Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Philippe Ollivier

Longtemps jounaliste, je suis aujourd’hui auteur. Au hasard d’une commande, j’ai découvert Millau, l’Aveyron. Tombé sous le charme de ce département et de ses habitants, je m’y suis installé. Et j’ai fait des découvertes, sur les autres, et sur moi.


Récit

Avec peu  

Comment dépenser le moins possible ?

J’ai de la chance de ne rien posséder. Ou pas grand-chose, juste l’essentiel. Pour être juste, avant ce « rien » je n’avais pas « beaucoup »

Publication : 29 septembre 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 930

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Ses derniers commentaires

  • Je ne vois pas le rapport !
    J’ai très bien gagné ma vie, je n’étais pas heureux. Aujourd’hui je vis modestement, et je peux dire que je suis heureux, sans retenue. Si j’avais plus d’argent je m’offrirais quelques plaisirs supplémentaires, revoir l’Italie, ne pas compter avant d’acheter un bouquin, faire un beau cadeau à ma femme, mais là il s’agit de plaisirs, pas de bonheur. J’apprécie aujourd’hui des choses que je ne voyais plus, comme rester chez moi à regarder tomber la pluie, nourrir les moineaux, aller au marché discuter avec des gens... ça ne coûte pas cher, c’est juste profiter du temps qui nous est donné. La notion de temps est d’ailleurs pour moi, la seule qui vaille maintenant, c’est pourquoi je plains ceux qui le gaspillent à courir... après quoi ?

  • Soisick, ton message me va droit au coeur et confirme que nous, les invisibles, sommes beaucoup plus nombreux que ce que pense en général l’opinion et surtout les politiques. C’est d’ailleurs pour cela que je fais (aussi) l’économie de voter.

  • Merci, c’est très élogieux.

  • J’aime la sobriété de ce récit.
    Je connaissais le mot "bipolaire" mais j’en ignorais la terrible réalité du quotidien que la sècheresse de la narration fait ressortir en creux.