Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Jean-Paul Barré

Je n’hésite pas une seconde, j’adhère au projet de « Raconter la vie » : il fait écho à des démarches du même ordre qui ont beaucoup compté dans ma vie.
La première, il y a presque 20 ans déjà, ce fut lorsqu’avec des camarades nous avons entrepris d’écrire l’histoire de notre usine, et donc notre histoire, à la veille de sa fermeture. Cette démarche, menée avec l’aide d’un historien, s’est traduite par la publication d’un livre « Une centrale et ses hommes ».
Plus tard avec un groupe de militants associatifs d’une petite ville de la banlieue de Nantes, nous avons décidé d’écrire « notre histoire à tous »,
l’histoire des associations de la commune : « Construire la cité. La contribution associative à Sainte-Luce-sur-Loire ». Un livre qui interroge sur l’évolution de la vie associative et donne la mesure de son influence sur la transformation de la commune.
Par ailleurs j’ai eu la chance de tenir la chronique locale de cette petite commune pour le quotidien Ouest-France, et aujourd’hui encore pour Midi Libre celle du nouveau quartier où j’habite à Montpellier.
Je rejoins « la communauté de ceux qui s’intéressent à la vie des autres ». Son ambition de partage et d’ouverture à tous répond précisément à mon attente pour dire le quotidien de la vie. Au-delà de la qualité d’écriture des premiers textes lus, l’authenticité de ces fragments de la vraie vie me touche.
A bientôt

*« Une centrale et ses hommes, histoire de Cheviré 1953/1986 », Groupe de recherches historiques de la centrale de Cheviré, éditions ACL, 1987.
« Construire la cité. La contribution associative à Sainte-Luce-sur-Loire », Groupe histoire de Sainte-Luce-sur Loire (1901-2001) ° Editions Apogée, 2003.


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Ses derniers commentaires

  • « La patience du patient ». Dès le premier jour je note ce titre qui sonne bien, comme un gentil jeu de mots. J’y reviens plus tard et, brutalement, je découvre alors que le « gentil jeu de mots » est lourd de sens. Je lirai ensuite votre blog.
    Aujourd’hui, mon premier commentaire sur ce site, est pour vous dire combien vous savez exprimer ce à quoi j’attache une extrême importance, le quotidien de la vie et en l’occurrence de la maladie dont on a tant de mal à parler. Vous donnez en partage vos sentiments, interpellations, parti-pris ; ou vous faites part de vos interrogations sur le comment en parler à vos proches, épouse et enfants. J’aime particulièrement votre écriture claire, factuelle, ponctuée d’interrogations, d’emportements, de doutes pour dire la vraie vie, celle de tous les jours. Votre récit m’est bien précieux (une génération de plus nous sépare) pour mieux appréhender la vie et me donner des éléments de réponse à une question qui me hante : comment échapper à cette sensation prégnante que vous ne vous appartenez plus lorsque vous êtes hospitalisé ?