Le travail
raconté par ceux qui le vivent
|

Pascale de Montvalon

Après avoir refusé l’idée que cela puisse être intéressant, j’ai plongé, sans protection, dans le milieu des personnes âgées dépendantes et j’y ai découvert un monde d’une richesse, d’une tendresse, d’une vérité sans limites !


Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Bonjour à vous,
    vos mots me laissent sans voix-paroles mais me remplissent de mots-coeur et de larmes. Grâce à la force que vous avez trouvée pour écrire ces moments, Alice sera là pour nous aussi vos lecteurs. Nous avons croisé son chemin, votre chemin. Je vous vois lui caresser les doigts. Vous êtes une belle personne, vous qui avez su dire l’insensé et l’amour. Je me permets de vous embrasser

  • Bonsoir Octau, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire en parlant d’outil de réussite monétaire personnelle et la façon de faire des EHPAD où tout le monde s’occupe de tout et de rien... je n’ai pas connu cela mais peut-être ai je mal compris.... Bonne soirée à vous !

  • Le bon fonctionnement d’un EHPAD dépend de la volonté de proposer une vie de qualité, ce qui implique des moyens financiers mais pas seulement. Mais voici que des processus et des procédures administratifs remplacent les rapports humains. Les dirigeants ouvrent leurs parapluies pour ne pas être soi disant pris en faute. Une maison de vie se doit d’être totalement ouverte aux familles, aux intervenants extérieurs. Y est-on pour vivre ou pour mourir ? a-ton le droit de faire des choix même si nous avons atteint un âge certain, même si nous sommes dépendants, même si nous avons "perdu la tête" (mais où peut elle rouler cette fichue tête pour que je ne puisse la porter comme tout un chacun) ?
    je désire prendre mon repas en salle à manger avec mes amis, possible ? J’aimerai choisir l’heure de mon coucher, possible ? Je veux connaître les médicaments que j’avale, possible ? ou bien juge-t-on que ma tête est une passoire. Le personnel peut il échanger, dire ses émotions, ses peurs, son chagrin et ses joies ? Lorsqu’arrive la fin de vie d’un résident, est elle évoquée avec l’ensemble de l’équipe, directrice ou directeur inclus de façon à l’appréhender dans la plus grande sérénité. Autrefois, pour une naissance sans violence, aujourd’hui pour une mort sans violence. Ne laissons pas des toutes jeunes personnes à l’abandon devant ces moments impressionnants car inconnus mais que des personnes formées à cela leur donne la main

  • je lis ce texte avec un grand intérêt ; il est certes très vrai ; mais les EHPAD (puisqu’ainsi est leur nom pas très humain, non ?) changent énormément. Les projets des établissements existent et sont mis en pratique ou tendent à l’être. Le personnel commence (eh oui ! commence) à comprendre qu’il n’y a pas une vie pour les êtres humains jeunes et une vie pour les vieux qui ne seraient plus des êtres humains à part entière. Pendant longtemps, on n’imaginait pas qu’ils pensaient, qu’ils avaient des opinions, qu’ils pouvaient souffrir des soins qu’on leur apportait ; on les mettait nus pour leur toilette mais cela ne posait pas de problème ! Leur plaisir n’existait pas. Ils devenaient des objets, même si on n’osait pas le formuler.Le rapport au corps n’existait qu’à travers des actes obligatoires. Maintenant nous réfléchissons à ce qui peut être bon : des soins de bien être, des repas pris en tête à tête avec un membre du personnel pour éviter la collectivité perpétuelle imposée dès l’entrée dans un établissement. La vie en maison de retraite me fascine ; ces personnes âgées me fascinent ; elles n’ont rien à faire valoir ; elles sont elles mêmes avec leur histoire ; certaines sont pénibles comme certains plus jeunes et leur problématique se rapproche fort de la nôtre si nous étions mis dans les mêmes conditions ; c’est la même problématique.

Amis :