Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Estelle Allart

Ouvrière, mère, ménagère, auteur un dimanche sur deux, lectrice acharnée.


Récit

Compter les sous que je n’ai pas  

Le regard d’une femme, d’une mère, d’une ouvrière "déclassée, pas assez diplômée, trop cultivée" sur ceux qui l’entoure.

J’ai des dettes, la fierté haut placée, le cœur bien accroché.

Publication : 14 janvier 2014

Durée de lecture : 5 mn

Nombre de mots : 1080

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Ses derniers commentaires

  • C’est une douce nuit d’automne en terre du Milieu. Une heure du matin. Depuis sept heure du soir, à gauche de mon appartement, de l’autre côté du mur, un enfant d’environ 3 ans à vue d’oreille pleure. Il crie, il hurle, il demande "maman, non maman" de sa voix soprane d’enfant sublime. Ce n’est pas la première fois. Depuis 15 jours, à toute heure de la nuit et du jour, l’enfant que je n’ai jamais vu de l’autre côté du mur entonne sa plainte, crie ses larmes. Mais c’est la première fois en deux semaines que le cri est si continu, si fort, sans intermittence. Ce long cri a sorti les voisins aux fenêtres, aux balcons, dans la rue de la douce nuit d’automne en terre du milieu. Moi aussi je suis dehors. Sommeil interdit par le cri. "Maman non maman". Mon voisin d’en face, Fabien, 40 ans et enfant battu, me regarde et me dit : "c’est la guerre". Alors je rentre et je téléphone aux gendarmes. Depuis l’enfant inconnu ne pleure plus. Et Fabien me sourit. Pierre, vous dire bravo, vous dire merci, partager avec vous mes blessures de guerre, commenter le style ou disserter sur le pardon et la cicatrisation, tout me semble obscène. Nous sommes les enfants sublimes de chaque côté du mur. Nous sommes la voix soprane dans le noir de la douce nuit d’automne. Cela me suffit.

  • PS : je ne suis plus de la première jeunesse, je ne suis plus vraiment belle, j’ai juste de quoi vivre et encore 15 ans de travail devant moi, je n’ai statistiquement aucune probabilité d’être aimée à nouveau, je ne serai jamais propriétaire de quoi que ce soit, et je me sens extraordinairement libre. Je connais régulièrement des moments de joie pure à regarder la vie palpiter. Tenez bon, vous n’êtes pas seule.

  • Je vis depuis 5 ans en Haute Vienne, à 40kms de Limoges. Je suis aide soignante et j’élève seule ma fille de 7 ans. J’ai roulé 600 kms pour arriver là, passer de l’une des villes les plus chères de France, Annecy, au département dont les loyers sont les plus accessibles. Je paye 390 euros charges comprises pour un appartement décent de 80m2. Vous pouvez avoir accès à un logement HLM en quelques jours, y compris bien sûr avec un RSA. Le village est pauvre, il n’a certes pas le charme d’un bijou d’architecture entretenu pour les touristes, mais les gens y sont chaleureux, il y a des équipements culturels et une délicieuse rivière. L’agence immobilière vous propose spontanément les systèmes d’aide existants pour vous aider à accéder à la location. Il n’est pas plus difficile qu’ailleurs d’y trouver du travail, Limoges et Poitiers sont deux vraies villes universitaires. Je vous en prie, si vous n’avez trouvé aucune solution au 31 mars, contactez moi. Je vous offrirai le billet de train, vous hébergerai à votre arrivée le temps nécessaire. Ne vous inquiétez pas, nous trouverons des systèmes de troc pour que vous ne vous sentiez pas redevable. J’ai ainsi cohabité 9 mois il y a quelques années avec une amie qui venait de divorcer. Vous imaginer à la rue m’est insupportable. Et lorsque vous aurez trouvé un toit, vous lutterez contre les marchands de sommeil. Je m’appelle Estelle, j’ai écrit "compter les sous que je n’ai pas".

  • Nicolas, merci, vraiment, un immense merci. Quel âge ont vos élèves ? Ma dyslexie est légère, elle ne s’accentue qu’avec la fatigue. C’est en découpant, en placardant, en surlignant de toutes les couleurs mes passages préférés de Rimbaud à l’âge de 12 ans que je me suis vraiment approprié ma langue. L’un de mes enfants est atteint d’une dyslexie bien plus profonde. Je lui ais d’abord servi de scribe, et lorsqu’il arrivait à se déchiffrer à voix haute, nous pouvions ensembles nous émerveiller des capacités de sa pensée. Puis il s’est mis à écrire de la poésie en orthographe phonétique, que je traduisais. Je me suis donc proclamée "traducteur unilingue". Puis il s’est peu à peu approché lui aussi de sa langue, la correction de ses fautes étant alors l’occasion de petites leçons de Français au fil des lignes. J’ai du inventer bien d’autres méthodes pour qu’il se repère dans le temps, dans l’espace, sorte de sa timidité, gagne en confiance ... L’informatique est pour lui un bel outil, l’ouvrage "le Prince des Mots Tordus" est devenu notre référence et il nous arrive de beaucoup nous amuser de nos inventions langagières. Saluez vos élèves pour moi.

  • J’en ai conscience, suggérer une telle réforme de l’accueil du handicap à l’école, c’est réformer toute l’école, c’est réformer toute la société. Car l’école est le premier lieu symbolique, après ce premier lieu de socialisation qu’est la famille selon Bourdieu. L’enfant handicapé a d’abord cette capacité à nous montrer ce qu’il y a en nous d’humanité, et ça bouleverse tout. Ecrire le beau là où il est, c’est refuser de fermer les yeux, c’est accepter de regarder. C’est un début. Ce sont deux films, "l’Eveil" et "les Enfants du Silence", qui ont décidé de ma carrière professionnelle comme de ma philosophie quotidienne. En aucun cas une conseillère d’orientation.
    Je n’ai de leçon à donner à personne, chacun combat comme il l’entend, tient debout à sa façon. Je salue votre courage.
    Je l’ai dit ailleurs, j’ai des rêves grandeur nature. Je voudrais un chemin léger, clair et respectueux pour tous les enfants que nous sommes.

  • Des classes de faible effectif, beaucoup plus d’enseignants, des partenaires qualifiés au sein de l’école, le temps de chaque cheminement, un lien direct avec l’institution, un regard totalement modifié sur le handicap, et donc une approche différente, autant de mesures qui demandent des moyens.
    Rassembler ces moyens financiers et décider de les attribuer à l’école, pour une école légère, claire et respectueuse, une école du tous ensembles car tous humains, tous uniques, cela demande un changement radical de politique démocratique, éthique, financière et fiscale. J’ai quant à moi quelques idées sur une nouvelle répartition des richesses, mais mes convictions politiques ne sont pas ici l’enjeu.
    Quels sont les moyens à notre disposition pour être efficaces ? Tenter d’être justes au quotidien, inventer avec des bouts de ficelle, se syndiquer, voter, appartenir à une association, un parti, un groupe de réflexion, manifester, faire entendre sa voix... Ecrire.
    Ecrire d’abord le sensible est pour moi en soi un acte politique par les temps qui courent. C’est le premier. Il n’est pas suffisant. Mais il est fondateur. Deleuze disait de l’objet d’art qu’il est ce qui résiste à la mort. Appliquer la rentabilité à l’être humain relève de Thanatos et non d’Éros.

  • Un éducateur sensé lui proposera donc à l’endroit physique de ses compulsions toutes sortes d’objets, de tailles, de couleurs, de textures variées, lui proposera des jeux et des interactions, et ce de façon très progressive, très ritualisée. La répétition rassure. Si elle n’est pas régulièrement légèrement modifiée, elle enferme. Et en cas de crise, il pourra la bercer en proposant de chanter, et non de hurler. C’est une première étape de ce type, de plusieurs mois, voire de plusieurs années, qui peut préparer à l’école, ou être en soi l’école possible pour cette enfant là. Si la multiplicité des intervenants éclate une enfant déjà fort éparpillée, voire l’explose, elle en fait tout autant avec les parents. Ce que je propose là n’est qu’une piste, un exemple concret visant à illustrer une théorie, un principe. Je ne prétends en aucune façon détenir de solution irréfutable. La capacité n’est pas la performance, la compétence, l’excellence. La "capacité à" suggère d’aller vers l’être là où il est, vers l’autre, elle subodore encore qu’il a quelque chose à nous apprendre, à nous montrer, qu’il peut y avoir échange, et non exercice d’un pouvoir absolu du dominant sur le dominé, du bien portant sur le handicapé.

  • Un tel dispositif devrait être réservé de prime abord aux enfants relevant d’un handicap moteur, sensoriel, ou d"un retard mental. Quant à la grande majorité qui relève de la pathologie mentale, je pense que dans un premier temps un enseignant spécialisé devrait se déplacer dans les services de pédo-psychiatrie et les CMPP avant d’envisager une immersion à l’école.
    Je pense encore que les parents devraient pouvoir s’adresser de cette façon directement aux écoles, et non passer par une commission. Ils ont déjà un médecin traitant, ont rencontré le soutien psychologique lors des soins, ont été informés de l’action des associations. L’école est la dernière place forte à franchir. Ce qui devrait leur être demandé, c’est leur intime connaissance de leur enfant, ce dont il est capable, en quoi il les émerveille, en quoi il les fatigue. Presque tous les parents parviennent à vous énoncer ce qui rassure et ce qui terrorise, ce qui marche et ce qui échoue. Et surtout, penser en termes de capacités, et non uniquement de handicap à dépasser. La toute petite que vous décrivez dans votre texte est capable de bouffer 20 fois de suite du savon et peut hurler de terreur pendant des heures. Elle peut donc répéter une action et elle a de la voix.

  • Vous souhaitez pour les jeunes handicapés et leur famille un chemin scolaire léger, clair et respectueux. Vous vous demandez de façon lancinante comment parvenir de façon concrète à un tel résultat, toute sensibilité mise à part.
    De ce que je sais des MDPH, elles demandent d’abord aux parents d’élaborer un projet, avec des objectifs. Le degré de handicap calculé selon une échelle GIRE détermine la somme allouée aux accompagnements mis en place. Le travail est de faire coïncider les souhaits des parents avec la faisabilité du terrain. On demande donc à des parents d’envisager dès l’abord leur enfant comme une entreprise, ou un produit, dont l’efficience va varier selon le capital et les outils investis. Les associations de parents ont gagné le droit à scolariser leurs enfants handicapés, c’est même devenu une obligation. L’état a répondu par une mise de fond massive dans les MDPH, qui fonctionnent de façon administrative, et n’a laissé quasi aucun moyen aux écoles.
    De mon point de vue, toutes les écoles du territoire devraient comporter des classes de 15 enfants maximum, au moins un enseignant spécialisé, un psychologue, un directeur de référence et des AVS formés, diplômés, titulaires, à temps plein et correctement payés.

  • Bonjour Catherine.
    J’ai écrit quelques lignes que j’ai jeté dans l’espace comme on lance une bouteille à la mer, à l’aventure. Et voilà que ces mots vous touchent, fort, alors que nous ne nous connaissons pas. Mais ce qui me laisse pantoise, c’est cette déclaration : "Parlez-nous encore !". Ce qui me donne tout-à-coup une place que je n’ai jamais tenue. J’ai réfléchi. Je me propose de tenir dans ce petit carré de commentaire un billet d’humeur quotidien. Un carnet d’esquisse, une chronique, les riches heures en Terre du Milieu, croquer ce qui m’interroge, me ravit, m’émotionne ou me met en rogne, au choix et dans le désordre. Les toutes petites nouvelles d’ici-bas. Vous pouvez bien sûr en faire autant, et qui le voudra. Dans ce tout petit carré de liberté, que nous pouvons démultiplier.

  • Quoi d’autre que nos colères, nos envies, nos tendresses, nos refus ? Les factures, le ménage, la série du samedi soir ? Quoi d’autre que tenir debout ? Rester couchés ? Réglant mes factures autant que possible je réfléchis à notre système fiscal et à notre modèle social, lorsque je fais mon ménage je m’interroge sur l’égalité homme-femme et soupèse la charge initiatique du célibat. Quand je m’accorde de rester couchée, je rêve les yeux ouverts, le texte s’écrit en moi. Et devant ma télé je décrypte les ressorts narratifs, j’apprends quoi qu’il arrive. Ainsi Dieu serait né en pleine préhistoire, parce que l’homme a du croire en l’invisible. S’il avait attendu que le danger soit sur lui, il serait mort. Dixit les Experts Las Vegas. La vie est-elle autre chose qu’une immense invitation à la lire ? La consommer pour mieux se consumer, je refuse. Lorsqu’on croise un François qui vous apprend à marcher, on ne peut plus cesser d’avancer. Regardez la sculpture l’Homme qui Marche. Et imaginez, ne serait ce que 2 secondes, une pour vous, une pour moi, le flot par milliers de nos colères, nos tendresses, nos envies, nos refus, de par la Terre... Rien d’autre, et nos mots. Sans rire, je vous délivre solennellement en ce jour un permis d’espérer :-)

  • Bonjour Monsieur.
    Des quelques textes que j’ai découvert sur ce site, le vôtre est celui qui m’a le plus touchée. Proximité de l’expérience sans doute. Aide soignante, j’ai travaillé entre autre avec des enfants poly-handicapés et des adolescents en psychiatrie. Proximité du regard aussi. C’est François, avec le moteur de son fauteuil, qui vous apprend à marcher et respirer. Dans un cri du cœur, vous dîtes à la fois l’attachement à votre métier et votre abattement. Enfin, vous avouez son extrême intensité, quitte à rendre difficile le retour au privé. Toutes sensations et convictions que je partage. Votre texte passe du factuel, discours professionnel sur les conditions et objectifs de travail, à l’émotionnel. Vous posez donc aussi bien des questions de société, qu’est ce que l’école, l’enfance et la différence, les métiers de l’accompagnement, que des questions qui relèvent du sensible. Quel regard portons nous sur autrui ? De quel "vivre ensembles" voulons nous ? Sur le site de la Scop le Pavé, vous trouverez le témoignage filmé sous forme de "conférence gesticulée" d’un auxiliaire de vie scolaire. C’est très puissant. Merci à vous. J’ai écrit ici "Compter les Sous que je n’ai pas", je vous invite à la lecture.

  • Je voudrais recommander la lecture de "Je suis une armée", pour la beauté de la colère, de "Mme A", pour la beauté de l’analyse et de la lucidité, de "le Moteur du fauteuil", pour la beauté du condamné qui nous apprend à respirer, de "Ligne 11", pour la beauté de la solitude affrontée.
    Le site de la scop le Pavé invente avec d’anciens sociologues le principe de la "conférence gesticulée", celui des économistes atterrés nous aide à mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons, le documentaire "Notre Monde" rassemble plus de 35 universitaires, et enfin vous pouvez voir des extraits du film "de Mémoires d’Ouvriers". Vive la curiosité.

  • Bonjour à tous et merci à ceux qui lisent, ont même le désir de relire. Je m’obstine depuis des années à ciseler le portrait des fleurs de pavé, gueules cassées et autres décalés. Une bonne centaine dort dans mes tiroirs, je mûris doucement l’idée d’en faire une histoire, destins croisés, entre fiction et réalité, des débrouillards de tout poil. "C’est très beau" dites vous. Cela me touche et m’encourage à sortir du silence. L’acte esthétique est pour moi acte politique, c’est rendre hommage à leur beauté, au sacré de la vie, c’est lutter contre les préjugés. Nombre de grandes plumes et de grands cinéastes se sont consacrés au siècle dernier aux petites gens. Ils ont disparu de nos écrans radars. Je me fous royalement des starlettes du net, des têtes couronnées et autres frasques des grands de ce monde. Je n’oublie pas les métallos de Gandrange, tous les insurgés, indignés, insoumis et autres résistants du quotidien. Pauvre parmi les pauvres, juste armée de mon stylo et de mon clavier, comme le disait Aragon : "Je suis comme vous, une étoile au fond d’un trou".

  • Certains de sourire, d’autres d’aller vérifier des dates, confondant deux générations au plus fort de leur suspicion, d’autres encore d’accuser l’auteur. Oublier, confondre, ne pas savoir, ne pas pouvoir se jouer de la machine administrative, ne pas pouvoir se dire. Le portrait est forcément forcé. Se raccrocher à ses rosiers, garder les dents serrées, ne posséder que son corps. Ne pas plier, ne pas se coucher, ne pas céder. Ne pas se soumettre, une fois encore, aux injonctions de l’assistante sociale, de l’employeur municipal, au patronat bienveillant qui vous scrute gratuitement.
    Je connais ces femmes précaires. Je suis au milieu d’elles, de la caste des seigneurs, parce que je suis titulaire de mon poste. Parce que je suis armée. Je maîtrise la parole. Mme A ne viendra pas écrire sur ce site. Mme A dort devant la télé, se meurt de honte peu à peu, se ressource à ses enfants, tout doucement, histoire de ne pas trop leur prendre.
    Oui, l’écriture sociologique se fait au scalpel. Elle charge de tout leur poids de déterminisme nos "cavales". Alors rengainez vos rires, repliez vos gênes, oubliez vos apitoiements et vos consternations de convenance. Allez voir le film "De Mémoires d’Ouvriers". A nous autres seigneurs, qui se payent le luxe d’écrire le dimanche, et même le jeudi, respect pour ceux qui en savent pas, qui ne peuvent pas.
    Je vous remercie monsieur Cendrin. J’ai écrit un texte intitulé "Compter les Sous que je n’ai pas". A vous de voir.

  • Aide soignante avec un bac + 2 en lettres modernes, dans le milieu hospitalier depuis presque deux décennies, âgée de 48 ans, j’ai obtenu l’an dernier une licence au département psychologie de l’Université de Poitiers. C’est un très grand plaisir, et un soulagement, de découvrir pour moi sur ce site mes semblables. Des parcours sinueux, l’écriture comme respiration, un amour fou pour la littérature et la pensée, le désir chevillé d’apprendre, le courage de recommencer, la liberté de ressentir et de réfléchir, de créer... La capacité à regarder en face une vie en demi-teinte, des professions manuelles qui ne se réduisent pas à leur métier. Autant de petites formes de résistance dans un monde qui nous assigne si souvent à l’impuissance. Bien que nous soyons tous fort différents, répartis aux quatre coins de la France, nous voir rassemblés, invisibles aux mille mots, m’enchante. S’écrire au temps du réel est sans doute le plus difficile. Entre la chanson de geste et le "Longtemps je me suis réveillé tard" , devenu "J’ai couru jour après jour", le fantastique qui s’insinue au quotidien, vos références littéraires sont subtilement diffuses dans ce récit d’une journée de travail. J’ose vous inviter à lire mon texte, intitulé "Compter les sous que je n’ai pas". Encore merci.

  • Bonjour
    L’écriture rend vivant le bruit, les lumières artificielles, la chaleur et la fatigue, l’absurdité de ces milliers de destins croisés sans pouvoir les arrêter, les rencontrer vraiment. Le texte donne encore à sentir le sentiment d’enfermement, celui d’un animal tournant sans fin dans une cage sombre sans plus savoir pourquoi. Le verbe donne à saisir la soif de soleil, la course autour d’un lac artificiel, l’espoir d’un homme que plus personne n’attend. Tout n’est que résistance et fuite en avant. Sensation palpable de vie pulsatile. Enfin. Ailleurs, autre chose, autrement que ces tombereaux de discours vides de sens dont on nous abreuve quotidiennement. Merci. Comment vous est venue l’idée, et l’envie, de vous inscrire à des ateliers d’écriture ?