec ce texte. Non qu’il dénonce violemment, ce n’est pas un manifeste, mais la description "impressioniste" qu’elle dresse de cet hyper Auchan a de quoi nous interroger sur la société qui s’’est construit durant ces cinquante dernières années. L’hyper en est le révélateur en quelque sorte. Il ne s’agit pas d’une enquête journalistique, ni d’une étude sociologique universitaire, c’est plus et mieux que cela. A.Ernaux n’est pas dans le centre commercial de Cergy de manière fortuite. Elle le fréquente depuis plusieurs décennies. Et elle prend le temps d’observer, de "voir pour écrire, pour voir autrement". Cette distance qu’elle prend pour observer, engage chacun d’entre nous à regarder mieux ces lieux que sont les super/hypermarchés et que l’on peut étendre à d’autres lieux du quotidien. La forme prise par ce récit (Journal) épouse admirablement l’énoncé de cet état des lieux de la consommation de masse. J’aime particulièrement l’incipit qui précède l’éphéméride, d’une grande perfection littéraire. C’est un acte politique, aussi, me semble t-il, de publier dans cette petite collection du Seuil qui démarre à peine. À lire sans tarder.

  • Grand texte d’Annie Ernaux,, je le trouve magnifique..."Parce que voir pour écrire, c’est voir autrement" (A.Ernaux)

  • Savoureux récit, bravo !!! mis en valeur par de belles illustrations ; ; ; ça change des récits qui donnent le blues !!

  • Comme une belle nouvelle, dialoguée, construite comme une fiction dans laquelle chante la nostalgie du temps passé ! L’avez-vous inventée ? Ce personnage de vieil homme existe t-il vraiment ? C’est très beau !!

  • Bravo CHLOÉ,
    manger du macadam, avaler les kilomètres, digérer les fractionnés, pendant des années j’étais comme vous, des marathons, mais pas d’ultras, des levers à l’aurore pour une séance d’entrainement, dans la neige parfois,, jusqu’au jour où...tendinites achiléennes chroniques, il faut se résoudre à ralentir, courir moins sur des surfaces meubles,, puis arrêter la mort dans l’âme,,, déprime !
    bye bye mes sorties dans les sous-bois du Jura ou le long du canal Saint Martin à Paris, dans les allées des Buttes-Chaumont ! au soleil ou sous la pluie...la tenue les baskettes au placard ;
    J’ai acheté un maillot de bain et une paire de palmes,, un abonnement à la piscine et le plaisir de faire du sport est revenu, des longueurs et des longueurs dans un liquide tout doux pour les articulations et pour les muscles.
    Continuez tant que vous pouvez,, c’est si bon pour le moral !

  • En tout cas un beau portrait, mystérieux qui mine de rien, nous interroge sur notre propre rapport au temps qui est la question fondamentale de toute vie. Texte atypique. Mais comment j’aimerais savoir comment il s’est imposé à son auteure ? Le texte commence par "il" puis passe au "je" pose la question de la voix narrative ? Est-ce une fiction ? Arthur est-il réel ? Il y a une dimension étrange dans ces lignes...

  • Ahh vos souvenirs en font ressurgir d’autres,,, qui tirent des liens vers la Bretagne, pour moi aussi pendant les années 80 ! J’étais animateur dans une centre de classes transplantées dans le Morbihan, et avec les élèves, tous du Jura , pour chaque séjour, nous allions à Lorient visiter le port de pêche, la criée, et un gros chalutier. J’en garde un souvenir merveilleux et un amour absolu pour la Bretagne, les îles du Ponant et l’air vif de l’Atlantique.
    Merci !!!!

  • Cette nouvelle/récit m’a arraché des larmes. Je dis récit parce que vous écrivez sur une personne, me semble t-il, qui existe vraiment. Je sens qu’il ne s’agit pas là d’une fiction. Que vous ne pouvez pas inventer. Je connais, pour l’avoir moi-même vécu avec ma mère, le parcours que vous décrivez. Que tant d’autres connaissent. Je ne m’appesantis pas. C’est bouleversant.
    Merci d’avoir trouvé les mots dans un style si particulier pour le raconter.

  • et vous êtes un sacré conteur !! je file sur votre site...merci à vous René !

  • Pour quelqu’un qui parle des oiseaux de nuit, c’est un chouette texte !

  • C’est fantastique de voir les photos après avoir lu votre texte ; merci !! Ça fait vibrer mon âme savoyarde ( Crêt-Volland, Col des Aravis).

  • Dommage qu’il n’ y ait pas quelques photos pour illustrer votre beau texte ! Ça me rappelle, toute proportion gardée, des souvenirs entre Jura et Bretagne, entre hiver et été, entre neige et mer ; j’étais saisonnier en tant qu’animateur dans des centre de "classes transplantées" ou des colonies de vacances ; 10 ans de ma vie. Votre histoire de pionniers des colos à l’ancienne sent la nostalgie, à la sortie de la guerre jusque dans les années Soixante-dix ! Que d’énergie il a fallu trouver pour mener à bien tout ce projet. On retrouve l’esprit de 1936 et des premiers congés payés. Cela me va droit au coeur. Merci.

  • Cela pourrait être un monologue intérieur, si ce n’était l’emploi du pronom personnel ELLE. Façon de mettre de la distance entre la réalité et soi. Comme si l’on était spectateur d’ un petit théâtre du quotidien dans les transports en commun. Cela donne encore plus de force à ce texte dans lequel chacun pourra s’identifier à cette usagère du RER. Bravo.

  • Ce parcours sportif et social des déclassés , je l’ai souvent fait, du côté du bassin de la Villette le long du canal avant de renoncer pour des raisons d’ordre physiques ! Bien observé....et joliment écrit..

  • L’ironie lorsqu’elle est maniée avec talent est un comme un bonbon acidulé….Très drôle,,,bravo !

  • Le coca dans la piscine c’est la version "soft" du pipi dans la piscine … texte plein d’humour !

  • Magnifique prose poétique qui me rappelle qu’un texte se travaille comme un objet d’art, que l’inspiration seule ne suffit pas et qu’il faut souvent beaucoup de temps et de patience pour lui donner la forme désirée. Votre texte est à la frontière entre texte narratif et poésie , ce qui lui donne une dimension presque fantastique tant les portraits que vous y dessinez appartiennent à un univers décalé et pourtant si proche de nous. Merci de m’avoir invité à le lire.
    Et bravo pour votre parcours sinueux entre travail et reprise d’études ; pour en avoir emprunté un similaire, je sais à quel point cela a du être exaltant et requérir énormément d’énergie.

  • Merci à toutes et à tous pour vos commentaires qui me touchent beaucoup. Pourquoi avoir écrit ce texte ? Pour l’expliquer je dois remonter le temps de quelques années. J’ai repris des études à l’âge de 45 ans à l’Université Paris III Sorbonne Nouvelle en télé-enseignement de Lettres Modernes. Tous les ans la fac organise pour tous les étudiants qui souhaitent y participer un concours de nouvelles à partir d’un mot qui leur est soumis. Cette année là le mot choisi fut "Occupation". Tout naturellement je suis parti sur un thème que je connais bien et qui est mon "occupation professionnelle" comme conducteur de métro sur la ligne 11. La fac exige dans le cursus un grand nombre de devoirs académiques, des textes sur lesquels disserter, à commenter, sans parler des multiples travaux d’analyses linguistiques, qu’il faut soigner. L’amour de la littérature et ces travaux d’écriture m’ont donné un jour l’envie de me frotter à la rédaction plus personnelle d’une histoire "à base de vécu". Je me suis donc lancé dans l’aventure. On retrouve dans ce texte des références littéraires qui témoignent des lectures que je faisais alors ( Claude Simon, Proust, Chrétien de Troyes, Lewis Caroll etc.). De là, après le cursus, il reste toujours le plaisir de lire et le désir d’écrire tout en se perfectionnant dans les techniques d’écriture d’où ma participation à un atelier d’écriture.

  • Le ton journalistique , sans pathos, tranche fortement sur le portrait en creux dessiné de Madame A. La puissance du propos n’en est que plus forte. Le narrateur/spectateur n’est cependant pas dénué de parti-pris lorsqu’il fait apparaître ses commentaires subjectifs à certains endroits du texte et qui laisse surgir son empathie pour cette Madame A. Il ne faudrait cependant pas grand chose pour en rire ; la limite est fragile entre ironie et respect, entre rire et émotion. J’aime beaucoup.