Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Emmanuelle

Ancienne prof, actuelle directrice d’une société coopérative, future ... ?


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Ses derniers commentaires

  • Merci Monsieur Barthélémy, pour ce beau texte, ce témoignage parfois poignant. Ma soeur travaille dans une CLIS (classe pour l’inclusion scolaire), et ce dont vous vous faîtes l’écho me rappelle immanquablement ce qu’elle me raconte... Elle n’écrit pas, mais elle a besoin de raconter ce qui se passe dans sa classe, parce que, comme elle dit... "c’est pas facile tous les jours".
    La situation des AVS est un vrai scandale, vous avez raison, et j’espère qu’on va arriver rapidement à une vraie professionnalisation de ces emplois, et une reconnaissance de l’importance de leur mission.
    Quoi qu’il en soit, vous faîtes un métier courageux et difficile ; merci à vous de le faire ; je pense que ce n’est pas donné à tout le monde, mais que votre rôle est essentiel, tant auprès des enfants que de leurs parents, qui doivent être bien désarmés face aux difficultés et à la détresse engendrées par le handicap de leur enfant...

  • Bonsoir Gaspard,
    Votre récit est réjouissant : vous ne semblez pas subir votre vie, mais la mener en naviguant au gré de l’eau, en saisissant simplement les opportunités qui se présentent. Vous ne dîtes pas si tous ces changements ont été aisés... à la façon dont vous les racontez, ils le semblent, en tout cas.

  • Bonjour,
    J’aime beaucoup ce site, parce que jusque-là, les échanges y sont constructifs, empreints de respect et d’écoute et de tolérance, contrairement à ce qu’on peut "vivre" sur les réseaux sociaux... De grâce, ne le polluons pas avec de vaines polémiques, et sachons garder ce ton mesuré... Je ne "viens" pas ici pour lire des échanges de gens qui s’écharpent, et je suis sûre de ne pas être la seule dans ce cas...
    Merci d’avance à vous tous :-)
    Emmanuelle

  • Votre texte m’a inévitablement fait penser à un certain poinçonneur des Lilas... Belle écriture, très précise, merci pour cette tranche de vie :-)

  • Quelle horreur ! Et je pense malheureusement que ces méthodes sont aujourd’hui monnaie courante... ça doit être assez terrible de vivre quelque chose comme ça. Je suis contente pour vous que vous puissiez l’écrire, ça doit vous libérer un peu... On vit aujourd’hui dans un monde où on a parfois le sentiment que la seule valeur du travail, c’est celle qu’il génère quand on le supprime... Encore une fois, quelle horreur, ce n’est pas de ce monde-là dont je veux... Cathy, j’espère que vous êtes aujourd’hui un peu apaisée... on ne doit pas sortir indemne d’une histoire comme ça...

  • Bien, l’excuse du kidnapping de l’orang-outang ; façon "Max mon amour", sans doute !

  • Très beau texte, et aussi très belle réaction, très humaine, de Moussa... J’espère qu’il a trouvé son coin de campagne, et que le monde lui fout la paix...

  • Bravo pour le coca dans la piscine !... et pour ce joli texte, non dénué d’humour !

  • Chouette récit façon road-movie... On entendrait presque le chauffeur parler !

  • Jolie rencontre... Pas évident de sauter le pas, et d’avoir le courage de dire, ne serait-ce qu’un mot, à quelqu’un qu’on croise dans la rue et qui a un petit quelque chose qui nous interpelle, ou qui fait quelque chose qui trouve un écho en nous...
    En tout cas, vous avez dû amener un peu de ciel bleu dans la routine d’Aïcha, c’est bien...

  • Outch ! Votre texte, très beau, d’ailleurs, me laisse sans voix... Ancienne enseignante moi aussi, je n’ai pas attendu la retraite pour "raccrocher ma blouse" et "aller me faire pendre ailleurs"... C’est tellement déprimant, l’état de notre école, et ces générations entières de gamins qu’on laisse s’ennuyer et perdre leur temps (et nous faire perdre le notre) sur les bancs de l’école (... non, il n’y a plus de bancs depuis belle lurette...)... Et effectivement, les choses ne vont pas en s’arrangeant, les directions s’attachent à faire remonter le moins d’incidents possibles aux rectorats, de crainte d’être "mal notées"... Du coup, le mot d’ordre, c’est "pas de vague", surtout pas de vague"... Donc on détourne la tête, et on attend que ça se passe... Insupportable !
    Vous avez eu du mérite d’aller jusqu’au bout... Et j’espère pour vous que ce beau texte ne représente que des "morceaux choisis", et que vos 40 ans dans l’enseignement ne vous auront pas laissé que ces souvenirs...

  • ça s’appelle tout simplement la loi de l’offre et de la demande... Moi, je vis dans une grande maison, rez-de-chaussée + 2 étages, petit jardin, centre-ville... enfin, bien sûr, pas centre-ville de Paris ! Centre-ville d’une petite ville plutôt nulle de province... et j’imagine bien que, comme designer graphique, hors de Paris, point de salut... Donc vous n’avez malheureusement guère le choix, et les propriétaires en profitent et se font gentiment une rente sur votre dos, et sur celui de tous ceux qui sont dans votre cas, et ils doivent être légion...
    La moisissure ? normal, tous ces appartements ont été rénovés à la va-vite : double-vitrage, mais ventilation insuffisante, voire inexistante... Ma fille a un appartement à Paris, et le mur à l’intérieur de son placard ruisselle littéralement d’eau...
    Bref... "à prendre ou à laisser", quoi !

  • Comme Baratier, je pense qu’une prépa de province aurait été moins douloureuse, et que peut-être, Diouma, vous vous seriez "fondue dans la masse" bien plus facilement que dans une prépa parisienne. Ceci dit, d’un point de vue matériel, ç’aurait sans doute été bien plus compliqué pour vous. Mais de toutes façons, votre témoignage corrobore le fait que cette filière d’excellence n’est malheureusement pas pour tout le monde, quoi qu’on dise... et plus généralement, que l’école échoue à gommer les distinctions sociales... J’espère que vous vous plaisez quand même dans les études que vous faites aujourd’hui, et que vous avez réussi à "digérer" cette année difficile...

  • A Elodie et Anne, et tous les autres, parisiens, ex-parisiens, etc...
    Je viens moi aussi de rejoindre la communauté, et je vous apporte mon témoignage en négatif : moi, je n’habite pas Paris, je n’y ai jamais vécu... et je n’en ai aucune envie ! Pourtant, je vis dans une -toute- petite ville de province, plutôt moche, dans un coin pas terrible, avec un accès compliqué à la culture, des établissements scolaires "bof bof"... Je trouve que Paris est une super ville, très riche, très métissée... mais épuisante, voire violente... Et à chaque fois que j’y viens (régulièrement, lors de déplacements professionnels), c’est comme une piqûre de rappel : non, je n’y vivrai jamais, trop fatiguant, trop bruyant, trop trépidant...
    Elodie, bravo pour votre choix, ça n’a pas dû être facile, mais vous allez gagner en qualité de vie...

  • J’ai dû me rendre aux urgences il y a quelques semaines, pour un "petit bobo" (un doigt gentiment entaillé jusqu’à l’os à l’aide d’un "très bon" couteau !), et j’ai pu apprécier une fois de plus la grande humanité de notre hôpital public.
    Quand j’y étais, dans l’attente de me faire recoudre, une femme dans le couloir, complètement paniquée, qui ne parlait pas le français, revenait pour la 2ème fois consécutive : la veille, elle s’était fait "dérouiller" par son conjoint, avait été soignée... et revenait parce qu’elle avait peur... un ambulancier, qui parlait la même langue qu’elle, l’a rassurée comme il a pu... Les urgences, ça sert aussi à ça...
    Bravo et merci à toutes les infirmières, et à tout le personnel soignant, qui traitent, dans l’urgence (et dans l’ombre), les petits et gros bobos... Merci à Alice pour ce récit tout simple, qui rend bien compte, par quelques morceaux choisis, de ce quotidien de ces hommes et de ces femmes dont nous avons tant besoin :-)