Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Doris Séjourné

Le 4 janvier 2014, La Traverse, la seule librairie indépendante de La Courneuve, a fermé ses portes. Etre créatrice de ce lieu de douce liberté fut une expérience littéraire et humaine rare et précieuse. Avec les habitants de La Courneuve et un peu plus, nous avons osé rêver l’improbable. Réalité économique et l’absence de soutien du Centre National du Livre, L’aventure s’éteint. L’heure est, à présent, de lutter contre l’invisibilité. A 57 ans, je sais de quoi je parle.


Récits

La Traverse  

Doris Séjourné a créé à la Courneuve un espace de douce liberté : la librairie La Traverse. Le texte d’une audace et d’un grand projet.

Mon idée était de créer une librairie indépendante au cœur de la ville, au pied de logements sociaux.

Publication : 23 janvier 2014

Durée de lecture : 8 mn

Nombre de mots : 1710

Paroles de seigneurs  

Doris Séjourné a créé un atelier de théâtre pour les séniors au RSA de La Courneuve. Elle dédie ce récit "aux seniors qui ont tout tenté pour retrouver un emploi, qui ont tout perdu jusqu’à leur identité et leurs compétences." Aujourd’hui, après la fermeture de sa librairie La Traverse, elle cherche un emploi. A bon entendeur...

Raconter un moment de soi est une merveilleuse matière pour se situer dans une société qui ne va plus du tout de soi.

Publication : 10 février 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 810

Petit traité de la pauvreté  

Doris a été contrainte de fermer sa librairie à la Courneuve, La Traverse. Depuis, elle a déposé un dossier de surendettement à la Banque de France et "sollicite son réseau avec diplomatie et élégance."

Depuis la liquidation judiciaire de ma librairie, je me fais doucement mais sûrement à l’idée d’être pauvre alors que le regard des autres tendrait à me faire croire le contraire.

Publication : 12 mars 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 980

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Chère Soisick
    Merci pour vos gentils mots et vive la banane !

  • Haut les bras, le coeur et la tête...

  • Chère Clotilde,
    Rêver l’impossible... La Traverse pourrait renaître sous une autre forme à condition de disposer d’un apport minimum de 80000 euros pour l’achat du stock et l’agencement, à condition de trouver les bonnes personnes partantes pour monter une SCOP. Trop de conditions. Pour l"heure, l’urgence est de trouver un emploi vite vite. Lorsque mes droits à la retraite s’ouvriront dans trois ans, si tout va bien, je recommencerai à rêver l’improbable.Je partage votre intime conviction en ayant foi dans le présent et l’avenir. Et je lis pour adoucir ma peine et trouver la force d’espérer.
    Très cordialement. Doris

  • J’ai aimé votre récit Sandrine. La Traverse n’est plus... Reste la passion des livres et les lieux dépravés où ils sont rois.
    Bien amicalement. Doris

  • Chère Catherine, cher Gavroche, nous échangeons de l’humanité à travers nos récits. L’esquisse d’une galipette de côté qui console, qui encourage. Merci à vous deux.

  • Merci beaucoup chère Clotilde.

  • Oups. Je me suis trompée. Ce n’est pas ma page mais celle de Christine qui raconte merveilleusement bien. Toutes mes excuses. Je suis encore novice sur le site que je découvre peu à peu.

  • Il était une fois, chère Sophie, un site qui permettait de raconter la vie et de communiquer, échanger avec de belles personnes. Je vous raconterai la suite de l’histoire dans très très longtemps. Lorsque vous serez vieille....

  • Merci pour ce formidable récit. Vous effleurez l’intime de votre généreuse humanité.

  • Bonjour Jean-Paul,
    Etre un nouveau membre de la communauté "Raconter la vie" m’aide à construire un présent sans La Traverse. Vos paroles aussi. Merci..

  • Chère Pauline,
    Je suis très heureuse pour Rachid qui fait un travail formidable auprès des jeunes et contribue, à sa manière, à enrichir le patrimoine de Saint-Denis, sa ville aimée.
    Doris

  • Un grand merci pour vos messages.
    Cher Cathy, La Traverse est fermée. Mais, pendant 3 ans, avec les lectrices et les lecteurs, les petits et les grands, les écrivains, les éditeurs, les artistes amis et les amis tout court, nous avons démontré qu’il était possible de bâtir un projet, jugé par beaucoup comme "fou", dans une des villes considérées comme une des plus sensibles de France.
    Il reste 15 librairies indépendantes en Seine-Saint-Denis, dont celle de Bobigny cher Jean-Luc, qui font un excellent travail. Longue vie à elles car 15 librairies, c’est peu.
    Grâce à la belle aventure de La Traverse, chère Catherine, une petite veilleuse m’illumine.
    Bon courage à nous tous et haut les cœurs.
    Doris