Le travail
raconté par ceux qui le vivent
|

Isabelle Marini

Parler de soi(e) n’est pas chose facile. Ne plus être capable de faire son métier qui pourtant nous passionne. Des carnets partout, à tous moments. Et puis sur mon bureau, plus sérieusement, l’ordi. Depuis mon enfance j’écris pour m’évader du monde, me protéger, mais surtout par plaisir. Un réflexe dont je ne pourrais me passer.


Récit

Je n’ai plus jamais peint  

Peindre sur du tissu.

Oui, en fin de journée, quand vous avez écoulé 40 mètres de mousseline soie, vous avez mal au poignet, à la main, au bras, au dos ; vous louchez de plus en plus, vous êtes moins précis, quoi.


Dans le cadre d’un partenariat, nos amis de rue89 publient des extraits de ce texte

Publication : 6 juillet 2015

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1490

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Merci à vous surtout, ça fait toujours plaisir d’être lue et comprise ! Si ce n’est pas trop indiscret, travaillez-vous dans le domaine de l’art ?

  • Mon livre s’appelle " Destructions" ( il a été publié grâce à un concours de roman ). Il s’agit d’une histoire vécue. Elle est bien sûr transformée comme souvent quand on tente de se souvenir. Des choses nous reviennent mais différemment ; ça parle principalement d’une sœur qui a vécu des moments difficiles (alcool, médicaments) et de son enfant handicapé. (oui bon, dit comme ça, ça plombe, je sais). Deux narrateurs, entre les souvenirs de la petite fille que j’étais et aujourd’hui.

  • Merci beaucoup pour votre commentaire. Je continue de créer en tout cas, même si ce n’est plus sur de la soie. Il m’arrive de dessiner encore mais depuis quelques années, je me consacre à l’écriture. J’ai publié un premier petit roman il y a quelques temps alors je me dis que la magie de créer (ne serait-ce qu’avec des mots), est toujours là. Cette expérience de peintre sur soie m’a tout de même beaucoup apporté. J’ai eu de grands moments de bonheur dans cet atelier. Je pense que toute expérience nous enrichit.

Amis :