Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Marie Hache

Ouvrir un livre c’est comme m’ouvrir à la connaissance de "l’autre", à l’essence même du monde si petit ou grand soit-il ; c’est m’enrichir et aller vers moi grâce à l’autre ou aux autres.


Récit

Ce n’est plus mon affaire  

L’amertume d’une institutrice.

Le temps passe avec quelques petits boulots et je décide de passer le concours d’institutrice sans réaliser que je retournais vers mon besoin premier qui était de me consacrer aux enfants.

Publication : 3 mars 2014

Durée de lecture : 3 mn

Nombre de mots : 760

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Ses derniers commentaires

  • Bonjour madame,
    je vous remercie pour votre très beau témoignage. Il vous a certainement fallu beaucoup de courage, de larmes et de colère pour le mettre au monde.
    MERCI, pour cet effet miroir.
    Si c’est possible , je vous suggère de tenter d’accompagner votre mère chez les Alcooliques Anonymes. En ce qui vous concerne, si je puis vous aider un peu, frappez à la porte des Alanons. Car, je sens au travers de votre récit que le fardeau est devenu trop lourd pour vous malgré tout l’amour que vous portez à votre mère. C’est humain et tout àfait légitime . Pour plus de renseignements tapez sur internet ce que je me permets de vous indiquer plus haut si cela vous intéresse.
    Je dois ma vie aux AA. Bien à vous.

  • Bonsoir Carole,
    vous avez fait preuve d’un très grand courage pour écrire votre vie.Je dis vie car 19 années c’est déjà une vie et les premières années sont celles de la construction donc,comme on le pense,primordiales. Mon expérience personnelle prouve que l’on peut naître à nouveau,se construire et devenir un être neuf. Peut-être pourriez-vous rechercher une association basée sur l’anonymat (du type émotifs anonymes).Ces associations fonctionnent sur la base d’un programme de reconstruction émotionnelle avec "parrainage" avec des réunions de thérapie de groupe.Je fais cela en plus avec mon suivi psychiatrique et je peux dire aujourd’hui que je suis vraiment moi.J’ai commencé ce travail et à suivre ces réunions en 2009 après une tentative de suicide qui a bien failli réussir dans mon cas ; sans ce travail,je suis certaine que je n’aurais (par exemple) jamais osé écrire mon histoire sur "raconter la vie". Ayez confiance en votre potentiel,en l’avenir. Vous avez raison d’écrire que vous avez choisi de vivre pour vous etc... On appelle cela de l’égoïsme éclairé pour se préserver.Je vous souhaite une bonne et belle construction,pour le reste de votre famille,je vous suggère de les " mettre au placard" et de ne vous occuper que de vous.Vous seule pouvez vous changer,s’ils ne veulent pas changer ne vous épuisez pas à essayer de le faire. Avec toute ma sympathie,bon courage et encore bravo.

  • Fascinant !!!!! Je ne sais que dire d’autre ! Merci pour votre écrit qui démontre,une fois de plus,que même dans un lieu que l’on pourrait penser aussi sécure que possible de tels actes puissent être commis.

  • Madame,
    ayant des amies auxiliaires de vie je retrouve leurs mots dans votre récit de vie professionnelle. Hélas,il y a des gens ingrats,des profiteurs et j’en passe et des meilleurs ; vous en parlez à merveille.Il faut savoir sauver sa peau et c’est ce que vous avez décidé de faire.Bravo à vous pour votre courage mais aussi bravo à vous pour votre humilité.
    Je souhaite que vous trouviez un métier qui vous comble.

  • Merci pour votre beau récit de la recherche de vous-même.Vous avez mis du temps à trouver la bonne personne pour vivre.J’ai eu la chance de trouver tout de suite celle-ci ; grâce à vous je peux aussi remercier ma psychiatre pour tout ce qu’elle m’a permis de vivre et,surtout évité de ne pas vivre.

  • Bonjour,
    je me présente Mar...., malade alcoolique. Sevrage 5 novembre 2009, première réunion AA : 27 février 2010 toujours abstinente,un jour à la fois grâce aux réunions, aux aamis, à ma marraine et ma Puissance Supérieure que je remercie de vous avoir mis sur ma route.
    Merci pour votre témoignage - partage.
    Soyez heureux et RTL ;-) surtout ! Je vous tiens la main et vous souhaite bonne route dans votre nouvelle vie.
    Surtout n’oubliez pas : l’important d’abord => vous ! Le reste suivra ....
    Marie-Hache

  • J’ai retrouvé le titre du roman en lisant votre réponse.Il s’agit du livre : "No et Moi" .
    Justement,peut-être (mais ce n’est que mon avis) avait-elle trouvé ou retrouvé en cette femme et ce cocon cette mère aimante.Mais ne connaissant pas son histoire en totalité,je peux me fourvoyer complètement.

  • Votre récit montre bien le parcours du combattant des personnes de classes sociales démunies.Déjà,je vous dis bravo pour l’obtention de vos diplômes.Et surtout,surtout,je vous dis de ne pas baisser les bras que la lumière est toujours au bout du tunnel. Vous avez vécu des échecs,pas des erreurs,vous n’avez pas commis d’erreurs. Le tout, pour vous est, selon moi, de tirer parti de tout cela afin de vous permettre de rebondir.
    Courage à vous.

  • Quelle magnifique "vie" d’ Amour et quelle Ode à l’Amour.
    Merci Madame pour ce récit pudique et poignant.
    Comme j’ai du mal à taper ces quelques mots sur mon clavier !

  • Merci pour cette résistance active.La soupière en guise de résistance bien chaude pour le chou.... chou !!! Cela a dû faire des choux gras........ ! ;-)
    Merci pour la fraîcheur de votre récit qui pourtant dénote les côtés plus ou moins drastiques et dramatiques de certains pensionnats où seule la solidarité devait permettre de tenir.

  • Comment vous dire ? Votre récit me fait penser à une oeuvre récente dont le titre portait de prénom "No".
    Merci pour ce portrait délicat d’une princesse en perdition dans une société en déroute.Je pense que cette princesse comme j’aime à l’appeler ne s’est pas arrêtée dans cette demeure pour rien.Elle a dû être certaine au fond d’elle-même d’y trouver ce dont elle avait le plus besoin.
    Merci également de nous montrer ainsi l’envers du décor du métier d’infirmière en milieu dit spécialisé ou psychiatrique (non ?). Un superbe engagement de votre part. Bravo !

  • Merci Madame,je me retrouve dans votre récit à la fois concernant le "décès" de ma mère et le placement de mon père pour cause d’Alzheimer.
    Je suis très émue.Oui ! Comme dit plus haut,le départ d’un être cher enseigne toujours.
    Sincèrement vôtre.

  • Je ne puis dire que ceci : pas infirmière mais institutrice,je me reconnais dans votre parcours aussi bien maritalement que professionnellement. Tenez bon la barre MADAME car vous êtes quelqu’un de très bien.Merci pour votre récit de vie.

  • Merci pour votre récit qui me rappelle les conversations que nous avions avec mon ex-mari,toujours CPE à ce jour. Votre humour d’humeur permet de "dédramatiser" un peu cette manière qu’a notre administration de considérer les personnes les plus proches des élèves comme des pions à leur botte.Bon courage à vous et attention aux portes ! ;-)

  • Merci pour votre récit sobre et "profond" qui me permet de ne pas oublier que,contrairement au métro de Lille par exemple, il y a une personne - un être humain- qui tient dans ses mains ma sécurité,notre sécurité de plus de six pieds sous terre.Etre humain noyé dans la solitude de sa cabine et qui décrit si bien un pan de notre société passagère non sans soucis. Oui,comme dit plus haut,il y a comme un air du "poinçonneur des Lilas".

  • Merci pour ce bel et complet écrit qui permet de faire connaître votre sacerdoce.Je dis sacerdoce et non profession ou métier car vous vous vouez et vouez de votre temps et de votre écoute à toute personne de la société quelle qu’ elle soit,ce qui demande une grande finesse et une certaine psychologie en matière de rapport à autrui ; je dirais même d’empathie.

  • Un grand merci à vous Robert,j’en ai les larmes aux yeux. Oui,merci du fond du coeur. Bravo également à vous. :-)
    Marie Hache

  • Merci à vous d’avoir pris le temps de me lire. Oui ! La loi du silence aux dépends des touts petits d’abord et c’est d’autant plus dur à avaler.

  • Ce récit est très émouvant et comme j’aime vos paroles de fin qui sont si vraies !
    Ayant moi même connu le divorce par consentement mutuel ( "drôle" de vocabulaire !) je vous remercie de la façon dont vous parlez des enfants,de leur regard,de leur réactions.
    La démarche de consultation est salvatrice,je l’ai faite également et j’ai eu cette chance,tout comme vous, de rencontrer le bon thérapeute.
    Le passé sera toujours là de par les enfants mais il est possible d’aller de l’avant,c’est mon plus profond souhait pour vous.
    Marie Hache

  • Merci de savoir parler de votre métier avec ce réalisme empli d’un certain humour, pour ne pas dire humour certain et surtout avec un respect profond de la personne.
    Chapeau bas Madame, grâce à vous j’ai guéri de ma sinistrose momentanée.

  • La puissance de votre écrit est à la hauteur des souffrances et humiliations que vous avez vécues.
    J’aurais aimé entendre ma mère me demander pardon et ce n’est que quelques années après sa mort que j’ai compris et que j’ai pardonné.Ce pardon m’a été salvateur.
    Je me suis battue toute ma carrière contre les adultes maltraitants et j’ ai même perdu ma carrière. Je ne regrette pas car j’ai fait ce qui me semblait être le mieux pour les enfants.
    J’espère que l’écriture a eu un effet libérateur pour vous.
    Merci pour votre sensibilité,votre force....

  • Merci pour ce récit poignant.
    Mon fils a signé et j’espère en silence qu’il n’aura pas à partir.... Je retrouve certains des ses non-dits dans vos mots...
    Encore,merci.

  • Je souris tellement je me retrouve dans votre récit.J’ai laissé tomber ce site dans lequel nous sommes fichées,évaluées...j’en passe et des meilleures ! J’ai à peu de chose près vécu les mêmes expériences.Je dois reconnaître que mon flair,grâce au ciel j’en ai un même si je ne suis pas une bête de somme,m’a permis de déjouer des rencontres malsaines.
    Merci pour votre récit simple,direct,précis dans lequel je me suis trouvé des affinités ;) :-)

  • Merci pour votre récit bouleversant, merci pour votre esprit combatif,merci de permettre de croire qu’on peut ne pas se battre contre des moulins à vent et que la volonté qui sort du plus profond de soi permet tout espoir.

  • Elodie,
    je dis bravo : bravo déjà pour votre récit et bravo pour avoir eu ce courage qui manque à tant d’entre nous de se déraciner d’un lieu pour vivre une nouvelle vie ou une vie différente.
    Je ne suis pas faite pour la vie en ville ; j’aime m’y rendre mais j’y ressens ce que vous exprimez si bien dans votre récit que j’ai vraiment eu un très grand plaisir à lire.