Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Kahina S.

"Je suis doué d’une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire" Flaubert


Récits

Si c’est un frère  

Le témoignage d’une jeune femme instituée curatrice de son frère schizophrène, entre dévouement et désespoir.

Mon don à moi, c’est celui de te protéger. Je suis devenue ta curatrice pour être ton autre, ta voix, ta conscience parfois.

Portrait de Kahina S. dans La Croix :

Publication : 7 avril 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1330

Matricule 113  

Une étudiante, caissière à Carrefour, étouffe puis démissionne.

Une année de bons et loyaux services et pas un remerciement, pas un sourire. Pas de pot de départ. On fête le départ des cadres, des chefs, des responsables. Pas celui des caissières.

Publication : 12 juin 2014

Durée de lecture : 19 mn

Nombre de mots : 3850

Bibliothèque

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Ses derniers commentaires

  • Chère Domi,
    Merci pour votre commentaire. Oui, écrivez donc un texte, nos témoignages sont nécessaires ; nos voix doivent "faire entendre cette réalité douloureuse et trop cachée". Exprimez votre révolte. Dites votre amour. Gravez votre histoire. Pour votre enfant et pour vous-même. Je vous lirai avec plaisir. Je vous souhaite une belle journée.

    Amicalement,

    Kahina

  • Cher Thomas,

    Merci pour votre lecture et ce commentaire ! Dans le cadre des maladies psychiques, chaque trajectoire est différente. Comme j’aurais aimé que mon frère prenne sa plume pour narrer son histoire ! J’espère avoir le plaisir de vous lire très bientôt. Il est si important d’avoir des témoignages sur ce genre de maladies !
    J’ai fait le choix de la curatelle renforcée pour protéger mon frère ; j’ai délégué la gestion de l’AAH à un organisme : en effet, c’est assez compliqué de parvenir à jongler entre cette petite pension et le coût de la vie de tous les jours.
    Vous avez un entourage qui est resté là, parce qu’il vous aime et ce, malgré les épreuves de la vie.
    Je vous souhaite beaucoup de courage également, beaucoup de bonheur et d’amour. Merci !

    Kahina

  • Bonsoir,
    Merci pour votre lecture et ce commentaire. Derrière les malades, il y a avant tout des êtres humains. Beaucoup l’oublient et réduisent certains à leur seule maladie. J’ai voulu raconter quelques bribes de la vie de mon frère, définitivement liée à la mienne. Ce texte est avant tout une déclaration d’amour. Je suis fière de mon frère et la honte dont vous parlez, est celle ressentie par mes parents, qui ne comprennent pas forcément tous les aspects de la maladie de mon frère. Quant à moi, je n’ai pas honte de lui ; si jamais je me laisse envahir par ce sentiment, je laisse la société et son regard inquisiteur gagner. Et ça, ce n’est pas possible ! Je vous souhaite une bonne soirée !

    Kahina

  • Colette,
    Merci pour votre lecture et ce commentaire. Malheureusement, chez beaucoup de professionnels du corps médical —notamment psychiatrique, il y a une forme de déconsidération du malade, qui est avant tout une personne. J’en ai vu des choses, des actes, des comportements discriminatoires ou déshumanisants envers les personnes qui souffrent de troubles mentaux. Il faut tout de même relativiser : les hôpitaux sont débordés et il n’y a pas assez de moyens financiers. Il faudrait une réflexion de ceux qui gouvernent, mais je pense qu’ils sont trop occupés à s’écharper les uns les autres ! Alors, on essaye d’avancer avec nos propres moyens, et surtout, notre amour ! Je vous souhaite une belle journée !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Colette,
    Merci pour votre lecture et ce commentaire. Malheureusement, chez beaucoup de professionnels du corps médical —notamment psychiatrique, il y a une forme de déconsidération du malade, qui est avant tout une personne. J’en ai vu des choses, des actes, des comportements discriminatoires ou déshumanisants envers les personnes qui souffrent de troubles mentaux. Il faut tout de même relativiser : les hôpitaux sont débordés et il n’y a pas assez de moyens financiers. Il faudrait une réflexion de ceux qui gouvernent, mais je pense qu’ils sont trop occupés à s’écharper les uns les autres ! Alors, on essaye d’avancer avec nos propres moyens, et surtout, notre amour ! Je vous souhaite une belle journée,

    Bien à vous,

    Kahina

  • Morad,

    Votre texte est percutant ! Le plafond de verre est si épais ! Mais il faut se battre ! Et si nous échouons, nous aurons au moins tenté. Je comprends vos questionnements, votre colère. Je suis d’accord également sur le fait que l’assistanat peut-être dérangeant, surtout lorsque l’on est diplômé et que de surcroît, on peut travailler (même si ce n’est pas dans notre domaine). Vous ne devez pas perdre espoir, pourquoi ne plus prétendre à un poste à responsabilités ? Parce que VOUS, Morad, portez ces compétences ? Je crois qu’il faut rester combattif, même si les refus sont difficiles à encaisser, parce que "éduquer le monde" : quel merveilleux métier ! Je termine mes études cette année, je serais certainement confrontée aux mêmes problématiques que les vôtres, mais je reste confiante, parce que mes compétences seront portées par MOI, Kahina et que je n’ai pas peur de bouleverser les codes établis. Si je ne trouve pas de travail, eh bien, je créerais mon propre emploi à mon image et selon mes aspirations ! Je refuse de me dire que c’est ainsi et pas autrement, je refuse d’exercer un job alimentaire, par défaut, je refuse de me soumettre. Moi aussi, je veux être heureuse !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Merci pour votre message ! Je crois que pour combattre les préjugés, il faut les affronter. Je choisi de leur tenir tête et de faire entendre à ces autres, en soutenant leurs regards jusqu’à ce qu’ils baissent les leurs, tout penauds, ce que peut ressentir mon frère face à leurs regards insistants, perturbants, envahissants. Je me dresse comme un rempart. Instinct de protection, peut-être, beaucoup d’amour, également et surtout, un immense sentiment de fierté. Ils n’ont pas la chance d’avoir un frère comme le mien !
    Ne pas avoir honte de ses faiblesses, rester digne, croire en soi, avancer.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Chère Stéphanie,
    Merci pour votre lecture ! Je crois qu’il faut agir après avoir "si justement dit" !

  • Cher Jean-Paul,

    Je crois que le cas de cette entreprise n’est pas unique. L’intérêt principal des patrons c’est de faire du chiffre et le chiffre eh bien, c’est la clientèle qui l’apporte. Donc on asservi les salariés qui ne sont que de vulgaires intermédiaires. Les connaissances et compétences acquises au cours de mes études de Lettres ont pu renforcer et affiner ma conception des choses. J’ai un recul critique sur les événements, et je les analyse. J’ai parfois l’impression d’être complètement "à l’ouest" dans le monde professionnel ; comment m’adapter à des pratiques capitalistes qui me paraissent grotesques ? Ce qui m’a consterné lors de mon expérience de caissière, c’est surtout le manque d’humanité. Peut-être que dans le cadre du travail, il ne faut pas en avoir. Mais, occulter mes sentiments reviendrait presque à me nier, d’où ma crainte d’entrer dans le monde du travail. J’ai eu l’occasion, cet été, de faire des cours de communication des entreprises, et j’entends mieux désormais les motivations des Négriers. Merci pour la référence à Poe, la citation est très imagée et me parle !

  • Cher Jean-Paul,
    Pourquoi pas ? D’ailleurs, je trouve que mon frère s’exprime très bien ! Ce qui peut être un écueil dans la réalisation de ce projet, c’est que je trouve qu’il n’a pas une discussion très variée ; il parle beaucoup pour réclamer des choses, se plaindre de ne pas avoir une énième paire de basket... Mais ça pourrait être intéressant !
    La clinique de la Borde : ça semble être un bon établissement ! Malheureusement, c’est assez éloigné de Lyon. Mais selon l’état de mon frère, je pourrais être amenée à prendre la décision de le faire suivre hors de Lyon. Merci pour la référence !
    Quand je cite Flaubert, je parle de moi. Cette phrase, je la trouve belle, en la découvrant j’ai directement pensé à mon cas. Il y a tout un versant de ma personnalité que je retrouve dans cette phrase, mais j’essaye de combattre de cette sensibilité qui prend trop d’ampleur parfois (pour trois fois rien, bien souvent) et qui m’ôte donc toute objectivité, cette exacerbation des sentiments qui n’est presque bonne que dans l’art (et l’amour parfois).
    Bonne rentrée également,

    Bien à vous

    Kahina

  • Très beau texte ! Merci pour le partage !

  • Cher Jean-Paul,

    Merci pour votre lecture et tous ces compliments ! Concernant mon frère, il parle, oui. Il parle souvent pour réclamer des choses ; parfois il se plaint, et c’est légitime. De temps en temps, il a raison sur toute la ligne. Son discours est tout à fait cohérent, hormis lorsqu’il est en crise de colère. Parfois, il fait des caprices parce qu’il est sans cesse dans la sollicitude matérielle et qu’il faut savoir lui imposer des règles. A d’autres moments, je l’entends chuchoter, ou rire ; je me suis beaucoup concentrée pour tenter de déchiffrer ses murmures, je crois qu’il (se) raconte ce qu’il va faire et rit de certains souvenirs. Je sais aussi que dehors, il adopte un comportement complètement différent, il peut chanter, danser, hurler, c’est à l’extérieur qu’il s’exprime, peut-être parce qu’à l’intérieur du cocon familial, nous tentons d’ "édulcorer" sa folie. In fine, j’ai compris qu’il fallait le laisser vivre dans son monde. Tant qu’il est heureux...
    Au plaisir de vous lire, bonne soirée !

    Amicalement,

    Kahina

  • Un récit bouleversant ! Merci !

  • Chère Isadora,

    Merci pour votre lecture et votre commentaire. Le professeur de votre fille était dans le stéréotype comme beaucoup d’autres. Dans l’imaginaire, la caissière est fondamentalement une bécasse. Beaucoup de colère dans ce texte, vous avez raison, les nerfs encore à vif devant tant d’injustice. Écrire m’a permis de dénoncer pour pouvoir m’affranchir.
    Bonne journée,

    Kahina

  • Bonjour,
    Quel texte bouleversant ! Un style divin qui célèbre l’amour d’un père pour son fils ! Bravo, vous parvenez bien à transmettre vos émotions !
    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour,
    Très beau texte, vous mettez des mots sur la situation que vivent beaucoup de familles. Merci !
    Kahina

  • Je reste convaincue que le premier amour laisse une trace indélébile en nous. Particulièrement lorsque la rupture a été douloureuse. Le premier amour nous vole une chose : notre innocence. Celle qui nous fait croire que tout est bien dans le meilleur des mondes possibles, juste parce qu’on est amoureux. Passer 25 minutes dans un autobus à côté de celui qu’on est aime, c’est bien mieux qu’un voyage au bout du monde, parce qu’à nos yeux, le monde, c’est lui. Je pense qu’on peut retomber amoureux mais jamais de la même façon, la fougue est différente. Beaucoup de personnes ont besoin d’écrire leur premier amour, des années après parfois ; ce n’est pas anodin. C’est "comme un regret" parfois, dont il faut parler pour pouvoir l’expier, une colère qu’il faut vomir pour aller mieux. Parvient-on à faire table rase ? Je ne sais pas. Cela dépend des tempéraments sûrement Je me suis parfois reconnue dans votre texte. Je vous comprends donc. Aujourd’hui j’aime à nouveau, d’un amour "mature", cet homme est la prunelle de mes yeux. Mais je crois que je porte encore certains stigmates de mon premier amour. Quelque chose est écorché en moi. Malgré les années de souffrance, je ne regrette pas d’avoir rencontré cet homme. Parce que j’ai connu l’amour, le véritable, l’intense, celui qui vous prend aux tripes, cette parenthèse enchantée, celle-là même qui vous rend poète, fait gravir les montagnes et vous donne un teint de pêche !
    Bien à vous !

    Kahina

  • Cher Billy,
    Votre texte pointe du doigt des problèmes bien réels mais votre style si particulier, permet de dédramatiser. Ça me rappelle ce texte dans lequel vous racontez votre expérience de "fantôme du croisement". Excellent ! J’aime ! Au plaisir de vous relire !

    Kahina

  • Bonsoir,
    Texte très touchant. Malgré la page "tournée", quelque chose demeure toujours concernant le premier amour... Vous l’exprimez si bien !
    Bonne soirée,

    Kahina

  • Bonjour Isabelle,
    Si vous avez trouvé l’écoute et le soutien nécessaire alors j’en suis heureuse ! Le travail des infirmiers est génial et vous avez raison, ils font du mieux possible. En revanche, ce qui me convient beaucoup moins, c’est un certain fonctionnement (les psychiatres qui ne sont pas forcément disponibles, le turn over de ces médecins qui fait que le malade doit s’habituer, s’ouvrir, faire confiance à chaque nouvel intervenant, les réponses que l’on ne peut pas m’apporter, les crises qui s’achèvent par une dose de cheval de tranquillisants pour "calmer" la personne alors que parfois, la discussion aurait suffit... ). Je parle de ma propre expérience. Je ne suis pas convaincue, dans le cas de mon frère, que les internements l’aient forcément aidé. Mais bon, toutes les pathologies mentales sont différentes et je pense que chacun réagit différemment. Je suis néanmoins convaincue de la nécessité de l’hospitalisation dans certains cas. Je crois qu’il faut une prise de conscience de la part de ceux qui nous gouvernent. Certaines choses doivent changer.

  • Chère Isabelle, votre témoignage est vraiment bouleversant. Vous parlez d’un monde que je ne connais que trop. Le monde de l’hôpital psychiatrique qui n’apporte aucun répit mais provoque souvent un stress supplémentaire pour les malades. Le seul objectif en rentrant dans ces institutions : en sortir le plus vite possible. C’est assez problématique. Mon frère est atteint de schizophrénie et, après de nombreux séjours en hôpital, j’ai compris que c’était plus nuisible pour lui qu’autre chose. Vous le dîtes si bien, le psy qui n’est là qu’une à deux heures par jour et qui ne s’occupe que des cas les plus urgents... C’est anormal, je pense que chaque patient a besoin d’une écoute quotidienne et que l’enfermement et les médicaments ne sont
    pas la solution. En cas de crise, on enferme en chambre d’isolement et on augmente la dose de médicaments. Je ne suis pas d’accord avec ces pratiques. Voilà pourquoi, j’ai fait sortir mon frère de l’hôpital à chaque fois que j’ai assisté à ces dérives. Vu le prix que coûte une journée d’internement je considère qu’il devrait y avoir un plus grand respect à l’égard des malades et une meilleure prise en charge. Je vous souhaite d’aller mieux !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Cher Jean Christophe, merci pour votre lecture. Beaucoup déconsidèrent les caissières ou agents d’entretien. Ces personnes sont trop souvent perçues comme faisant partie "du décor"... Un sourire, un bonjour, c’est gratuit et ça permet à l’autre de se sentir considéré. C’est quand même dur de supporter chaque jour l’ignorance mais aussi le dédain. J’ai déjà travaillé en tant que "femme de ménage" dans des bureaux. J’en suis encore choquée et en colère, des années après, en repensant au comportement de certaines personnes qui y travaillaient. Il faut une prise de conscience. Vous l’avez eue ! Merci !
    Je vous souhaite une bonne soirée,
    Kahina

  • J’ai bien entendu vos propos sur la démission, et je suis entièrement d’accord avec vous, relisez mon commentaire ! En parlant de mon propre cas (choisir de démissionner et envisager la démission comme une option à prendre en compte dans mes expériences professionnelles futures) je ne peux que considérer sa dimension salutaire. Simplement, certaines personnes ne peuvent pas prendre cette option même si elles le voudraient, parce qu’elles sont tenaillées par certaines obligations. Concernant l’organisation du travail, mon commentaire était également en accord avec le vôtre. L’intérêt de l’entreprise c’est la rentabilité qu’apporte le salarié. Et moi, lorsque ça dépasse les limites, ça me dérange. Je refuse d’être déconsidérée.

    Kahina

  • Marie,
    Merci pour votre lecture. Je crois que ceux pour lesquels nous travaillons (la plupart), n’ont aucun intérêt à organiser le travail de manière à ce que ça arrange le plus grand nombre. Nous ne sommes que des pions, là pour faire du chiffre, tout est quantifié, calculé, et donc le facteur "humain" n’entre plus en considération. J’ai fait le choix de démissionner parce que ma part d’humanité est trop réfractaire à ce fonctionnement. Peut-être, que c’est une erreur de ma part. Peut-être, que je devrais laisser ma part d’idéal au placard. Vous avez raison, démissionner n’est pas le fait du plus grand nombre, parce qu’il y a certains aspects à prendre en compte avant d’opter pour ce choix (factures à payer, enfants à nourrir...). Je sais néanmoins que je démissionnerais à nouveau, si je juge mes conditions de travail inacceptables.

    Bon après-midi

    Kahina

  • Chère Marie. Merci pour votre lecture ! J’ai trouvé votre commentaire particulièrement beau. Vos mots me touchent, me parlent, mais pourraient parler à plein d’autres, qui vivent mille autres situations. Merci !

    Bon après-midi,

    Kahina

  • Chère Vicky,
    Ce nouveau texte ,tout comme Mon capital estomac crée un sentiment de colère à la lecture, de profonde injustice. Mon frère a connu une situation similaire par rapport au versement de son AAH, la personne en charge de son dossier n’a pas renouvelé la demande d’allocation à temps et un jour, je n’ai plus reçu le virement de sa pension... J’ai dû faire une demande de RSA d’urgence pour lui garantir un minimum de ressources. Cette situation court depuis Octobre et l’AAH n’est toujours pas versée donc, comme votre famille c’est mon frère qui pâtit de cette baisse de ressources. C’est incroyable, et puis on nous parle de délai, comme si la situation n’était pas assez urgente. Ce ne sont pas eux qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins... Notre sort leur importe peu... Mais il faut continuer à se battre.
    Merci pour ce texte,

    Bien à vous,

    Kahina

  • Cher Redha,
    Merci pour votre lecture et ce commentaire qui me touche énormément ! Beaucoup sont obsédés par mille choses futiles alors que le véritable bonheur réside dans si peu de choses ! Beaucoup perdent leur part d’humanité au nom de je ne sais quelles valeurs. Beaucoup pensent que mon frère est une charge et me donnent des conseils qui me permettraient de me "décharger". Mais, qui dit "décharger", dit "charge" et mon frère n’en n’est pas une. Il est un être humain au même titre que tous les autres et puisqu’il est malade, il est plus ou moins dépendant. Je n’attends rien en retour de mon action envers mon grand frère : ni respect, ni remerciement, ni pitié. Je défends seulement mes valeurs comme je l’ai maintes fois répété. Je pense que nous les partageons, votre commentaire a résumé ma pensée ! Merci !

  • Bonsoir,
    Quel beau témoignage ! J’avais déjà entendu parlé du compagnonnage mais mon savoir sur le sujet restait très superficiel ! Vous m’avez donc quelque peu éclairée. Au niveau du travail de la pierre, j’ai toujours eu l’impression que c’était une activité "d’un autre temps", vous nous prouvez tout le contraire ! Le plus beau, c’est l’amour que vous portez à votre travail et il n’y a pas mieux que cela, aimer ce que l’on fait !
    Merci !

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Chère Marie, j’ai trouvé votre texte très fort. Vous montrez bien l’envers du décor du métier d’enseignant. Je suis deux fois plus persuadée, à la suite de cette lecture, qu’il faut avoir mille qualités et surtout, bien du courage pour choisir la voie de l’enseignement ! Merci pour ce texte !

    Kahina

  • Bonjour,
    Votre texte représente bien le monde du travail tel que je me le figure. Un monde hypocrite et hiérarchisé. C’est bien triste à voir ! Mais pouvons-nous y faire grand chose à notre hauteur de "petit rien" ?? Témoigner, c’est déjà un premier pas je pense ! Merci !
    Bon après-midi,

    Kahina

  • Bonsoir,
    Quel texte ! Chacun de ces portrait est déchirant ! On se rend compte que les mentalités, dans notre société, doivent évoluer. Il y a trop d’oubliés... Merci d’avoir donné une visibilité à ces SDF, ces exilés, ces malades qui sont avant tout des hommes et des femmes !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Chère Vicky,
    Beau texte, poignant, une lecture qui me fut difficile. C’est dur de perdre un ami. Parce qu’on ouvre parfois plus son coeur à une amie qu’à son propre frère. Parce qu’un ami, peut devenir "une part de nous", un double, une moitié. Ces quelques mots m’ont marqué : "L’aide, c’est un anneau de la chaîne de la solidarité humaine que chacun peut faire, s’il en a envie, mais il ne faut jamais en demander de contrepartie. Jamais.". Je partage complètement cette conception des choses ! Merci !

    Bonne soirée,
    Kahina

  • Chère Catherine,
    D’accord avec vous ! Au plaisir de vous relire !

    Amicalement,

    Kahina

  • C’est intéressant de parler d’"urgence" je trouve ! Je viens d’achever l’écriture d’un texte sur mon premier amour et j’ai aussi ressenti ce sentiment d’urgence. Comme s’il y avait un besoin impérieux de fixer définitivement cette histoire... Pour avancer ? En faire le deuil ? Mettre enfin des mots sur ce que notre conscience rumine depuis des années ? Je n’ai toujours pas la réponse...

    Bien à vous,

    Kahina

  • Catherine,
    Heureusement que vous les vivez différemment ! Ce texte l’avez vous écrit récemment ? a-t-il été difficile à écrire ?

  • Bonsoir,
    Un texte poignant ! Merci !
    Bonne soirée

  • @Patrice Obert : Bonsoir et merci pour votre lecture et votre commentaire. J’ai très tôt compris que pour le monde médical, mon frère n’était qu’un malade parmi d’autres. Je me souviens de ces pyjamas, verts, bleus ou jaunes que les malades portaient selon le service. Un uniforme de prisonnier... Je me souviens aussi des psychiatres qui le connaissaient depuis peu et qui augmentaient les doses médicamenteuses en fonction de certains comportements de mon frère qui étaient justifiés (on lui promet une permission qu’on annule sans raison la veille... Crise de colère... Double dose de calmants pour l’inhiber...). Très tôt, j’ai compris que mes parents n’avaient pas toutes les armes pour aider mon frère bien qu’ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient (barrière culturelle, barrière de la langue...). Si ce jeune homme de trente-et-un ans est un schizophrène depuis onze ans, c’est mon frère aîné, celui avec lequel j’ai la plupart de mes souvenirs d’enfance, celui que j’admirais et que je craignais en même temps, mon héros. Alors je choisis de devenir une part de sa conscience, pour tendre vers ce qui est mieux pour lui. Mon objectif est qu’il trouve un equilibre, puisse vivre en autonomie et travailler. Le monde médical n’est présent que pour lui injecter tous les 28 jours une dose de Xeplion 100mg. Pour le reste, je m’en occupe !
    Bonne soirée !

    @Sayuri Fumiko : Bonsoir ! Merci pour votre lecture et votre commentaire !
    Bien à vous

    Kahina

  • Chère Raphaëlle,
    Je vous remercie pour votre lecture de mon texte et tous ces compliments ! Vous m’en voyez très honorée !
    Je crois qu’écrire a un pouvoir parfois expiatoire, vous l’exprimez bien dans votre réponse. Effectivement, le passage à l’âge adulte peut s’avérer violent, lorsqu’on prend de plein fouet la véritable nature du monde et qu’on comprend que rien n’est idéal. J’en fais l’expérience chaque jour... Aimer à 19 ans c’est peut-être jeune, mais certains amours, à travers leur côté passionnel, l’échec qui en découle, font grandir d´un coup. Partager son histoire avec une communauté permet de se sentir moins seul, plus fort parfois. Écrire, vous à permis de sortir de ce cercle amoureux infernal. Et croyez-moi, d’expérience, je sais que c’est une grande victoire ! ;-)

    Beaucoup de bonheur pour la suite,

    Bonne journée !

    Kahina

  • Chère Raphaëlle,

    Votre texte m’a bouleversée, peut-être parce que je connais les enjeux, cette attente interminable, cette véritable meurtrissure de savoir que celui qu’on aime est dans les bras d’une autre. Malgré tout, espérer, encore et toujours. Malheureusement, je pense que c’est passer à côté de sa vie, que d’attendre un homme (ou une femme !) pendant que lui continue le cours de son existence. Je sais, tout votre être vous dit que c’est lui et pas un autre. Il faut accepter de fermer le livre parfois, même si c’est douloureux. Je suis convaincue que c’est un autre homme qui vous fera l’oublier. Vous finirez par vous rendre compte de ce que vous avez gagné.
    Beaucoup de courage,

    Belle soirée,

    Kahina

  • Bonsoir,
    Toutes ces procédures, ces outils déshumanisants, ces grilles aberrantes vers quoi tendent-elles ? Toujours plus de déshumanisation. "Standardisation des pratiques" : cette expression m’horrifie. On ne peut agir de la même manière selon que ce soit Pierre, Paul ou Jacques ! L’être est reconnu sous le seul prisme de son handicap et je pense, d’expérience que ce n’est absolument pas ce qui aide le malade à aller mieux. Mais que pouvons-nous y faire à notre petite échelle ? Ainsi va la nouvelle marche du Monde !

    Bonne soirée

    Kahina

  • C’est ce qui est le plus beau je trouve, communiquer. Partager son vécu avec les autres. C’est s’ouvrir au monde ! Longue vie à cette société !
    Bonne soirée ;-)

  • Bonsoir,
    Très beau texte, bien écrit et instructif ! Je n’avais jamais entendu parler de la peinture sèche en film. Grâce à vous, j’ai appris quelque chose aujourd’hui ! Merci !

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Chère Catherine,
    Cela me dépasse, on nous propose de nous exprimer, nous qui nous disons "sous-représentés" et vous me parlez de réflexion sur les textes publiés ? Une réflexion de quel ordre ? Il faudrait donc privilégier des thèmes par rapports à d’autres ? Nous octroyer le droit de dire que tel ou tel texte est publiable ou non selon le degré de "sous-représentation" ? La démocratie selon moi c’est de donner une voix à chacun. Faire publier son récit sur Raconter la vie, c’est une volonté de partage de la part des auteurs. Et il faudrait refuser leur voix parce leur récit contrevient (selon vous) au principe de sous-représentation ? Je suis offusquée. Je suis désolée, je ne partage pas votre avis, je suis profondément affligée de lire de tels discours.

  • Bonjour,

    Très beau texte ! J’ai eu l’impression de visiter ces maisons avec vous ! Vous montrez bien que la recherche d’un logement qui nous convienne totalement est parfois difficile ! Je trouve que votre récit a toute sa place sur le site et j’espère vous relire à nouveau !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Je crois que le métier de professeur consiste à s’accrocher, perpétuellement. Je suis étudiante en lettres et on m’a souvent conseillé de m’orienter vers l’enseignement. Pour rien au monde ! Il ne suffit pas d’être pédagogue ou d’aimer son métier pour être enseignant, il faut accepter TOUT ce qui va avec, vous le montrez si bien ! Comme le dit Ariane Mnouchkine, "les profs sont les héros des temps modernes" !

  • Cher Louis,
    Très beau récit, très drôle ! Qu’elle est dure la vie de prof ! Heureusement qu’il reste la vocation !
    Mais ça ne fait pas tout, hein ?
    Bonne soirée,

    Kahina

  • Chère Emma,
    Merci pour ce texte très émouvant. On ressent votre détresse, on compatit. Lorsqu’on connait la teneur de ce sentiment qu’est la passion, passion que j’assimile presque à de la folie, sa violence destructrice, sa fureur incontrôlable, on ne peut être que bouleversé par vos mots. Je vous conseille de continuer de suivi psychologique qui vous permettra de vivre pour vous et nous plus lui.
    Bien à vous,

    Kahina

  • Vos commentaires me laissent sans voix. En France, en 2014, on choisi donc d’abandonner des malades à leur propre sort ? Alors qu’il existe un traitement pour soulager leurs maux ? Alors que chaque année, les ministres et leurs collaborateurs se partagent des millions d’euros en primes ? Alors que les dépenses publiques sont utilisées parfois de manière plus que futile ? Et on ne peut pas rembourser certains traitements médicaux ? Je suis tout bonnement écœurée. Mais pourquoi donc m’étonner ? Il y a un non-sens total, une injustice profonde. Qu’il ne faut pas taire. Merci d’avoir écrit. Et partagé votre histoire. Malgré tout, vous avancez et ce, avec dignité et exemplarité. Bravo !
    Kahina

  • Bonjour,
    Votre texte m’a scié. À différents niveaux : votre ténacité, de votre envie d’avancer pour votre fille, pour vous-même. Il est incroyable que l’on vous laisse dans cet état pour un prétexte financier. Surtout que 150€ ce n’est pas forcément le traitement le plus onéreux qui soit. C’est criminel. N’y-a-t’il pas de recours possibles auprès de certaines instances ? Demander une prise en charge complète à la CPAM qui peut le faire dans le cadre d’une Affection Longue Durée (hors liste). Voir avec une mutuelle. Rencontrer une assistante sociale. Diffuser une pétition sur les réseaux sociaux. Envoyer une lettre au maire. Au Premier Ministre. Au Président. Si c’était eux dans votre cas, il y aurait eu une solution je pense. Déposer plainte. C’est injuste. Je suis en colère. Quel constat ! Ce corps médical qui vous retire ce traitement salutaire n’a pas d’âme. Sa vocation est de soigner. Votre remède est connu. Mais on vous le donne pour mieux vous le retirer. C’est honteux. Et surtout complètement illogique.
    Je vous souhaite beaucoup de courage.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonsoir,
    Votre texte est un uppercut ! Il est intense et violent. Merveilleusement bien écrit ! Vous ne prenez pas de gants pour évoquer la réalité de ces personnes qui viennent vous demander de les sauver. Merci.

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Bonjour,
    Beau texte ! Cette douce mélancolie qui nous emporte parfois n’est-elle pas une perpétuelle remise en question ? J’aurais aimé en lire plus !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Chère Myriam,
    Merci pour votre lecture et tous ces gentils compliments ! Ça me touche beaucoup !
    Bonne fin de journée,

    Kahina

  • Chère Peggy,
    Votre texte m’a fait pleurer, je suis horrifiée par cette société. Je suis même révoltée. Je suis en colère. Monsieur K. a tout fait pour prendre soin de sa femme malade, jusqu’au point de non-retour. Parce qu’il n’a pas eu l’aide nécessaire. Ça doit être très éprouvant de prendre en charge un malade surtout lorsqu’on est âgé de 94 ans. Quand on a un membre de sa famille qui est malade, on n’a pas cinquante options qui se présentent à nous : s’en occuper du mieux qu’on peut ou déléguer tout ou en partie (ce qui est totalement compréhensible). Monsieur K. a fait un choix très courageux c’est un acte d’amour, c’est admirable et il méritait de voir une partie de son histoire publiée sur ce site. Tous vs textes sont très touchants et vous nous apportez beaucoup en les publiant, continuez !

    Bonne fin d’après-midi,

    Kahina

  • Chère Nathalie,
    Un texte très beau, très touchant, j’ai parfois eu l’impression de me relire. Finalement, par l’écrit vous parvenez à traduire "le fonctionnement" psychologique de cette dame.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Cher Louis,
    Merci pour ce voyage en Egypte ! Vous avez fait le choix de tout quitter pour continuer à enseigner, loin de votre pays et de votre famille. Comme vous le dites, à 62 ans vous êtes "encore valide" et vous avez raison ! Je trouve votre récit tout-à-fait cohérent, la fin de me dérange pas, mais vu qu’il continue, j’aimerais avoir l’honneur de lire la suite, donc si vous pouviez me la faire parvenir par mail ce serait sympa ;-)
    Je vous laisse mon adresse mail : kahina.saidi@yahoo.fr

    Au plaisir de vous relire,

    Kahina

  • Quel texte bouleversant ! j’en suis toute retournée !
    Merci !

  • Cher Richard,
    Votre texte est très beau, vous parlez sans détours, naturellement, de cette addiction qui a pu être la vôtre. Vous allez même plus loin ; vous parlez aussi de toutes les manoeuvres secrètes grâce auxquelles vous pouviez boire encore plus et je crois que c’est important d’en témoigner mais peut-être plus difficile à révéler. Vous le faites avec brio ! Sachez que ce n’est pas qu’un "simple témoignage", c’est un acte de foi !

    Amicalement,

    Kahina

  • Bonsoir,
    Très beau récit, très touchant. Le fait de ne pas vouloir d’enfant est un sujet tabou. Vous parvenez à mettre des mots sur votre choix et finalement, on vous comprend. Mais, on n’est jamais sûr de rien ; aujourd’hui, vous êtes maman (ou mère !!). Merci !

    Kahina

  • Cher Philippe,

    Un très bon texte ( dans tous les sens du terme !), vous m’avez donné envie de goûter à ces plats !! J’aime le goût du travail bien fait, aujourd’hui, on n’est plus sûr de ce que l’on mange dans les restaurants. De nombreuses émissions sur le sujet sèment le doute sur la qualité des plats servis dans les restaurants (aliments surgelés, plus très frais, industriels, poisson d’élevage alors qu’il est marqué comme sauvage...). Vous nous prouvez qu’il reste des gens qui aiment le bon, le bien fait et qui se démènent financièrement et physiquement pour pouvoir servir le meilleur à leurs clients. Merci pour ce texte !

    Amicalement,

    Kahina

  • Cher Jennifer,
    Quelle ténacité ! Vous êtes très courageuse d’étudier tout en ayant un enfant. C’est clair que ça aide à mûrir plus rapidement. Vous incarnez bien le fait qu’on puisse avoir plusieurs rôles en même temps et qu’on peut arriver à tout gérer ( bien-sûr, non sans difficultés). Vous êtes un bel exemple ! Merci,

    Kahina

  • Bonsoir,
    Très beau texte, très touchant ! Merci ! Soigner les gens, s’engager dans l’humanitaire, quelles belles vocations ! Bravo !

    Kahina

  • Chère Alice,
    Tout quitter pour mieux recommencer ! Voilà ce que je tire de votre texte. Pensez à vous avant tout. C’est en guérissant de certaines de vos blessures que vous vous ouvrirez aux autres. Je vous souhaite le meilleur !

    Amicalement,

    Kahina

  • Cher Billy,

    Merci pour ce récit vif, vrai, sans concession qui décrit un travail très physique et dont on entend pas souvent parler. J’aime beaucoup votre style, j’irai jeter un coup d’oeil à votre blog !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour,
    Merci pour votre lecture !
    Le véritable roi est l’argent ; oui, générer du profit est l’objectif numéro un dans le monde du travail. Faire du chiffre, investir. Au mépris de certaines libertés fondamentales. Au-delà des libertés du salarié, je parle des libertés dont doivent pouvoir jouir tous les êtres humains. Quand on a des patrons ou des responsables qui écrasent leurs employés pour un tas de raisons qui ne relèvent pas forcément du travail en lui-même (volonté d’asseoir son autorité...) et qu’on voit que certains salariés ne se défendent pas par crainte de perdre leur travail et bien, ça me fout en rogne. Alors je démissionne ! Et si mes droits sont bafoués de nouveau, je ne me laisserais pas faire. Démissionner, ça a été une libération, mais une fuite quelque part. Avec le recul, je pense que j’aurais dû me battre (syndicat, prudhommes) parce que certaines pratiques étaient illégales. Il faut tirer des enseignements de chaque expérience !

    Bonne fin d’après-midi,

    Kahina

  • Chère Véronique,
    Merci pour ce récit, merci d’avoir rapporté le témoignage de ces trois hommes. L’univers carcéral est une grande inconnue pour beaucoup de gens. En donnant la parole à des personnes emprisonnées vous leurs rendez une certaine dignité et faites entendre leur voix. Les UVF leurs permettent de continuer à avoir une semblant de vie familiale, une intimité, elles devraient être développées à plus de prisons.

    Amicalement,

    Kahina

  • Oups !! Jean-Christophe ! Pardon ;-)

  • Cher Jean-François,
    Quel texte émouvant ! Souvent, lors des divorces, les enfants deviennent des armes qui permettent d’atteindre l’ex-conjoint. Vous l’exprimez bien. Il faut prendre le temps de vous reconstruire personnellement pour pouvoir essayer de nouer une meilleure relation avec vos enfants. Beaucoup de courage !

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Effectivement, j’ai oublié d’ajouter la patience qui est une qualité fondamentale pour un enseignant. Bon, on va dire que les boulettes sont un passage obligé ;-)

  • Merci pour votre lecture et ce commentaire, cher Julien. Une expérience comme celle-là, c’est une gifle que l’on se prend en plein visage. Oui, j’ai peur de rentrer dans la vie active mais je me battrai pour exercer le métier que j’aime. Sans soumission à aucun diktat. Je suis peut-être bien naïve, mais je suis convaincue qu’on peut faire changer les choses.

    Kahina

  • Cher Julien,
    Vous avez raison, de nombreux intellectuels se sont convertis à l’Islam. Mais ce n’est pas d’eux que l’on parle le plus. C’est pour cela que je me suis limité aux convertis que l’on considère comme marginaux etc. La tolérance est une vertu de nos jours. Et pas seulement au niveau religieux. Aimez ceux qui vous aiment pour ce que vous êtes réellement !

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Cher Skander,
    Merci pour cette immersion dans votre vie de professeur. Vous nous donnez un point de vue du "dedans". Enseigner dans un collège classé ZEP ne doit pas être simple. Mais vous parvenez à dédramatiser les choses. À démonter certains préjugés. En tant que collégienne, j’ai eu des professeurs passionnants qui m’ont donné goût à leur matière. Je me rappelle aussi d’un prof de maths dépressif à qui les élèves lançaient des boulettes lorsqu’il avait le dos tourné, son cours était chaotique... J’admire les professeurs, qui parfois enseignent à des élèves très difficiles. Parfois, il faut avoir beaucoup de courage, de passion, de force, d’amour et d’optimisme pour enseigner. Ce sont des qualités qui ressortent de votre texte. Bravo !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Cher Julien,
    Beau récit qu’est le vôtre ! Vous pratiquez votre religion en privé et je crois que vous vous en portez mieux. Vous êtes courageux d’écrire un récit portant sur ce sujet dans une ère où l’Islam n’est pas très bien perçu et où, lorsqu’on parle d’un converti à l’Islam, on entend souvent dire que c’est une personne en mal-être, précaire, marginale. Vous montrez aussi comment la pratique d’une religion, peu importe laquelle, peut complexifier les relations avec les autres (non-consommation d’alcool, de porc...) et finalement, on s’aperçoit que la tolérance des autres est assez ténue.

    Paix à vous,

    Kahina

  • Récit édifiant qui ne dévoile de la prostitution, pas seulement ce qu’on en voit, entend dire mais ce qui se cache derrière cette pratique. Comme le dit bien Nathalie, votre texte parvient à démystifier la prostitution. Vous êtes très courageuse d’avoir écrit ce récit. Bien vu, le jeu de mots sur le titre ! Je vous souhaite de voir le jour dans sa totalité !

    Kahina

  • Un texte merveilleusement bien écrit. Très touchant...

  • Vous avez tout dit, il n’y a pas une seule schizophrénie. Ce qui est important c’est de ne pas vivre en tant que soeur, à "l’intérieur" de la maladie mais à côté d’elle. Oui, le regard de la société est douloureux. Je ne m’en suis pas encore totalement affranchie ( il faut savoir que mon frère s’habille de façon parfois très étrange pour le commun des mortels). Mais il faut malgré tout avancer, aller de l’avant pour eux, pour nous.
    Beaucoup de courage. Nous pouvons nous contacter par mail si vous souhaiter parler.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour,

    Votre récit m’a plus que bouleversée. Une misère sociale qui fait si mal ! Vous accomplissez de grandes choses et dépassez votre rôle ce qui est honorable, admirable.

    Amicalement,

    Kahina

  • Bonjour,

    Vous livrez un récit très pertinent. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Il pointe du doigt une situation à laquelle sont confrontés bons nombres d’élèves ! J’ai également connu le traumatisme de la première année de fac, j’avais arrêté en cours d’année... Je suis assez pessimiste et je crois que la situation continuera à se dégrader. Pour échapper au principe du bachotage, certains parents choisissent des méthodes d’éducation alternatives, à l’image des écoles Montessori, où l’on aide l’enfant à apprendre par lui-même. Mais ces écoles sont élitistes car trop onéreuses.

    Bon après-midi,

    Kahina

  • Chère Floriane,
    Merci pour votre lecture et ce commentaire. Je ne sais pas si c’est un membre de votre famille qui est malade ou bien des personnes que vous accompagnez dans le cadre de votre métier d’éducatrice spécialisée. Il ne faut pas être aussi pessimiste ; la suite, dans le cas des maladies psychotiques est très fluctuante. Certains malades vivent une existence presque "normale". Mais j’ai une intime persuasion, c’est qu’on ne peut pas abandonner ces personnes à leur sort. C’est pour cela que même si les proches sont dépassés, des institutions extérieures jouent le rôles d’accompagnants. D’ailleurs, j’ai choisi de ne pas gérer l’argent de mon frère car je cède trop à ses caprices et donc, je n’aurais pas pu thésauriser une partie de son argent comme le fait l’UDAF. La fin de votre commentaire est très intéressante . Le monde de fous, n’est-il pas un monde dans lequel nous évoluons également ? Certes, il y a échelles de folies. La folie mentale est placée en haut de l’échelle. On a peur de celui à qui la conscience échappe. Mais par amour, j’ai vu des actes, pire que ceux d’un schizophrène ! Un conseil, restez positive, soyez organisée dans votre vie, peut-être pour tenter de conserver du temps pour vous (j’avoue que j’y arrive difficilement parce que je suis trop maternelle). Mais en conclusion, je sais que mes efforts ne sont pas vains et que chacun de mes actes a pour but le meilleur qui soit pour mon frère !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour,

    C’est beau d’aimer son métier ! J’aime la manière dont vous parlez du livre ! Étudiante en Lettres c’est j’ai un grand respect pour les livres aussi bien pour le récit que l’auteur nous livre que pour le matériau en lui-même. Ainsi, je ne peux me résoudre à surligner ou annoter dans un livre. Je me renseignerai sur les ateliers qui existent dans ma ville car cela doit être bien enrichissant ! Merci encore pour ce beau texte, heureusement qu’il y a des gens comme vous, vous êtes une "infirmière" du livre !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Chère Sandrine, quel métier magnifique que celui de relieuse ! Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas lu ce récit avant. Vous êtes une fée des livres ! Je ne pensais pas que l’on pouvait s’adresser à des relieurs pour redonner vie à un bouquin ! Vous êtes juste formidable ! Même si le salaire ne suit pas, je crois qu’il faut avant tout aimer son métier. Bravo !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour,

    Voilà un très beau texte, très touchant. Un événement heureux ou malheureux peut détruire un couple... ou le renforcer. Beaucoup de nostalgie transparait de vos mots et aussi une certaine lucidité à mon sens. On se sépare parfois de l’être aimé à cause de notre égo ou de peurs. Vous l’exprimez bien. Merci !

    Bonne journée,

    Kahina

  • Bonsoir,
    J’ai effectivement pensé à mon ex travail de caissière en lisant certains passages de votre texte. Beaucoup de gens travaillent dans des conditions peu acceptables. Et c’est bien de témoigner de cela. Je n’aurais jamais pensé à écrire sur la personne qui surveille les points d’école ! Je trouve que c’est le profil type de l’invisible (malgré son gilet jaune !). Au plaisir de vous relire !

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Cher Omar,

    Bravo pour ce texte ! Un style complètement différent de celui de vos deux premiers textes, que j’ai eu le plaisir de lire. Un style très allant je trouve ! En filigrane, on découvre pas mal de critiques qui, à mon sens, sont justifiées : un travail précaire, un uniforme humiliant, une déshumanisation (bien vu le monologue ubuesque adressé au feu tricolore !). Le tout, ponctué de certaines réflexions sur la vie, la chance des uns pour lesquels le ballon tourne dans le bon sens, et des autres qui retournent d’où ils viennent, au pied du lampadaire... Merci pour ce partage,

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonsoir,

    Un récit émouvant. Une prise de conscience qu’après avoir semé, on ne récolte rien. Tout donner professionnellement, c’est s’occulter personnellement. Beau témoignage. Merci.

    Kahina

  • Bonsoir,
    J’ai trouvé votre texte passionnant ! Oui, les gens vous regarderont toujours, que vous soyez petite ou grosse, grande ou maigre, belle ou laide. C’est ainsi. C’est pathologique ! Mais comme cela ne changera pas, la seule issue est d’accepter sa différence pour mieux la vivre, et enfin l’assumer. Vous entourer des bonnes personnes est la meilleure chose à faire, celles qui ne vous voient pas comme celle qui est différente. Je vous souhaite de vous épanouir !

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Bonjour,
    Beaucoup de vitalité ressort de votre texte ! Vous êtes très courageuse d’avoir tout quitté pour vous épanouir ! Vous en avez été récompensée ! Il ne faut pas craindre de tenter les choses ! Vous en êtes la preuve !

    Kahina

  • Bonjour,
    Merci pour votre commentaire. Je partage entièrement votre avis. Mais voir une évolution possible des choses me semble bien illusoire ! Presque toutes mes anciennes collègues craignaient la hiérarchie et donc, étaient très dociles. La rébellion pouvait leurs valoir leur poste. Alors écrire... Indubitablement on se tait et on supporte...

    Bonne journée,

    Kahina

  • Chère Micheline,
    Merci pour votre lecture et votre commentaire. Je pense que ce texte avait une raison d’être ; il a été une thérapie parce que cette expérience a été difficile et l’exprimer à l’écrit permet de se libérer et de regarder les choses sous un prisme différent !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Merci pour ce récit Axelle ! Je ne connais rien à la vie des détenus, c’est assez édifiant et instructif comme témoignage !

    Kahina

  • Bonjour,

    Vous parvenez à transmettre beaucoup de choses à travers ce récit. Bravo ! Vous lui avez donné vie. Nous sentons les odeurs, assistons au spectacle de ces vieillards qui mangent, nous entendons le bruit des dentiers qui s’entrechoquent. Dans votre description de la maison de retraite, j’ai retrouvé beaucoup d’éléments de l’hôpital psychiatrique. Je connais cette ambiance qui révulse et qui donne envie de partir en courant loin, très loin sans se retourner...

    Bonne journée,

    Kahina

  • Bonjour,

    Récit bref mais qui tient en haleine, j’ai adoré le style !

    Kahina

  • Chère Audrey,
    Qu’il est dur d’aimer parfois ! Des éléments périphériques (la belle mère, je connais ça !!) peuvent perturber une relation. Et vous en avez fait les frais. Je persiste à croire qu’il faut se battre en amour, même si malheureusement, c’est parfois voué à l’échec. Il faut continuer à avancer, malgré la douleur...

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour,
    J’ai lu votre récit avec beaucoup d’intérêt. L’histoire familiale joue un tel rôle dans la construction de l’enfant ! Ce qui est édifiant c’est le très jeune âge de ces enfants. Je suis triste et en colère de lire qu’il existe autant de misère et de souffrance. Vous n’avez pas une profession facile à exercer et vous avez un grand mérite. Merci de nous avoir donné un aperçu de la vie de ces invisibles.

    Kahina

  • Bonjour,
    Merci pour ce récit qui est un véritable pied de nez contre certains préjugés. Derrière "gosse de riches" se cache une histoire, un passé, des difficultés aussi. Vivre en France, dans un pays en paix, pouvoir manger à sa faim, se soigner, étudier, être LIBRE, n’est pas donné à tout le monde. Il faut mesurer la chance que l’on a et vous l’exprimez très bien !

    Kahina

  • Cher Philippe,
    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire votre texte mais avec une certaine appréhension je dois dire. Celle de savoir ce que vous (?) alliez découvrir au cours de cette "consultation". L’irrationnel peut faire peur, comment guérir une verrue avec de la paille ? Certaines choses nous dépassent !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour,
    Quel récit émouvant ! Choisir de soigner les autres est une profession très honorable. Super-héros du quotidien, merci !

    Kahina

  • Bonjour, merci pour ce récit très parlant, on penserait presque que c’est fictif ! j’espère que nous pourrons lire la suite !
    Bonne journée,

    Kahina

  • Chère Florence, merci pour ce texte et tous ces jolis portraits ! Je crois qu’enseigner est l’un des plus beaux métier qui soit ! Tous ces portraits montrent différents parcours de vie mais qui tendent tous vers cet amour de l’enseignement.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour, merci pour ce récit très touchant, très bien écrit. J’admire votre optimisme, votre dynamisme que l’âge n’entame pas. Et puis, l’Amour avec un grand A, de l’autre, de la vie est votre moteur et ça c’est beau ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur !
    Bonne journée,

    Kahina

  • Chère Sabine, je vous remercie pour votre relecture ! On connait tous quelqu’un qui souffre d’une pathologie mentale. Dans la culture de mes parents, " schizophrène" n’existe pas, on parle de "fou". Terme générique... Certains symptômes de sa maladie leurs sont complètement inconnus ou alors, incompréhensibles. Ce qui parfois altère leur jugement. Je crois réellement aux valeurs d’entraide et de fraternité et je les applique à moi-même. Mon frère est un peu mon fils aujourd’hui. Il me craint plus que nos parents. Mais je ne m’oublie pas. J’ai décidé l’été dernier d’aller vivre seule, à quinze minutes de chez mes parents. Ça a été presque insurmontable de me séparer de lui. Mais je me dois de rester forte pour lui, pour moi. J’ai compris que le corps médical se foutait complètement du sort des malades. Ils ne savent qu’enfermer et bourrer de médicaments. Ce qui leur importe c’est que ces malades restent calmes et tant pis si on inhibe leur conscience. Je suis très active au niveau médical pour éviter ces dérives et montrer que mon frère n’est pas qu’un malade, il est aussi un jeune homme de trente ans qui a des aspirations !

  • Chère Élie, votre texte me touche beaucoup car il me parle énormément... J’ai durant une partie de ma jeunesse, été l’amie et la petite amie parfaite. J’étais psy, coloriste, porte monnaie, accompagnatrice, assistante sociale, écrivain public, nourrice... Finalement, je me suis aperçue lorsque j’ai trébuché, que personne n’a été présent pour moi. Et bien j’ai rayé tout le monde de ma vie. Et ça a été la meilleure des décisions que j’ai prise ! Je pense qu’il faut parfois passer par ces épreuves pour se forger. Dans votre nouvelle vie, je vous souhaite d’être heureuse, et pensez à vous, surtout !!

    Bien à vous,

    Kahina

  • Chère Sabine, votre texte est merveilleusement bien écrit. J’admire votre style. La musique à succédé au silence, tout comme le soleil à la pluie, le jour à la nuit, le sourire aux larmes. Il faut garder espoir et je suis persuadée que le véritable bonheur, ne passe que par les petites choses qu’il faut savoir apprécier !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Cher Christophe, merci pour ce récit magnifique. L’hommage à votre grand-mère est vibrant. Au-delà, on retrouve la douleur inexorable, nostalgie éternelle des Pieds-noirs qui ont dû quitter leur pays natal ; celui-ci leur apparaît presque comme un Eldorado. J’ai également été touchée par la nature des relations humaines d’antan, où aller faire ses courses chez l’épicier était presque synonyme de rendre visite à l’épicier, discuter, communiquer. Vous écrivez "les rues avaient une histoire et les habitants une identité", c’est devenu tellement impersonnel aujourd’hui !
    BIen à vous,

    Kahina

  • Chère Catherine, votre commentaire est très touchant. Humanité, respect et dignité sont des valeurs auxquelles je suis très attachée. Si elles ont pu ressortir de ce texte, j’en suis plus que fière !

    Bon après-midi

    Kahina

  • Bonjour, merci pour ce récit bref mais très éloquent. Je vais finir par croire qu’il est coutume de traiter ses salariés de façon aussi déshumanisante. C’est affligeant de voir de telles personnes nous diriger et être décisionnaires de notre avenir dans la boîte. Je vous souhaite de vous épanouir professionnellement !

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Bonjour, merci pour votre commentaire !

  • Bonjour,
    Merci pour votre commentaire. Je crois que vous avez raison, il faut prendre le temps de vivre. Les caissières sont un exemple éloquent. "Grâce à vous je ne passerai plus à la caisse comme une formalité" : cette phrase montre que mon texte a atteint l’un de ses objectifs, rendre visible les caissières, les "humaniser".

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonsoir Sabine,
    Votre texte est tout simplement magnifique. L’écriture, le style, tout y est. Je suis très émue aussi. Ce spleen je l’ai connu en me séparant de mon premier amour. Mais tous mes rêves, toutes mes aspirations ne tendaient que vers lui. Il est aussi difficile de songer à celui qui ne fera plus jamais partie de notre existence. Certaines meutrissures ne guérissent jamais totalement. Je vous souhaite de trouver la moitié qui vous permettra de réaliser toutes vos aspirations !

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Cher Jean-Paul, merci pour votre lecture et votre commentaire. Malheureusement, les rapports sociaux tendent de plus en plus vers une espèce de méfiance et de moins en moins vers l’aménité. C’est assez affligeant je dois bien l’avouer. Je suis d’accord sur le fait que l’on doit compenser pour se décharger. Mais c’est parfois difficile, lorsqu’on mène une vie à 100 à l’heure ! C’est gentil pour les caissières, même si de plus en plus perdent leur sourire !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Cher Philippe,
    merci pour ce texte dont le thème mérite qu’on écrive dessus. On se rend compte à quel point une grève chamboule notre quotidien. Je dois avouer que lorsque les transports en commun se mettent en grève, j’en suis fortement agacée. On ne peut que se rendre compte du fait que beaucoup sont tributaires des transports publics. Peut-être que la grève est une occasion de prendre conscience de la chance que l’on a d’avoir tous ces trains, bus et autres métros.

    Bonne journée,

    Kahina

  • Merci pour votre récit. L’ascenseur à mes yeux est synonyme de frayeur, de phobie. Une peur panique de rester coincée à l’intérieur. D’ailleurs j’ai frémi en lisant le passage dans lequel vous êtes bloqué dedans ! Merci de nous avoir fait découvrir cette profession. Malheureusement trop d’entreprises agissent tel que vous le décrivez, en attestent de nombreux récits sur le site.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Chère Audrey, merci pour votre lecture et votre commentaire !

  • Bonjour,
    C’est un métier très honorable que vous faites. L’hommage rendu à votre père est poignant. on comprend d’où vient votre vocation. Belle leçon d’humanité !
    Bien à vous,

    Kahina

  • Bravo, petit texte qui illustre bien qu’il faut parfois changer certaines choses pour s’épanouir !

  • Qui n’a pas eu un beau jour envie de tout changer pour mieux recommencer ? Effleurer son rêve du bout des doigts et se faire "bouler" par un jury est cruel, je dois bien l’avouer. J’ai envie de classer dans la même catégorie certains recruteurs. Votre récit m’a tenu en haleine jusqu’à la fin. J’avais bon espoir. Malgré tout, ne restez sur ce qui peut vous sembler être un échec. Persistez ! Courage !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Merci pour ce texte ! Travailler en milieu agricole est bien malaisé de nos jours. Votre frère est allé au bout de son rêve, c’est l’essentiel je crois !

    Kahina

  • Merci pour votre lecture et ce gentil commentaire. Je suis d’accord je crois vraiment que l’une des vocations du site est de faire entendre des voix comme les nôtres. Des histoires du quotidien, de la réalité.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour, c’est un texte très émouvant ! Je crois qu’il peut être difficile pour un enfant de se construire en sachant qu’il n’était pas désiré. Mais ne pas être voulu ne signifie pas ne pas être aimé. C’est peut-être cela qu’il faut garder à l’esprit !

    Kahina

  • Cher Bilel, très beau texte, très bien écrit sur la rentrée au collège et tous les changements qui s’offrent à nous ! C’est un mini-bouleversement : puisqu’on peut prendre seul les transports en commun et que l’on a enfin droit au téléphone portable, c’est que les parents considèrent qu’on a grandit (un peu !). Même si pour certains, l’époque du collège peut rimer avec véritable cauchemar ( les camarades ont souvent une tête de turc !) pour d’autres, elle inspire la nostalgie, celle des cartes pokemon, des pogs, des foots, des loups glacés...
    Merci pour ce texte qui m’a fait voyager dans le temps !

    Kahina

  • Cher Omar,
    C’est un texte magnifique que vous (et votre compagne !) nous livrez. Vous donnez certaines clés de compréhension du Ramadan à ceux pour lesquels ce n’est peut-être qu’un mot. Ce n’est pas qu’un mois durant lequel les Musulmans cessent de manger et de boire de l’aube au coucher du soleil. C’est un véritable combat contre les mauvais penchants vers lesquels pourraient tendre le nafs (l’âme). Comme un mois de trêve avec le mal. Comme un mois des bonnes actions. Quelques jours dans l’année où le jeûneur prend conscience de ce que sont la faim et la soif et peut-être, se met à la place de ces autres, qui souffrent de la famine de par le monde. C’est un mois qui permet de se raccrocher à l’essentiel et qui ouvre les portes d’une aménité sans pareille. Vous l’avez si bien expliqué !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Quel récit émouvant ! Merci pour cette part de votre histoire que vous nous offrez.

  • Cher Steve,
    Merci infiniment pour ce récit incisif et plus qu’éloquent ! Le monde de la grande distribution était déjà donc cruel il y a une quinzaine d’année ! C’est désespérant ! Heureuse que vous en soyez sorti et que vous fassiez ce que vous aimez aujourd’hui ! C’est l’essentiel !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Peut-être y a-t-il un penchant pour l’amour du risque, peut-être que métro/boulot/dodo ça ne vous convenait plus ? Il faut cesser de se poser des questions et foncer. Bon, on nous rabâche que c’est la sécurité de l’emploi qui prime. En tant qu’étudiante en lettres on m’a souvent conseillé de devenir prof parce qu’il y a pas mal d’avantages. Mais je serais une prof bien malheureuse car enseigner n’est pas ma vocation. Il faut aller au bout de ses rêves ou tenter de s’en approcher et si l’on échoue, et bien tant pis ! on aura au moins eu l’audace d’avoir tenté !

  • Chère Rassena,
    Merci de nous avoir fait découvrir le métier de maquilleuse. Il y a des avantages et des inconvénients comme dans toutes professions. Mais ça n’a pas de prix de faire ce que l’on aime !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonsoir,
    Merci pour ce très beau récit. Néanmoins, vous dressez un portrait assez négatif du cap des soixante ans, comme si la vie s’arrêtait là. Nous sommes à une époque où il y a une course effrénée vers la jeunesse ; peut-être finalement pour pallier les sentiments que vous décrivez. Le texte s’achève sur une touche positive et ces danses en communion montrent que rien n’est jamais vraiment fini et qu’il reste plein de belles choses à vivre à soixante ans !

    Bien à vous,

    Kahina

  • Chère Capucine,
    Que dire ? la lecture de votre texte me replonge dans les souvenirs... Je n’étais pas la maîtresse mais la femme trompée. Mais la souffrance est la même. L’amour peut être destructeur au point de ruiner votre vie. J’étais jeune à l’époque et on devait se marier... puis nous nous sommes quittés. Après la rupture, le cours de ma vie est resté en suspens durant cinq années. J’ai quitté la fac, j’ai perdu mes amies. Solitaire j’avais tout le loisir de faire des recherches sur lui via internet. Un jour j’ai appris qu’il s’était marié, j’ai cru mourir, un an après il fêtait la naissance de son premier enfant. Je l’ai ressenti comme une profonde injustice et je l’ai haï pour l’aimer encore plus fort la minute d’après. Il m’a fallu du temps pour remonter la pente mais aujourd’hui je crois que je m’en suis sortie. Il faut se battre contre soi-même parfois pour ne pas tomber dans les pièges que nous tend notre coeur. Partez et ne vous retournez pas !

    Kahina

  • Chère Claude,
    Merci beaucoup pour votre commentaire. J’ai moi aussi arrêté mes études pendant quelques années parce que les coups durs de la vie ne m’ont pas épargné non plus. J’ai choisi les lettres parce que l’écriture est la seule chose qui m’anime. Ça peut paraître assez utopique de dire cela. C’est difficile d’en faire son métier. Alors je poursuis mes études en espérant trouver une voie réaliste dans laquelle je peux m’engager. Même si je suis bien plus âgée que mes camarades de classe, j’ai fait de superbes rencontres ! Oui, nous avons besoin d’argent et donc, nous devons travailler. Des jobs avilissants pour la plupart. La vision que l’on a d’une hôtesse d’accueil ne doit pas être éloignée de celle de la caissière du moins sur le plan de la déshumanisation. Je suis souvent pessimiste mais je ne peux pas me dire que les choses ne peuvent pas changer pour nous. La réussite doit être le fruit d’un combat constant. Les lettres ont une image négative. Moi je m’y sens bien. La finalité que je vise c’est l’épanouissement. Je préfère être pauvre et heureuse !!!

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Chère Catherine,

    Votre récit arpente divers sujets : de la belle relation vous avez entretenue avec votre grand père aux secrets de famille lourds de conséquences en passant par la non-reconnaissance des années de travail de votre grand-mère. Votre mère refuse tout lien avec sa "demi-soeur" par rapport à sa défunte mère mais votre récit des évènements (chambre à part...) montre bien qu’il y avait un problème au sein du couple ( elle était sûrement au courant). Par contre ce que je trouve fascinant c’est que c’est la demi soeur qui vient briser le silence après des décennies. un peu comme les enfants nés sous X qui retrouvent la trace de leurs proches.

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Chère Catherine,
    Merci pour votre commentaire. Les conditions de vie des étudiants peuvent être difficiles lorsque les parents ne peuvent pas subvenir à leurs besoins. Les aides de l’Etat sont parfois soumises à tant de conditions que nous en sommes exclus. Parce que j’ai 28 ans je paye mon abonnement de transports en commun 57 euros par mois, je recherche actuellement du travail. J’ai appelé la MDR pour une aide qui m’a envoyée au CCAS qui m’a renvoyé au CROUS. Tout le monde se dégage de ses responsabilités. Que faut-il faire ? Travailler. Un job étudiant, voilà ce qu’était mon travail de caissière. Mais pour certains c’est une carrière. Il faut une prise de conscience du fait que certains travailleurs sont déshumanisés. Il faut changer les choses !!

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Bonsoir,

    Merci pour votre récit. La vie des patients en gériatrie me fait penser à celle de malades internés en psychiatrie. Ce sont des oubliés. Tout est sombre ; de leur quotidien à l’environnement dans lequel ils vivent. La lecture peut être une évasion, loin de leurs chambres nauséabondes.

    Kahina

  • Bonjour Olivier,
    Votre texte montre qu’être "déraciné" peut être parfois difficile. Originaire de Lyon également, j’ai beaucoup de mal à me sentir bien ailleurs. Comme si je perdais mes repères. Nous sommes à une époque où la population active est de plus en plus mobile. Même les étudiants, par le biais des échanges ERASMUS.

  • Merci Seysha ! Je crois qu’il faut arrêter de se murer dans le silence. Cesser de subir. Ecrire sans concessions !!

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour,
    J’espère vrament pouvoir lire la suite de votre texte !
    Bonne journée également,

    Kahina

  • Bonsoir,
    Une véritable immersion dans la vie d’un capitaine. Je ne connais rien à la mer ; si. Deux traversées en ferry durant mon enfance. Je me souviens encore de ces haut-le-coeur, des navires qui tanguaient. Rien de bien mémorable. Hormis une promesse de ne jamais remonter dans un bateau. Finalement, j’ai navigué dans votre récit et j’ai aimé cela. Autre chose, c’est une belle déclaration d’amour que vous livrez ici. Merci.

    Kahina

  • Chère Rassena,
    Merci d’avoir partagé une petite partie de votre histoire. Un récit merveilleusement bien écrit. Vous êtes bouleversante. Mais, il me reste comme un goût d’inachevé ; comme Anita, j’aimerais savoir ce que cette petite fille que vous étiez est devenue.

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Bonjour,
    Merci pour ce gentil commentaire. Vous avez bien saisi le but de mon texte ; une révolte contre un système déshumanisant et humiliant.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Cher Patrice,
    Merci pour ce récit touchant. C’est une leçon de vie. Regarder les gens avec le coeur, c’est si joli !

    Kahina

  • Mon cher Nicolas,

    Ton texte m’a bouleversé. Il est magnifique. Merci d’avoir exposé cette part de toi.

  • Cher Pierre,
    Merci pour votre commentaire. Je crois aussi qu’on est bien souvent réduits à nos tâches, quand on travaille dans certains domaines. Je condamne cela.

    Bon après-midi,

    Kahina

  • Bonjour,
    Cette entreprise doit vous apparaître comme un Éden perdu. Je crois que les mauvaises valeurs ne peuvent pas triompher, voilà pourquoi certains "grands cons" ont été congédiés !!

    Bonne journée,

    Kahina

  • Cher Christophe,

    C’est un récit magnifique que vous nous livrez. Une écriture sensorielle avec des touches de poésie. Vous nous avez faits rentrer avec brio dans votre monde. Bravo

    Kahina

  • Bonjour,
    Votre texte me rappelle un peu moi. Nulle en mathématiques depuis le CE2, cela m’a poursuivie jusqu’au baccalauréat. J’ai du redoubler ma seconde parce que ma prof de maths s’est formellement opposée à mon passage à cause d’un 6 de moyenne. Elle m’a dit que je n’avais "aucune logique". Il y a des gens plus scientifiques, d’autres plus littéraires et puis certains savent tout faire. Je n’insiste pas, je ne serais jamais comptable ou prof de maths. D’abord, je n’aime pas les chiffres. J’aime les lettres. Il y a une certitude avec les nombres. Il forment des unités, des centaines, des millions, des pourcentages, des quotas, des degrés... Mais les lettres à mon sens, sont libres et indomptables ; elles créent des histoires, permettent de transcrire des émotions, inscrire le temps qui file.

    Kahina

  • Cher Christophe,
    Merci infiniment pour votre lecture et votre commentaire. J’ai entendu parler du livre de Florence Aubenas, elle se met dans la peau d’une femme de ménage. Je ne sais pas si j’ai endossé le costume d’une caissière ou si je suis véritablement devenue caissière durant cette année. J’ai refusé de me soumettre aux diktats moraux mais, j’ai accepté de me nier parfois. C’est trop difficile pour moi de renier cette vie de caissière par solidarité envers mes anciens collègues. Je suis sortie de ce cauchemar mais eux y sont encore. Mais il ne faut pas oublier qu’un tas d’autres professions à l’image des agents de sécurité (je vous passe les remarques des clients les concernant) et les agents d’entretiens vivent les mêmes choses. J’ai travaillé en tant que femme de ménage durant un été pour une société très connue de recherche pharmaceutique. Je n’ai jamais vécu pire humiliation ; les gens qui vous toisent comme si l’air que vous respirez leurs est dû, les mots envoyés à la hiérarchie parce qu’une toile d’araignée s’est logée derrière le chauffage, j’arrête d’en parler ça m’énerve. Il faut changer les choses et pour cela, tous doivent prendre conscience de ce qui se passe. Voilà l’une des raisons de ce texte.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonsoir,
    J’ai beaucoup aimé votre texte. Il montre bien qu’il peut exister une mobilité ; on peut se détacher de son milieu social pour vivre d’autres choses. Ce qui me marque, c’est que vous venez d’un milieu aisé et vous semblez vous être adaptée à la classe populaire tandis que le contraire est plus difficile.

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Idem pour moi ! Je crois que nous formons un Parlement des Invisibles !!

  • Chère Catherine,
    Merci pour votre commentaire qui me touche beaucoup. J’ai témoigné sur ma vie et celle de tant d’autres. Le style et le rythme d’un texte donnent ce je ne sais quoi qui fait qu’il plaît. Par dessus tout, je pense que le fond prévaut. Parce qu’une existence pas forcément exceptionnelle mérite d’être contée. Combien y a-t-il de magasins en France ? Combien de caissières emploient-t-ils ? Comment vivent-elles leur quotidien au travail ? Lisez les forum qui ont pour thème la vie de caissière ; c’est édifiant, des Kahina il y en a partout. Derrière mon "je" se cache un "nous".

    Bonne fin d’après-midi.

    Kahina

  • Bonjour,
    Merci pour votre lecture et votre commentaire. Je crois que c’est l’une des vocations de mon texte de ´´mettre une gifle", je souhaite briser l’omerta, choquer, exprimer sans détours ce qu’est le quotidien d’une caissière, mettre chacun devant ses propres responsabilités. Ce texte, c’est ma révolte !

    Je vous souhaite une bonne journée,

    Kahina

  • Bonjour,
    Je crois que l’on peut revêtir plusieurs casquettes mais lorsque la pression est trop forte et que certains tirent trop sur la corde (pression au travail notamment), on craque, indubitablement. Je pense que le bonheur et la sérénité s’obtiennent par l’équilibre que l’on donne à sa vie. Et c’est nécessaire, voire vital de chercher à équilibrer les choses pour éviter de craquer. Merci pour votre témoignage qui reflète l’histoire de tant d’autres !! Vivre à 100 à l’heure est un mode de vie presque imposé ; il faut savoir rejeter cette norme et prendre le temps de vivre.

    Kahina

  • Cher Ben,
    J’ai souvent eu la sensation que vous décrivez en rentrant en France après un voyage. Très étrange ; comme si notre quotidien avait connu un renouveau, comme si tout était différent alors que rien n’avait changé, comme si nous nous étions déshabitués. Apparaissent encore le souvenir, les images de notre séjour comme une rêverie. Finalement on est à nouveau pris dans le tourbillon de la vie quotidienne. Et tout reprend son cours...

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonsoir,
    D’expérience, je suis en total accord avec R. Caillon à propos de son discours sur la grande distribution. Votre récit exprime encore plus ce qu’on en tire. Rien de positif. J’aime à dire qu’il n’existe pas de vile tâche si elle nous permet de gagner notre subsistance. Mais il y a des limites, lorsqu’un travail est déshumanisant, humiliant il faut mettre le holà. Bien-sûr ce n’est pas si facile.

  • Chère Joëlle,
    Merci pour ce récit qui montre à quel point l’intervention des travailleurs sociaux peut-être nécessaire et salvatrice pour certaines familles en détresse totale. On a pu voir à travers certains passages, à l’instar de celui qui traite de Madame S. que le système français peut se révéler illogique : on vit parfois mieux de l’assistanat que du fruit de son travail.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonsoir,
    J’ai beaucoup aimé votre récit. L’attitude de certains supérieurs est très choquante. Chaque employé devient une cible à éliminer. Je ne sais plus si le chiffre d’affaire est l’unique motivation qui les pousse à agir ainsi... L’entreprise telle qu’elle est décrite à ses débuts semble utopique. Un doux rêve duquel on se réveille quelques années après... Vous avez trouvé bien mieux et c’est ce qui compte aujourd’hui.

    Kahina

  • Bonsoir Catherine,

    Vous êtes l’illustration du fait qu’il faut oser et qu’il n’est jamais trop tard même lorsqu’on est "vieille" (c’est vous qui le dites !). Votre passage sur le résumé de texte m’a fait sourire car il me rappelle et sans doute à plein d’autres, des situations similaires ! Je salue votre admission à cette licence ; une nouvelle voie s’offre à vous. Je vous souhaite toute la réussite et tout l’épanouissement possible !

    Bonne soirée,

    Kahina

  • Être confrontée à la souffrance de l’autre permet de relativiser sur sa propre existence et comme vous l’exprimez, nous affranchit de nos certitudes.

  • Chère Lila,
    Merci d’avoir partagé votre expérience à travers ce récit. Être travailleur social, c’est être parfois confronté à des situations très délicates à l’image de celle que vous décrivez. Que faut-il faire quand on est face à une situation sans issue ? Quand les décisions prises au-dessus de nous vont à l’encontre de la logique même ? Voilà les problématiques soulevées par votre texte. Je crois aussi qu’il vaut mieux partir que d’accepter de prendre la responsabilité morale d’un drame. Mais vous avez sans doute connu de belles expériences dans ce milieu. Je vous souhaite que du bonheur pour la suite.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Chère Martine,
    Si la dernière partie de votre récit a été supprimée c’est qu’on comprend au fil du texte que vous avez aimé vos métiers et que vous y avez pris plaisir à les exercer et qu’il n’y avait pas nécessité à d’y reprendre à la fin. Je parlais de la note déceptive concernant vos relations de travail. Mais on se doute pas que cela n’a pas été toujours le cas.

    Kahina

  • Bonjour,
    En lisant votre texte, je me rends compte que votre carrière a été dévolue à aider les autres. D’abord les enfants puis les adultes. Cela est très honorable, puisque sans des personnes comme vous, beaucoup n’en seraient pas là où ils sont aujourd’hui. Malheureusement, le texte s’achève sur une note déceptive mais si elle est plus inhérente à vos relations de travail qu’à votre vocation à agir pour les autres. Je vous souhaite tout le bien possible.

    Kahina

  • Cher Lucien,
    Je vous remercie pour ce petit texte. L’endroit où l’on vit, représente une kyrielle de souvenirs. Vous l’illustrez très bien. Tout passe, tout évolue ; ainsi, vous passez de l’Olivetti à l’Apple mais néanmoins, vous conservez les anciennes photographies et autres lettres. Un brin de nostalgie lorsque vous évoquez l’odeur des crêpes au sarrasin de votre mère ou encore la voisine qui vous réveillait avec le bruit de son aspirateur le samedi à 8 heures du matin. Finalement le lieu de tous ces souvenirs demeure l’appartement rue Sonay qui semble un paradis perdu. D’où peut-être la difficulté d’en faire le deuil.

    Kahina

  • Merci Adeline pour ce récit très touchant ! Merci d’avoir donné une voix à Amir. Son histoire ne méritait pas de demeurer dans l’ombre. Une pensée à tous les "Amir" qui ont quitté leur quotidien pour une existence qu’ils espèrent meilleure. Même si au fond, comme tu l’exprimes dans ton texte, il subsistera toujours une meurtrissure dans leur coeur : on peut tout quitter mais il est impossible de faire table rase des souvenirs, de nier complètement le lien qui nous rattache à notre terre natale, à notre famille...

  • Merci pour votre lecture et votre commentaire. Oui, l’amour est le moteur qui nous porte, il est inaltérable. Comme dans le film Intouchable, l’un rend l’autre heureux et c’est cela, la force de notre relation fraternelle. Beaucoup de bonheur à vous également !

  • Merci à vous d’avoir publié votre récit. Certains se reconnaîtront peut-être et sauront qu’ils ne sont pas seuls. Il est important d’exprimer ses ressentis bons ou mauvais. Je suis convaincue de la portée positive de l’écriture. Vous pouvez vous sentir entourée, car vous l’êtes ! Je serais également ravie de vous aider ; n’hésitez pas !

  • Bonsoir,
    Vous êtes bien courageuse d’avoir écrit cette part de votre histoire surtout à votre jeune âge. La famille représente la première instance de socialisation et quand on grandit dans une famille où certains "rôles" ne sont pas exercés correctement, cela s’en ressent dans notre construction et notre rapport aux autres. Vous faites une analyse psychologique de certains comportements inhérents à vos proches (mon père a eu un père toujours absent, mon frère imite ma mère) et finalement, vous parvenez à en trouver les causes. Je pense qu’il est important pour vous de continuer à parler à votre thérapeute, pour expier ce qui vous torture. Le soutien de votre meilleure amie et de votre copain est également très bénéfique. Je vous souhaite tout le bien possible ; vous êtes encore très jeune et avez mille choses à accomplir. Ayez confiance en vous et en votre potentiel.
    Bien à vous

    Kahina

  • Bonsoir,
    C’est un texte percutant que vous livrez là. Bien que je sois encore étudiante, j’ai eu quelques expériences professionnelles qui confortent totalement votre discours. La description que vous faites de votre entreprise dans son état "originel" est un songe lointain pour vous... et une vision du monde du travail qui n’a jamais existé pour moi (bien qu’un idéal absolu !). Je vous souhaite toute la réussite possible. Merci infiniment pour votre texte.

    Kahina

  • Bonsoir,

    J’ai beaucoup aimé votre récit imbriqué dans un dialogue. Le monde du travail résonne en chiffres ; lapalissade : ce n’est que l’intérêt qui prime. Mais certaines choses ne se quantifient pas. S’il y avait plus de communication et d’écoute de la part de la hiérarchie, je pense qu’il y aurait moins de travailleurs qui souffrent et plus de productivité de leur part. Mais c’est peut-être trop demander.

  • Bonsoir Magali,

    C’est un beau texte qui me fait penser que nous sommes une génération en manque de repères. Les principes de nos parents ne sont plus les nôtres : avoir fait des études, faire le travail qu’on aime, être marié, ne suffisent parfois plus à nous rendre compte, du bonheur que l’on a de ne pas être à la place des Syriens, ou de ces petites Nigérianes. Il nous manque quelque chose, peut-être l’imprévu, l’adrénaline, l’insouciance. Nous sommes à une époque où il n’y a plus de leader, plus de modèle à suivre et finalement ce spleen, fil conducteur de votre texte, nous rattrape. J’ai beaucoup aimé votre style, je le trouve différent de celui de votre premier texte.

    Bien à vous,

    Kahina

  • Bonjour, c’est un texte très intéressant qui donne à réfléchir. Pensez-vous qu’intégrer l’ENA vous permettra de faire table rase de tous vos soucis ? Pourquoi l’ENA ? Une envie de revanche face à toutes ces années en tant que remplaçante ? Peut-être une volonté de reconnaissance ou tout simplement le voeu de connaître enfin l’efflorescence...

  • Bonjour,
    Vous mettez bien en avant dans ce récit, le côté peu naturel des rencontres par le biais des sites. Pas vraiment de place au hasard puisque les individus sont sélectionnés par un moteur de recherche en fonction de "critères". La quête de sa moitié se monnaye aujourd’hui, c’est l’avènement de l’amour en 2.0 !!

  • Bonsoir,
    Même si je n’en ai pas parlé dans mon commentaire précédent, j’ai apprécié la personne de Yannick puisqu’au-delà du fait qu’il ne soit "que" son entraîneur, il s’inquiète de l’absence de Marinette et se rend même chez ses parents. Il ne porte aucun jugement négatif et se promet même d’aller lui rendre visite. C’est touchant !

  • Bonjour,
    Je viens de lire votre texte, j’en ai des frissons. Les gens cherchent à vivre toujours plus longtemps, mais on s’aperçoit que pour certains, à un âge très avancé, la vie devient un fardeau parce que le corps ne suit plus. Je l’ai imaginé avec son rose aux joues et elle devait être belle ! Merci.

  • Bonjour,

    C’est un texte très touchant que vous nous offrez. J’ai déjà regardé des reportages sur des mères adolescentes et je dois bien avouer que c’est une situation difficile à vivre : rejet des parents, la plupart de ces mères sont obligées de quitter l’école, subissent même l’opprobre des pairs ou du voisinage, font face à un père qui s’est défilé (trop jeune pour assumer cette responsabilité).... Effectivement, c’est une sortie de l’enfance, ce petit être qui vient au monde bouleverse les priorités. Le passage du "doudou" dans les bras de Marinette est émouvant car il illustre ses derniers mois "d’enfance".

  • Cher Jean-Charles,
    Votre commentaire est très touchant ; je vous en remercie. Mais vous savez, cette situation ne m’écrase pas, puisqu’elle est ancrée en moi. Tout comme mon frère. Lorsqu’il tombe, c’est moi qui pleure, quand il sourit, je m’extasie ; c’est peut-être cela l’amour. Une de mes définitions du bonheur : vouloir pour l’autre ce que l’on souhaite pour soi-même. Je suis devenue mature avant l’heure je pense, parce que la quiétude m’a quittée très tôt. Mais j’ai tellement gagné en humanité !

  • Bonjour,

    Votre texte est juste magnifique, dans le fond mais aussi dans la forme. Votre style semble si fluide et parvient à transmettre des émotions, exacerbées par le passage de votre vie que vous narrez.
    Merci pour ce très beau récit !

  • Bonjour,
    Ayant un frère schizophrène dont je suis la curatrice, je suis totalement consciente du fait que sans la présence de sa famille, mon frère serait dans un état que je n’ose imaginer. Évidemment cela demande de notre part un engagement constant et sans limites. Néanmoins, l’amour étant le moteur qui nous soude, tout ce qu’on peut faire pour mon frère est naturel et c’est en le voyant heureux que nous le sommes. La société et son regard inquisiteur me fatigue. Même si j’ai pleinement accepté la maladie de mon frère, le regard de l’Autre est encore lourd à porter. Vous vous êtes affranchi du diktat social et c’est à mon sens une grande victoire. Vous avez pu vous reconstruire dans l’ombre, pour pouvoir, je l’espère mieux briller dans la lumière, une lumière que vous aurez choisie. J’ai lu certains textes de votre blog, véritables pensées philosophiques très touchantes. L’écriture est un exutoire ; continuez à vous exprimer.

  • Bonsoir,

    C’est un texte très émouvant que j’ai pu découvrir. Votre témoignage est très positif, il montre avec philosophie que la maladie mentale n’est pas forcément une fatalité. D’expérience, je pense que la famille a un rôle fondamental à jouer dans la vie du malade ; vous en dressez un joli tableau de ce soutient familial ! Vous dénoncez également avec justesse la pression de la société qui nous impose de briguer l’efficience ou nous rejette si nous ne correspondons plus aux "standards".
    Je vous souhaite une guérison totale et tout le bonheur du monde !

    Kahina

  • Bonsoir,
    Je ne sais si ce récit est réel ou fictif mais il évoque une réalité : l’anorexie. Cesser de s’alimenter est le recours qu’utilisent des personnes de plus en plus jeunes pour pouvoir exprimer leur souffrance. Ce texte montre bien à quel point cette maladie est destructrice mais aussi qu’on peut en guérir.

  • Bonjour,

    Il faut parfois bien du courage pour faire un choix radical, pour abandonner cette partie de soi que l’on a érigé durant des années, et se rendre compte que c’est un "moi" quelque peu falsifié et que nos aspirations sont toutes autres. Cela vous a réussi !

  • Bonjour,
    C’est un beau portrait que vous dressez et qui interroge sur les rapports humains. Bien des questions demeurent irrésolues ; voilà peut-être pourquoi le sentiment d’angoisse s’installe.

  • J’ai vraiment aimé ton récit. La différence de milieu social dont tu parles me fais légèrement penser, peut-être sous un autre prisme, à la différence culturelle ; notamment celle des enfants issus de l’immigration. La seule conclusion que j’en tire est qu’il faut aller au bout de ses rêves et même si parfois la pression familiale ou sociale est lourde à porter, il faut se battre. Parce que c’est notre bonheur qui est en jeu.

  • Bonjour,

    Je suis plus que bouleversée par votre texte. Que dire ? mon frère est schizophrène également, mais pas comme vous... Il a 30 ans mais à un âge mental d’enfant, il ne travaille pas, regarde des cassettes vidéos de Bruce Lee, hurle ou cesse de s’alimenter quand il n’a pas ce qu’il désire, est le plus heureux lorsque l’on cède à ses caprices. Je me demande souvent ce que renferment les arcanes de sa conscience. Vous êtes valeureux cher Monsieur et même admirable. Merci infiniment pour ce récit poignant. Je vous somme de vous en sortir parce que la vie est si belle ! Parce que cette maladie n’est pas une fatalité et que vous pouvez travailler, rencontrer l’amour et fonder une famille. Le tout, c’est de garder espoir. Les gens se moquent de ce qu’ils ne connaissent pas, essayez de passer outre le regard des autres.
    Merci encore.

  • Bonjour, j’ai beaucoup aimé votre texte, encore un récit dans le quel je retrouve une part de moi ! J’ai été caissière un temps, en parallèle de mes études et moi aussi, je griffonnais des réflexions, quelques vers, entre deux clients. Dans une profession déshumanisante où l’on ne doit se contenter que d’une docile exécution des tâches, écrire permet de s’échapper un instant, comme si nous reprenions possession de nous-mêmes dans un cadre où l’on nous domine.

  • Bonsoir,

    Je suis totalement d’accord avec vous sur ce point, à la lecture de certains récits, j’ai reconnu des bribes de moi, de mon histoire. Dans d’autres, j’ai pu découvrir des professions, des parcours singuliers, mais encore m’émouvoir ou tout simplement, prendre le plaisir de lire.

  • Bonjour,

    Vous illustrez bien le quotidien de beaucoup de personnes de nos jours ; oui, la précarité de l’emploi rend l’existence incertaine et les projets futurs avortés. Votre style d’écriture est particulier, les phrases qui s’enchaînent donnent parfois un aspect décousu mais finalement se lient vraiment bien entre elles et confèrent à votre récit toute sa force. Merci pour ce texte.

    Kahina

  • Bonsoir,

    Votre récit me semble narrer une succession de vies, de la seconde guerre mondiale, à la guerre d’Algérie, en passant par Mai 68 vous avez traversé des événements charnières du XXème siècle en France ! Merci pour toutes ces images qui me parlent parfois. Ainsi, j’ai étudié la guerre d’Algérie, toute la violence qui émane de ce conflit, toutes les tortures, toute l’omerta autour d’elle. Votre enfance dans le Périgord me rappelle celle de mon père en Kabylie, fils d’agriculteurs, il me racontait que sa famille n’achetait que des allumettes et que tout était produit en "interne". Votre dernier paragraphe sur les splendeurs de la nature est très beau ; ainsi dans un monde où tout s’accélère, où les innovations techniques (et la quête du profit) poussent à une consommation effrénée, où plus rien n’a de valeur, demeurent "les myriades d’étoiles des nuits de bivouac".

    Bien à vous,

    Kahina

  • Chère Virginie,

    Effectivement mon texte ne pouvait que vous parler, puisque le rôle que j’occupe vis-à-vis de mon frère vous l’avez également, mais avec des "inconnus". Non je n’ai jamais entendu parler de ce livre, mais j’ai regardé sur internet : c’est l’autobiographie d’une schizophrène. J’aimerai le lire car je pense qu’il serait peut-être intéressant de voir le monde à travers les yeux de la maladie, on en apprendrait sûrement beaucoup. Concernant votre texte, j’espère qu’il sera entendu car votre histoire ne mérite pas de demeurer dans les abîmes du silence, il faut parler, communiquer. Cela à valeur d’exutoire mais peut aussi éveiller certaines consciences.

    Bien à vous
    Kahina

  • Votre récit est extrêmement émouvant. Je suis écoeurée par le fonctionnement des institutions (aucune communication, aucune reconnaissance, aucune humanité). Malheureusement, vous n’êtes pas un cas isolé. Mais une lueur paraît dans votre récit : vous êtes une battante et vous avez réussi à ne pas être "avalée" par le système, rangée dans une case. Bien à vous,

    Kahina

  • J’ai adoré ce récit ; trois générations de femmes unies par une seule et unique volonté : la liberté de la femme. On y ressent aussi l’évolution des mentalités au cours de l’Histoire : de la volonté de disposer de son propre corps, on passe à la place de la femme dans le monde professionnel et enfin, à celle d’une lutte pour l’égalité des sexes. Merci pour ce récit qui pointe du doigt, les difficultés auxquelles ont été confrontées les femmes d’hier et d’aujourd’hui.

  • Merci pour votre commentaire. C’est tout à fait cela : le témoignage d’une réalité quotidienne, mettant en scène ces actifs, qui tentent de prendre soin de ces passifs et d’alléger leur labeur et le leur, par la même occasion...

  • Je comprends votre point de vue. Mais, je ne peux croire qu’on puisse travailler en compagnie d’autres gens et demeurer inerte. Nous sommes indubitablement conduits à ressentir des émotions au cours de nos existences donc le milieu du travail n’est pas "fermé" aux sentiments. Le milieu du travail est peut-être même plus propice à cette déferlante d’émotions (pression, compétition...).

  • Récit réaliste qui traduit bien ce qui se passe dans certaines entreprises. 20 années plus tard je constate que c’est pire. Constat amer d’une réalité où l’on déshumanise l’individu pour atteindre le chiffre. Il n’y a plus de place pour les sentiments. L’homme est un loup pour l’homme disait Plaute et cette formule atteint son quota de vérité dans le monde du travail. J’ai récemment entendu les chiffres concernant les primes que reçoivent les différents membres des ministères mais aussi que pour économiser le gouvernement pensait à supprimer les APL aux étudiants non-boursiers. Le monde est injuste et c’est ainsi, il y a les uns et puis les autres.

  • Bonsoir Magali,
    Merci pour ce gentil commentaire. Ecrire un livre avec mon frère ? Et bien, dans un premier temps, il n’est pas au courant que j’ai écrit ce texte à propos de lui. L’idée serait séduisante, lui et moi n’abordons pas vraiment sa maladie, donc sa manière de percevoir le monde avec ses mots serait peut-être intéressante. Néanmoins, ses aspirations tournent le plus souvent autour de considérations infantiles et il me semble pour le moment assez malaisé de m’engager dans cette voie-là de le faire parler d’autre chose que de celles qu’il réclame sur l’instant. Néanmoins, j’aimerais beaucoup ; peut-être un jour !!!

  • Bonjour,
    Votre récit est bouleversant, littéralement. Il est tellement imagé que j’ai l’impression d’avoir voyagé dans vos existences, dans votre Histoire. Je suis aussi confronté à un handicap, celui de mon frère aîné. Je tente donc de vous comprendre, sans nous comparer. J’admire vos parents qui ont tout fait pour vous offrir une enfance "classique" ; même si je sais au plus profond de moi qu’un handicap ou une maladie qui touche un membre d’une famille bouleverse la vie. Votre histoire fait relativiser, merci.

  • Merci ! J’ai tenté de dresser un portrait de mon frère le plus réaliste possible. Quelques bribes de l’existence de cet anti-héros qui est ma raison d’être. Un hommage fraternel, une déclaration d’amour...

  • Un récit merveilleusement bien écrit, émouvant. J’admire la puissance des mots, ils figent certains pans de nos vies pour les rendre éternels, ils parviennent à narrer l’indiscible, à révéler les arcanes de l’inconscient. Félicitations !

  • Votre texte est troublant, d’une part, parce que j’y vois une relative proximité avec ma souffrance et d’autre part parce que j’ai reconnu dans votre description les psychiatres qui ont pu suivre mon frère et qui se foutent de nous. C’est un témoignage poignant de ce que les proches de malades mentaux subissent, et du mal que ces derniers s’affligent à eux-même. Merci pour ce texte !

  • On ne peut rien faire mais c’est un poids de plus en plus difficile à porter. Ce n’est pas un sentiment de honte mais d’exaspération ; alors maintenant, quand ils le toisent je les toise à mon tour jusqu’à ce qu’ils baissent leur satané regard. Instinct de protection... Le traitement a été modifié plusieurs fois, les psychiatres qui le suivent changent souvent du coup, il n’y a pas de suivi sur le long terme. Je fais tout pour éviter d’autres hospitalisations, en veillant à ce que son traitement soit fait et surtout à l’écouter pour comprendre ce qui le mine parfois, afin de désamorcer les crises potentielles.

  • Merci pour votre commentaire. L’HDT est assez difficile à vivre effectivement ; je sais que la hantise de mon frère est de se faire interner et je culpabilise énormément lorsque j’y suis contrainte. Le regard des gens m’indigne profondément. Je supporte de moins en moins ces regards fixés sur mon frère, moqueurs. Son accoutrement parle pour lui, c’est déjà beaucoup ; mais inlassablement les autres toisent et lui rase les murs en marchant parce qu’il sent ces regards. Ça m’afflige... De la bipolarité je ne sais que peu de choses ; j’irais lire votre texte avec plaisir.

  • Bonjour,
    Mon frère je ne peux le changer certes, mais désormais sa maladie fait partie du quotidien, et il nous semble presque "normal" qu’il soit malade. Néanmoins, ce n’est pas un acte de résignation, mon texte n’a pas été écrit pour inspirer la pitié, mais l’espoir ; celui d’une possible solidarité entre les êtres humains ! C’est juste une grande aventure, avec ses peines et ses bonheurs ! Concernant vos "petits problèmes de dégoût de tout fric" je les partage tellement ! La course folle de l’Homme pour amasser les deniers, (quitte à écraser les autres au passage) ; m’indigne chaque jour ; ce capitalisme est une tare aiguë ! Lorsque j’ai travaillé en tant qu’hôtesse de caisse je discutais souvent avec une personne qui travaillait dans les rayons de l’hypermarché ; finalement nos tâches étaient aussi ingrates les unes que les autres ! Être considéré comme un subalterne, un pantin déshumanisé, m’a été très difficile à vivre ; trop éprise de ma liberté peut-être...

  • Bonsoir, votre texte est très touchant, il arpente les dédales de l’âme, un véritable itinéraire, passage de l’ombre à la lumière ; j’aime ;-)

  • J’ai adoré votre texte ; je connais bien ce monde car j’ai été hôtesse de caisse pendant un an en parallèle de mes études. Une expérience traumatisante : du dédain des clients au sentiment de n’être qu’un maillon de la grande machine capitaliste en passant par le comportement odieux de la hiérarchie : il n’y a eu aucun point positif. Il y a un mois, j’ai démissionné : ma liberté n’a pas de prix et me nier pour un salaire misérable (qui ne vaut pas toutes les brimades subies) a été la meilleure décision que j’ai prise !