Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Lou Lacaussade

Lire ce que d’autres ont pris la peine d’écrire peut aider à survivre. S’extraire d’un quotidien difficile. Mettre à distance ses ressentis. Relativiser son vécu en le rapportant à d’autres. Apprendre des autres. Profiter de ce qu’ils ont appris et progresser. Les civilisations ne se bâtissent-elles pas sur la transmission et le partage de l’expérience humaine ? Témoigner.


Récits

Le monde en noir et blanc  

Le coup de colère d’une métisse qui se sentait étrangère partout.

Bien que me percevant comme « noire » par ma couleur, toute ma culture et mon comportement étaient « blancs ».

Publication : 6 mars 2014

Durée de lecture : 5 mn

Nombre de mots : 1180

A chacun sa faim  

Enfant en orphelinat dans les années 60-70, l’on retrouve à travers ses yeux, la perception de ces structures, mais aussi la lutte et les subterfuges, dont les souvenirs témoignent.

A cette époque, je quittais toujours la table du réfectoire en ayant encore faim.

Publication : 13 mars 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 970

Bibliothèque

 

Ses derniers commentaires

  • J’ai beaucoup aimé votre récit, à cause de sa profondeur, de votre résilience aussi (le courage de rebondir après la terrible épreuve que vous avez traversée). Je souhaite citer ici vos mots tellement justes et qui me frappent le plus dans votre récit : "Je me sens souvent seule à rêver d’un monde meilleur, je me sens souvent seule à lutter pour cela. Me battre en France pour demander de l’argent alors que je déteste ça et que, pour être honnête, je ne sais même pas le faire. Me battre ici pour obtenir les soutiens nécessaires, pour mobiliser, motiver. Car oui, je me bats ici aussi pour redonner le goût du travail pour soi-même, pour les sortir de cette télé de merde qui leur donne de faux rêves et ne leur apporte rien d’autre qu’une autre misère". Alors, continuez à écrire, racontez-nous ce que vous faites en Amazonie, transmettez-nous votre expérience. C’est une mission d’intérêt général !

  • Merci pour votre témoignage qui a fait remonter en moi nombre de souvenirs, du temps où j’étais étudiante, celui des "petits boulots" dont ceux effectués dans l’hôtellerie et la restauration, pour assurer les fins de mois ou les six mois de l’année où on n’avait pas la bourse, continuer à se nourrir, à payer la chambre de Cité-U ou le minuscule studio, les transports, les frais de la rentrée universitaire, les livres,... au risque de se perdre entre le statut d’étudiant et celui de prolétaire.

  • Merci Françoise, pour votre commentaire que je prends comme un compliment.
    De mon côté, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire votre récit "La passagère" et j’espère que vous nous régalerez bientôt d’un nouveau texte, Lou

  • Merci beaucoup pour vos messages. Susciter par mon texte de nouveaux témoignages de personnes qui ont vécu la discrimination et trouvé le moyen de l’outrepasser, est la meilleure réponse que je souhaite. Vos réactions m’enrichissent et me donnent envie de continuer à envoyer des textes.

  • Merci pour vos réactions. J’apprécie beaucoup vos jeux de mots, Marie Hache.
    Je n’avais aucune idée de la manière dont ce texte allait être accueilli : d’un côté, le risque d’avoir l’air de ressasser des souvenirs pendant longtemps refoulés, car empêchant d’aller de l’avant ; de l’autre la volonté de témoigner un jour, de le faire aussi pour mes camarades d’infortune, tous échoués dans ces orphelinats, dont certains n’étaient que des lieux de transit vers d’autres orphelinats ou de nouvelles familles d’accueil pas toujours accueillantes. Dans le huis clos de ces lieux, malgré le bruit de nos jeux d’enfants, suintaient la tristesse, la misère affective et une douleur sans nom qui occupait l’arrière-plan de nos existences. On parlait très rarement de nos familles : c’était le sujet tabou. Heureusement que la majorité de ces enfants ont eu la merveilleuse faculté de rebondir.