Le travail
raconté par ceux qui le vivent
|

Jocelyne Marce

Maraîchère depuis 10 ans, j’essaie de mettre en cohérence mes idées avec ma vie et dans ce monde ce n’est pas toujours facile.
Chez moi c’est ici :
www.le-jardin-des-gallerands.com


Récits

Éloge de la bibliothèque  

Jocelyne, maraîchère vivant à la campagne nous transmet son amour des livres et nous fait vivre ses visites à la bibliothèque publique non loin de chez elle.

Et quel n’est pas mon bonheur quand je me rends à la bibliothèque intercommunale à 15 km de chez moi.

Publication : 2 avril 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 890

Je fais partie de l’écosystème  

L’étonnant parcours d’une maraîchère, installée dans le Berry.

Nous oublions en cet instant le mal au dos suite au désherbage, à la cueillette des fraises et des haricots et les caprices de la météo qui ont joué avec nos nerfs. Aurais-je pu imaginer il y a trente ans que je me deviendrais paysanne dans le Berry ?

Publication : 20 février 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1300

Les gens que j’ai pu croiser  

L’auteur s’intéresse aux gens qui semblent s’attacher à disparaître du champ de vision des autres.

Témoignage extérieur, ce texte est ma perception de ces familles et personnes que j’ai pu croiser : en allant chercher mon fils à l’école, aux réunions de parents, à la fête du village ou dans le centre de formation pour adultes ou j’ai travaillé.

Publication : 11 avril 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1480

Sous la serre  

Jocelyne, maraîchère, nous raconte les gestes précis qu’elle effectue pour planter ses graines.

Je remplis méticuleusement une plaque de terreau, je tasse, arrose et mets dans chaque alvéole une graine.

Publication : 13 mai 2014

Durée de lecture : 3 mn

Nombre de mots : 780

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Je comprends votre sentiment....Etre d’ici oui mais pas pour les autres...Il faut laisser le temps agir : vivre sa vie et un jour on s’aperçoit que l’on fait parti aussi du paysage. Je crois qu’il faut réaprendre la "lenteur" : à la campagne les gens regardent d’abord vivre les autres puis petit à petit les integrent . Ils reconnaissent votre droit à la difference.Même si l’on ne sera jamais vraiment d’ici...Beau texte.

  • Récit très réaliste ! dans mon petit village l’ambiance est assez semblable ! Hélas !
    Mais ne vous découragez pas, on a besoin de personne comme vous .
    Bon courage !

  • Les petits producteurs enragés (dont je suis)....vivent le même questionnement :. dépenser moins pour pouvoir vivre de notre activité et en être fiers car on produit du bon. Faire des rencontres et privilégier l’humain...
    Voilà qui est primordial !
    Dans le Berry aussi, mais peut-être avec moins de soleil !
    Bonne continuation !

  • Beau texte....Votre écriture traduit aussi vos émotions.
    Bonne continuation.

  • Merci ! Enfin un nouveau récit sur le monde agricole ! Un métier passion où les jeunes non issus du monde agricole peuvent inover sans avoir le poids des parents sur les épaules.
    Je connais les journées pas assez longues, les fins de mois difficiles...Mais toute mon admiration va aux éleveurs qui n’ont pas un jour de liibre...
    Mais ne trouve-t-on pas auussi une certaine liberté dans notre fravail !
    Bon courage à votre frère, il a réalisé son rêve mais un rêve n’est pas toujours de tout repos.

  • Eh oui ! Rien à voir avec les ouvriers/ ouvrières exploité(e)s qui triment sous les serres en Andalousie, en Italie du sud et autres régions du monde.
    Je suis persuadée que dans notre travail on transmet l’énergie que l’on dégage à nos légumes et plantes et les résultats sont là : belles plantes, beaux et bons légumes.
    Utopie peut-être mais...quel bonheur !

  • Magnifique récit !
    Une preuve, s’il en est, que la France c’est la diversité. Et cette diversité est notre richesse à tous.
    Merci, beau témoignage.

  • Je regarde d’un oeil positif cet évènement . Ces jeunes étaient là, ils sont venus à cette exposition ( peut-être envoyés par leur lycée ?) ils ont eu la chance de vous rencontrer. Malgré la prise de tête, je pense que vos explications leurs ont permis d’effleurer le but de l’expo car ils n’auraient sans doute pas lu les commentaires .Ils ont surtout une "culture" orale (vidéo...)

    L’Ecole a une responsabilité importante en hierarchisant les savoirs . L’histoire -géographie est la "dernière roue de la charette" de l’Education Nationale alors qu’elle donne la clé pour comprendre le monde.

    Moi aussi je saoule parfois mon ado de fils. Et ça laisse des traces !!
    Merci

  • J’ai décrit une bibliothèque publique car je suis pour l’accès pour tous à la culture. Dans mon coin de campagne il y a beaucoup de "pauvres" : retraités avec 600€, travailleurs pauvres, chômeurs, RSA...C’est vraiment un excellent moyen de lire et d’accéder à une culture diversifiée.Le maillage territorial est assez dense.
    Les librairies par contre sont peu nombreuses et ont du mal à s’en sortir financièrement.
    Oui j’essaierai d’écrire un récit sur celle que je fréquente.
    Merci d’avoir lu mon texte.

  • Je comprends votre détresse et votre sentiment de culpabilité c’est une décision très difficile à prendre.
    Je ne comprends pas qu’il n’existe pas une assistance psychologique pour accompagner les femmes qui prennent cette décision.C’est même le contraire : le parcours du combattant ! C’est scandaleux !
    Vous avez le courage de témoigner et de nous montrer la réalité qui se profile derrière le Droit à l’avortement en France.
    merci

  • En racontant votre vécu vous avez mis des mots, vos émotions sur cette méthode de mise au "placard" des seniors dans les entreprises. C’est beaucoup plus parlant qu’un reportage avec une vision extérieure.
    Peut-être que maintenant vous cultivez vos propres tomates à la campagne !
    Peut-être pouvez-vous proposez vos compétences à une "université " populaire ? Prés chez moi à la campagne il en existe une ou les activités sont très variées : informatique, anglais, randonnées...
    Bonne continuation.

  • Beau texte, tout y est .
    Je ne sais pas si vous avez remarqué même nos copines ne sont pas très sincères quand elles parlent de leur accouchement ...comme si elles avaient oublié leur vraie "histoire". Cela fait toujours un peu bizarre et on culpabilise d"autant plus.

  • Erreur : C’était très sympa !
    désolée
    Jocelyne

  • bonjour,
    Je vous ai entendu ce matin sur France inter.Votre témoignage a été bien perçu, on a pu comprendre votre démarche et les sentiments qui vous ont accompagné lors de votre changement de vie.
    Merci s’était très sympa !

  • Bonjour,
    C’est formidable de vitalité ! Bravo belle prise en main de votre destin !
    Vous avez " vu" quand c’est le moment de changer on dirait que les événements s’enchaînent d’eux mêmes et tout s’accélère.
    Quand on a osé une première foi, on le refera si besoin dans quelques années.
    Merci pour ce partage.

  • Bonjour
    Je vous envie votre maniement de la langue française
    C"est exactement cela cette période entre deux ou tout a basculé ou l’on n’arrive pas encore à se reconstruire.
    Et l’élément déclencheur, le grain de sable qui renverse la situation : le passage du chant des collégiens m’a ému aux larmes.
    Bonne continuation

  • Bonjour,
    Que d’amertume dans votre récit.
    Un parcours bien difficile.
    Vous ne précisez pas quel type d’études vous avez suivi
    Je pense qu"avec votre niveau d’étude vous allez pouvoir rebondir même si ce n’est pas dans la branche dont vous rêvez.
    Vous avez des compétences qui peuvent surement être transversales et donc utilisables sur d’autres activités.
    Il ne faut pas vous décourager.
    Je sais que le fait de venir du "monde ouvrier" multiplie les difficultés, personne pour nous conseiller, pas de réseaux de connaissances pour trouver des stages intéressants ...J’ai vécu cela moi aussi il y a bien longtemps.
    Mais il faut croire en votre capacité de rebondir et penser que toutes les expériences sont enrichissantes.
    Et surtout ne pas baisser les bras. Courage.

  • En effet quel parcours ! Et toujours la forme ! Bel exemple qui montre que rien n’est définitivement fermé. La vie offre des opportunités qu’il faut savoir saisir.
    Merci pour votre texte.

  • Reprise d’études 20 ans après ma licence, je partage avec vos protagonistes le côté jubilatoire d"avoir oser et la panique devant l’amoncellement de documents à assimiler .
    Très beaux témoignages et belle diversité.

  • J’ai beaucoup aimé votre récit. Il est vif et dynamique.On s’y croirait.

  • Très bonne analyse de la situation de conseiller municipal.
    J’ai vécu la même expérience : le maire omnipotent, les débats quasi impossibles et au final sur des sujets comme les nouvelles communautés de communes c’est le préfet qui a décidé.
    J’ai démissionné au bout de 2 ans.
    Merci pour votre témoignage.

  • Beau texte toujours d’actualité hélas !
    Je pense que la racisme est inculqué aux enfants par les adultes et les milieux qu’ils fréquentent.
    Je n’ai jamais entendu mon fils, qui a maintenant 25 ans, mentionner la couleur de la peau de ses copains quand il en parlait. Et ceci depuis tout petit.

  • Votre récit me rappelle mes souvenirs de fac.Ma scolarité s"est déroulée dans les années 70. De famille modeste grand-parents petits agriculteurs, père cantonnier. J’ai été la première de la famille à avoir le bac et à poursuivre des études universitaires. A Grenoble, boursière et logée en cité U, travaillant pendant les vacances, je ne pouvais ne permettre de passer les week-end d’hivers au ski ! Peu à peu il y a eu une coupure entre les étudiants issus de familles aisées et les quelques autres forts peu nombreux dont je faisais parti. On s’est organisé pour l’achat des livres, j’économisais pour pouvoir participer aux sorties organisées par la fac de géo....Finalement, un peu désabusée j’ai arrêté après la licence : je n’avais pas de voiture et pour le travail de maîtrise qui m’intéressait il y avait beaucoup de déplacements (enquêtes, rencontre avec des élus...) Enfin ! cela ne m’a pas empêchée de tracer ma route et de passer ma maîtrise en 2000.
    Merci pour votre récit

  • Jean-Paul,
    Nous utilisons maintenant un système de paillage avec du film "plastique’ biodégradable pour des cultures comme l’ail,l’oignon, l’échalote et pour des cultures de repiquage qui restent plusieurs mois en terre. Là, il faut que le terrain soit très bien préparé.Pour les salades nous employons des bâches réutilisables.Le plus difficile a gérer ce sont les semis comme les carottes, les poireaux...
    il existe des systèmes de désherbage thermique à la flamme ou à vapeur mais bon pour le moment ce n’est pas dans nos objectifs car cela a un coût financier et énergétique plus important.
    Ne pas oublier la binette qu’elle soit à main ou tractée par une roue !

  • oui, je pense que notre mode d"agriculture s’imposera. Les petites et moyennes fermes sont le maillage du territoire et sa vitalité. Les grandes exploitations sont polluantes et peu pourvoyeuses d’emplois locaux et contribuent au dépeuplement de nos campagnes.
    Nous avons des contacts entre nous et même s’ils ne sont pas planifiés nous nous" reconnaissons". Nous sommes un réseau informel.
    En ce qui concerne le paysage : aie ! Ici dans le Berry les céréaliers ont déjà détruit un maximum de haies bien avant qu’on arrive. Les éleveurs eux ont conservé les haies et ont de plus petites surfaces. Malheureusement, avec des disparités de gains entre éleveurs et céréaliers ces dernières années , certains éleveurs arrachent des haies pour mettre en culture des céréales avec tous les dégats que cela entraînent (paysage, perte de drainage naturel, et augmentation de la pollution car ils n’ont pas choisi de cultiver bio !)

    Et voilà le salon de l’agriculture qui commence ! Vision bien proprette de l’agriculture française.

  • correction du message précédent
    lire : 1/2 SMI pour un statut agricole en MARAîCHAGE

  • merci à tous les 2 pour vos commentaires.

    Danielle, en maraîchage les surfaces sont en général pas très grandes. Dans le Cher ou j’habite avec 1 hectare nous avons 1/2 SMI (surface minimale d’installation) seuil pour avoir un statut d’agriculteur ; Il varie selon les départements.
    Notre hectare n’est jamais complètement en culture,on laisse des petites surfaces en repos. Le mal au dos existe aussi chez les personnes qui travaillent assises à un bureau ! Mais nous nous avons le bonheur en plus !

    Franz, effectivement, je connais un peu partout des paysans avec une démarche respectueuse, mais hélas on est loin d’être majoritaires. Nous aussi les maraîchers nous n’avons pas droit aux primes mais quelque part cela nous rend plus libre.