Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Isabelle H.

Folle elle est folle ! Oui, maniaco-dépressive dite bipolaire je tente quotidiennement de trouver des atouts à cette maladie qui semble à travers un univers familial si particulier me poursuivre et me rattraper.


Récits

La vie à 20%  

Ancienne avocate, l’auteur a dû s’adapter à son nouveau diagnostic.

Reconnue handicapée à 80 % je ne vis mathématiquement plus qu’à 20 %.

Publication : 3 mars 2015

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1860

L’oubli  

La maladie d’Alzheimer.

Elle se trompe de jour, de mois, d’année.

Publication : 11 décembre 2015

Durée de lecture : 5 mn

Nombre de mots : 1190

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Ses derniers commentaires

  • Bonjour Pleutre,
    Merci d’avoir pris le temps de lire mes deux récits.
    La lecture du premier récit me semble nécessaire pour comprendre le second.
    Je me suis mal fait comprendre dans ce dernier texte "L’oubli" et les gens
    n’ont peut-être pas envie de lire des récits qui "plombent" (alors pourtant
    que la maladie d’Alzheimer est un véritable souci de santé publique).
    On doit appréhender cette maladie comme un fléau de notre société vieillissante.
    J’ai tenté de décrire le quotidien difficile pour l’entourage d’une personne
    Alzheimer.
    Une chose est certaine, ni ma soeur ni moi n’avons oublié notre mère et nous nous
    en occupons seules, chacune à notre façon. Je lui téléphone très très souvent
    et m’assure par de nombreuses questions de sa santé mentale.
    Non, pas évident comme vous dites pour moi bipolaire de faire cela, c’est vrai...
    Ma mère n’aurait devant elle encore que 10 ans à vivre,
    le temps que vous vous étiez imparti dans votre récit. Merci et courage à vous.

  • Bonjour Alexandre. C’est la première fois que je lis un texte sur la franc-maçonnerie aussi explicite et structuré (6mn, 1360 caractères) chapeau !
    Vous avez bien cet esprit clair, limpide et droit que requière la franc maçonnerie. Vous y avez trouvé des frères qui vous ressemblent, une loge et des ateliers qui vous font manifestement progresser et c’est parfait. Vous semblez très à l’aise et comblé avec leurs méthodes que je ne critiquerai pas.
    Plusieurs fois on m’a tendu la main pour je fasse partie de cette secte (et le mot secte n’a pas de connotation péjorative dans mon esprit) et j’ai toujours refusé, trop éprise de ma liberté sans doute.
    Mais je sais désormais reconnaître mes frères et mes soeurs... c’est comme cela et je n’y peux rien, tout est arrivé malgré moi. Aucun regret, simplement peut-être un peu d’amertume.

  • Votre récit (très dense) me laisse sans voix... j’en ai eu les larmes aux yeux, sincèrement.
    Je me revois avec ce père, suicidé il y a un an, alcoolo également, je me revois à
    24 ans avec ma bouteille whisky et mes benzo, ma première TS ils disent mais moi, dans ma
    tête ce n’était pas une tentative !
    Et puis ce milieu judiciaire que je ne connais que trop : c lourd, c long, pour les délinquants,
    pour les magistrats et pour les avocats (pfff... rendre un jugement à 22H, c inhumain et dégradant).
    Et puis cette amende, cette peine avec sursis, ne plus voler avant un an...
    J’ai eu mal aux pieds pour vous.

  • Coucou Sandrine. Je sens d’ici cette odeur de transpiration... ça pue !
    Je n’ai pas eu le courage de rencontrer directement les éditeurs, j’ai envoyé 4 livres pour enfants
    (je fais le texte et les illustrations, c’est pas évident) par la Poste. Je sélectionnais consciencieusement les maisons
    d’éditions qui changent tout le temps. J’avais toujours une réponse, toujours négative d’usage
    sauf pour l’Ecole des loisirs qui ajoutait toujours une critique supplémentaire à la main en
    bas de la page. Cet éditeur était le seul à faire cela, d’ailleurs j’attendais toujours avec
    impatience cette nouvelle critique manuscrite assez méchante je l’avoue. En fait, je la redoutais,
    j’ai sans doute visé trop haut à chaque fois. J’ai deux manuscrits en cours, mais j’ai peur,
    je manque de courage... les textes sont prêts, restent les illustrations à faire.

  • J’ai adoré votre texte, jolie plume, mais surtout témoignage d’un milieu de travail très précaire qui touche de près ou de loin celui affilié aux arts plastiques/appliqués. Domaine méconnu du public mais si véridique. Merci.

  • Les maladies mentales ? Oui, ça fait peur.
    Le suicide qui peut en découler ? Oui, ça fait peur.
    Une vie entière, ou presque, à ingurgiter des traitements pour tenter de nous
    rendre normaux ? Oui, ça fait peur.
    La vie, tout court, elle fait peur.
    Ecrire, l’écrire, oui ça fait du bien.
    A avant 10 ans Pleutre...

  • Un texte long et fort sur la dure condition féminine d’être femme au foyer avec enfants, sous le joug, l’emprise d’un homme que l’on croit connaître et qui se révèle peu à peu.
    Violence omniprésente, sous toutes ses formes, harcèlement, tyrannie mais force, maternelle avant tout, pour sortir d’un engrenage infernal... qui ne restera plus qu’un mauvais souvenir, je vous le souhaite. Bon courage.

  • Un texte qui déborde d’humour et de bonne humeur, à lire et relire les jours de grisaille...pour remonter le moral de tous ceux et celles qui ont parfois un petit coup de blues.

  • Chapeau bas ! Vous faites un métier extraordinaire et vous semblez être très sensible.
    Merci pour ce récit si dur et si délicat à la fois.

  • Bonsoir Clotilde N.
    Merci vivement pour votre soutien et je constate que "l’open space" ne sera jamais un espace pour moi et
    que nous avons tous nos petites histoires insolites familiales !
    Bonne soirée…

  • Pour répondre brièvement je dirais, en ce qui me concerne, que les premières hospitalisations ont été nécessaires et que désormais, je suis, jusqu’à un certain stade, capable de "m’autogérer". Je suis parfois tombée sur des mauvais psychiatres et j’ai connu l’époque ou tous les 15 jours on m’injectait une dose très forte de Risperdal dans le corps.
    Et, un jour, je me suis un peu révolté puis j’ai fini par trouver une bonne oreille…
    En psychiatrie il y aurait tellement de choses à faire évoluer ! On manque de psychiatre, ils ont tous, absolument tous débordés. Les infirmiers sont désormais formés "sur le tas", la spécialisation psychiatrie n’existe plus… etc.
    A nous deux nous pourrions refaire le monde de la psychiatrie française. Nous avons apporté un témoignage de cet univers (quasi carcéral) si particulier et avons trouvé quelques lecteurs. C’est un début…

  • Bjr Kahina,
    J’avais lu vos deux récits. Au delà de cette si jolie plume, les témoignages…si justes.

    Je n’ai, dans mon récit, pas parlé du rôle joué par les aides soignants et les infirmiers (infirmières) psychiatriques qui font vraiment du mieux possible dans des conditions matérielles souvent très difficiles.
    Même débordés, il sont présents et m’ont beaucoup aidés.
    Face à des situations de "crise" (des envolés maniaques trop fortes en ce qui me concerne) l’hospitalisation est pour les proches parfois la seule solution. Ils ne peuvent matériellement se substituer aux personnels médicaux, faute de temps et d’expérience.
    Je viens, depuis le moment où j’ai envoyé mon récit et où il a été publié, de traverser une nouvelle crise suite au décès de mon père, mi-janvier… L’équipe de mon CMP (centre médico-psychiatrique) a, dans l’urgence, répondu présent puis j’ai été soigné par mon compagnon : nos liens sont désormais inébranlables je pense.
    Je vais mieux. Et je vais, notamment, m’attaquer à la rédaction d’un nouveau récit.

    Merci et courage Kahina.

  • Cela fait trois fois que je lis votre récit.
    Il m’a plu !
    Je vis "low cost" également, petit budget oblige, et je pense que nous somme de plus en plus
    nombreux à avoir fait les mêmes constats.
    Vive la vie authentique en dehors des grandes surfaces et près de la terre.

  • Je n’ai qu’un seul mot pour vous tous qui m’avez lu et envoyé un joli texte ou ajouté à vos favoris ou à votre bibliothèque : merci…merci beaucoup.