Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Duverger Jean

Ne jamais se résigner, c’est inventer un autre futur...


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Ses derniers commentaires

  • Beaucoup d’humanité et une vraie simplicité dans la description de gestes et d’attitudes pétris de respect et de tact...

  • Le rythme est là, l’atmosphère aussi, rien ne manque à cette séquence, si peut être, ce qui est le plus horrible, ce qui vous fait haïr celle ou celui dont l’épitaphe sobre sera " Un incident voyageur en gare de x est à l’origine de ce retard ". Une ou un qui n’aura pas su ou pu se résigner à ce rythme là, à cette atmosphère là ! C’est terrible de ne même plus pouvoir discerner au delà de cet incident voyageur autre chose que du retard accumulé !

  • J’ai écouté votre voix sur France-Inter, et pensé que votre récit devait être lu d’urgence ;-))...
    Ce que je viens de faire. Et c’est vrai, bonne intuition, il est excellent, et ce lit avec beaucoup de plaisir du moins c’est mon avis. J’ai beaucoup aimé la froide détermination du silence choisi, mais regretté que vous n’ayez pas eu la chance de tendre une main ou de pouvoir écouter un encouragement. L’expérience, de toute façon valait d’être vécue ! Ce qui m’a par contre subjugué, c’est la maturité et la pertinence de vos commentaires et réponses aux nombreuses et différentes réactions que votre texte a suscité. Je suis certain que votre lucidité peut être précieuse dans la période.
    Bonne chance pour la suite de votre histoire, bonne chance pour ceux qui auront le plaisir de vous côtoyer, il leur faudra ne jamais tricher !

  • J’ai aimé le récit de la prise de conscience de ce qui semble insignifiant et qui prend de l’importance, qui permet l’équilibre, qui encourage la vie. Le bord de la rivière, cette nostalgie doucement évoquée, ce destin tendrement déroulé. Cette institutrice qui pudiquement découvre les délicats méandres d’une existence intense et laborieuse, effacée et exigeante, faite d’amour et de tendresse, d’émotions et d’épreuves. Une vie quoi, mais délicatement évoquée et placée ainsi en sentinelle d’une évolution inexorable. Bravo, pour cette évocation jamais grandiloquente, toujours dans l’esquisse et la suggestion.

  • J’ai apprécié votre "récit". Il est pétri d’une humanité et d’une sensibilité exemplaire. Mais je ne vous suis pas quand vous évoquez les nécessaires "mensonges", les "parlés vrais éludés". Je crois tout au contraire que cette phase à laquelle nous serons tous confrontée nécessite une grande vérité. Elle correspond à la lucidité qu’ont les malades de l’échéance prochain, dans ce moment de renoncement apaisé. J’ai tenu une correspondance suivie avec une amie qui accompagnait ce type de malades, j’ai moi même tenu des mains de personnes en train de franchir le pas, et je suis certain, pour autant qu’on puisse l’être, que toutes aspiraient à une écoute compréhensive et sans concession. Je veux dire qu’elles aspiraient à un parlé vrai. Il arrive souvent que les personnes en fin de vie continuent à jouer le jeu que veut leur faire jouer leur entourage, souvent ce dernier, nie la fin de l’être aimé, à laquelle les circonstances les condamnent à très court terme, c’est très égoïste au final, mais cela se comprend bien. C’est terriblement contraignant pour le malade de faire encore semblant... et ils trouvent alors, quand c’est possible, à travers l’écoute empathique de personnes étrangères, la possibilité d’un parlé vrai. Un parlé fait de sensations, d’expressions sans fioritures des regrets et des bonheurs de tout ce qui fait une vie, sans que cela ne puisse, au final, blesser personne !

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