Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Corinne Grenier

Professeur chercheur (santé et sciences sociales).

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Ses derniers commentaires

  • bonjour
    nous publierons un guide pour cette date de mi 2016. Nous sommes situées à Marseille et cette expérimentation est conduite par le GCS PGAM : le réseau gérontologique de Marseille
    corinne

  • bonjour
    merci pour ces informations complémentaires... Et autre point intéressant : la très faible reconnaissance de la profession d’intervenants à domicile (par la société, les bénéficiaires, mais aussi les politiques publiques qui avec un paiement à l’heure ne permet pas de se former...). j’accompagne un réseau gérontologique qui en partenariat avec un pôle dédié aux services à domicile, mais aussi la CARSAT, le Département etc... menons une expérimentation de repérage de la fragilisation de la personne âgée à domicile par les intervenants. Une manière aussi de valoriser leur rôle et de l’enrichir... fin de l’expérimentation et recommandations / communication pour diffuser : vers juin mai / 2016. Espérons donc que cette petite pierre apportera quelque chose
    Corinne

  • Bonjour Babeth,
    Merci pour votre récit tout en nuance et d’avoir si bien posé le problème. Car oublions la question de me Grandchef et venons-en à l’autre facette inacceptable de cette histoire : que font les services de l’APA du conseil général ? Ceux du CCAS ? Ou d’un CLIC ? Et s’il existe, un réseau gérontologique ? Car si nous pouvons accepter la politique en faveur du maintien à domicile des personnes âgées, faut il que celles-ci, leurs aidants, les intervenants au domicile…. soient suivis, soutenus… et la situation de la personne correctement évaluée. Trop de défaillances de certains services sociaux, trop de diminutions des aides publiques…. nuisent à la qualité du maintien à domicile, pour la personne âgée et le professionnel (comme Babeth) qui s’épuise. Pas assez d’heures ? Oui bien sûr… Mais surtout pas assez de responsabilités partagées et de coordination entre ces acteurs publics et les services à domicile. Il n’est pas normal que, dans la situation décrite tant le médecin traitant, les soins infirmiers ou encore un CCAS semblent avoir déserté ! Les services sociaux du Conseil général doivent etre investis d’une mission d’intervention en cas de signalement de situations complexes, et tout un chacun investi d’une fonction doit pouvoir faire un tel signalement.
    Courage à vous Babeth, et avec tant d’amour que vous nous faites voir, votre bébé à venir sera un beau petit ! Corinne G.

  • Bonjour
    Merci pour le courage de ce témoignage... Mais je suis d’accord avec un précédent commentaire que les modes de prise en charge en ehpad se professionnalisent en termes de qualité. Comment cependant promouvoir une rénovation de ces prises en charge ? Au delà de la réglementation utile sur la qualité et la professionnalisation des équipes, Il faut porter une critique au trop fort encadrement institutionnel (réglementation excessive et parfois absurde, procédures des appels a projet...) qui contraint les modes de vie et de prise en charge des personnes âgées en ehpad, et bride l’initiative des directeurs. Je reste persuadée que même dans ce contexte, les innovations et les initiatives entrepreneuriales restent possibles. Le secteur du médico-social ne doit pas oublier ce qui le constitue fondamentalement : le principe de Personnalisation de la prise en charge. Pour cela, quelques pistes : être initiateur sur chaque territoire de parcours gradués de soin entre domicile, accueil d’aide et de répit, logement collectif puis ehpad en cas de forte dépendance ; promouvoir des solutions d’hébergement ouverts sur l’extérieur, agir au sein de collectifs d’acteur pour innover localement...

  • Bravo pour votre témoignage car au delà de ces groupes qu’on appelle secte ou ceux qui se refusent d’être ainsi dénommés (les T. de J. par ex) ils fonctionnent tous de la même manière. C’est un combat républicain qu’on doit mener a tout moment que de lutter contre ces "mises en cage". Et pourtant ce combat n’est plus guère visible et audible : point d’information, faible écoute, quasi absence dans les médias ; peut être parce qu’il s’agit d’un phénomène complexe et insidieux.... et que le fonctionnement de beaucoup de medias empêche de les relater. Et pourtant ces sectes savent elles toujours autant aller à la rencontre des personnes en perte de repère ou de sens ; et par ex. je les vois régulièrement (ou leurs flyers, questionnaires et autres supports de présentation) autour des universités, ces lieux où les études qu’on mène sont de moins en moins porteuses d’espoir d’emploi ou de vie qu’on aimerait choisir.... ou encore qui ont envahi la formation pour adultes. A quand des actions publiques pour lutter contre le phénomène sectaire ? A quand des espaces d’écoute et d’aide ?

  • Bonsoir
    Triste histoire : critères sexistes, critères dits académiques flous, processus de recrutement qu’on ne comprend pas toujours... Mais est-ce si différent de nos jours ? Pour nos jeunes doctorants c’est désormais la "course" à la publication durant les années de doctorat.... et des bruits qui courent, dont je suis toujours étonnée quand je discute avec mes doctorants : deux articles dans des revues classées 2 ou 3 CNRS, et bien sur plutôt dans des revues anglosaxonnes (!!) etc... car chaque doctorant a sa version des critères de qualification CNU... autant j’accompagne mes doctorants à publier, autant je reste perdue et éberluée par cette absence de clarté... sans compter qu’à vouloir trop publier durant son doctorat, on passe à coté de ce temps long mais nécessaire à la réflexion théorique et épistémique !!! Bref la vie universitaire est étonnante d’ombres... mais j’adore ce métier !

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