Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Pierre Pibouleau

La soixantaine, sur le bas côté de la vie active. Actif je reste toutefois grâce à l’écriture et la lecture. Les contacts et échanges avec les autres. Je vis de plus en plus replié et sélectif, voire, élitiste sur mes fréquentations. Quand j’aime, j’adule. Quand je n’aime pas, je hais. Spectateur informé des débats de société. J’ai encore quelques indignations face aux racismes sous toutes ses formes. Racisme étendu à l’ostracisme. L’indifférence sinon l’hostilité à l’autre, à la différence. Démarche humaniste d’écoute. Mais à trop écouter la rumeur, la chose devient insupportable et les gens invivables. Apprendre à vivre ensemble est très difficile car se supporte-t-on en réalité ? S’accepte-t-on ? La démarche philosophique spiritualisée m’est refuge et réalisation du moi. Qui suis-je ? Bien prétentieux si j’avais une réponse. Un être parmi tant d’autres.


Récit

Au prochain coup  

Une enfance et des claques à répétition, des déconsidérations, des acharnements intempestifs. Un parcours chaotique et virulent, du foyer prétendument familial au travail à abattoir.

Mon enfance est sclérosée. Interdiction de toute discussion. Poser des questions ? Hérétique.

Publication : 5 janvier 2014

Durée de lecture : 18 mn

Nombre de mots : 3760

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Ses derniers commentaires

  • Un très beau texte en l’honneur du bel ouvrage.
    Vous mariez, avec aisance, propos techniques et envolées plus ou moins lyriques
    vous n’être pas simplement une dame de l’art (la forme) mais aussi du contenu
    je vais fouiner dans votre blog

  • Tout comme l’isolement des vieux, les femmes battues, l’euthanasie, l’enfance maltraité relève du non dit.
    Les gens sont aveugles a cette réalité...ou font semblant. Fruit d’un individualisme poussé à l’extrême conséquence du libéralisme personnaliste dans lequel nous baignons.
    Votre mea-culpa m’émeut (si j’ai bien compris votre démarche), Madame, faute avouée...
    Je souhaiterai tout autant une prise de conscience générale sur cette question sensible. Ainsi que sur les autres.
    Merci pour votre réaction.

  • je n’ai lu, dans l’immédiat, que l’extrait mais je suis intéressé par la spontanéité de la relation d’un vécu, sans fioriture. Je vais acheter le bouquin et reviendrais pour une critique complète.
    Bon courage Anthony

  • faut titrer : ch colocataire
    témoignage intéressant. Paris a bien changé. J’ai habité Rambuteau, en son temps, mais les loyers étaient encore accessibles
    maintenant c est l’enfer même les sous pentes se louent
    j ai pris plaisir à vous lire avec son coté reportage.