Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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R. Caillon

Juste les mots.


Récits

Grande surface  

L’auteur a travaillé dans la grande distribution et reste « choqué » par cette expérience déshumanisante. Pour faire écho au livre d’Annie Ernaux, "Regarde les lumières mon amour", voici un témoignage, en direct des rayons.

L’expérience que j’ai vécue dans ce monde de la grande distribution m’a marqué, choqué par cette violence ordinaire, par le silence qui tue, par cette abnégation de l’être, l’homme au service du capital qui retourne au capital, j’ai de mes yeux vu des rayons où deux personnes effectuaient le travail de quatre, je l’ai moi-même fait.

Le portrait de Richard Caillon dans La Croix :

Publication dans La Nouvelle Vie Ouvrière :

Publication : 3 avril 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1260

Le présent des passés  

L’auteur se rend à une exposition sur Jean Jaurès aux Archives nationales à Paris et engage un débat avec de jeunes visiteurs.

Je les ai complètement saoulés, pour sûr, mais c’était quelque part de bonne guerre.

Publication : 7 avril 2014

Durée de lecture : 5 mn

Nombre de mots : 1080

Banlieue carnivore  

Quitter une résidence et ses champs de lilas pour une cité.

La cité est située à une dizaine de kilomètres de mon paradis, dans le gris d’une zone industrielle où l’emploi est moins présent que les cris sur les murs.

Publication : 5 mai 2014

Durée de lecture : 14 mn

Nombre de mots : 2900

Les Halles, la nuit  

Réceptionner des marchandises à Rungis.

Univers commercial à ciel ouvert ; lumière partout, bruit tout le temps.

Publication : 21 octobre 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2140

Le visage du monde change  

Décharger des camions puis faire la plonge avant de devenir cariste.

Les ordres sont brefs, il faut tirer les barres de métal empilées à même le sol d’un semi-remorque, les classer selon leur grandeur, par 10, puis y apposer une étiquette de stockage que le cariste utilisera pour les ranger.

Publication : 14 novembre 2014

Durée de lecture : 13 mn

Nombre de mots : 2790

À cause de son odeur  

Aux Halles de Rungis.

Elle lâcha son nom comme une formule alchimique. Un monde à rencontrer, j’avais ouvert la porte.

Publication : 23 février 2015

Durée de lecture : 8 mn

Nombre de mots : 1730

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • oups, j’ai cru répondre à l’auteure...désolé

  • Sur votre faim ?? Que vous dire ? C’est une tranche de votre vie que vous présentez là, je ne suis pas juge, il me semble simplement que vos questions trouveront des réponses qu’en vous, il n’y a pas de transcendance, vous avez l’impression parfois que tout vous pèse, je crois que c’est le lot de tous, maintenant en observant votre quotidien en "pleine conscience" je suis sur que vous y trouverez des perles...il vous faut les voir ou apprendre à le faire, 30 ans est aussi à mon sens un age charnière, mais encore une fois tout dépend de vous.
    bien à vous.

  • Votre texte est...frais, même si la phrase d’Hugo prends ici son sens le plus intime " la mélancolie c’est le bonheur d’être triste" je perçois dans votre texte des interlignes de non dits (trop gardé ?). Je crois pour ma part que l’on échappe pas à sa vie on la crée, certes les modèles nous influences on "reproduit" des schémas, mais cela reste notre vie, tout dépend de vous, il n’y a pas de mauvais choix, puisque ce sont vos choix !
    Soyez heureuse, vous êtes splendide !
    Cordialement

  • Merci à vous tous pour vos commentaires. Tranche de vie oui il s’agit bien de cela, non pas que je sois égocentrique mais la vie nous mène par tant de méandres que parfois l’introspection permet d’évacuer, de voir, revoir...ou (re)- créer le souvenir. Toujours est il que cette existence est merveilleuse, un panorama de ce que l’on aurait pu être nous attend à chaque coin de rue, un reflet dans le regard de l’autre nous raconte qui nous sommes.
    merci de tout cœur.
    R.Caillon

  • Bonjour Clotilde, je vois que nos lectures se croisent ,la grande M.D en effet, me laisse toujours sur place dans les rues de S.tahla, un vrai ravissement...pour ce qui est de madame V. je suis dans la formule du moderato cantabile...dans l’attente entre rumeur et vie dissolue ou perdue, V. est en effet son initiale, et ce ne sera pas le : "Mlle V. journal d’une insouciante" mais bien un tableau d’impression fidèle aux dires de madame V.
    Pour ce qui est de Dédé, il est à présent en retraite, je peux en effet "creuser" son parcours pour aiguiller un peu plus sur l’ambiance et la vie à rebours de ce dernier, mais pour cela il faut aussi que mon récit soit un récit de vie et qu’il n’est en rien un aspect "fictif" je serais en quelque sorte un "rapporteur de vie". Je vais tenter avec mon cœur et ma volonté de rédiger un récit digne de ces gens afin de vous restituer le plus fidèlement possible leurs chemins...d’ailleurs "il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant" alors en avant...
    bien cordialement

  • Bonjour Clotilde, merci de votre intérêt pour mon texte. J’ai bien l’intention de connaitre plus cette femme, pour le moment je suis en "approche", chaque jours je lui offre un petit café et je note au plus juste ce qu’elle veux bien me dire, je vous avoue que je suis très impressionné par son parcours, mais bon je garde précieusement ces renseignements pour les restituer sur le site dans un temps plus ou moins proche, cela dépendra d’elle. Je l’appel "elle" mais à présent je connais son nom ! Mais ça aussi c’est encore confidentielle...
    cordialement.

  • Merci Cirule, bon nombre me demande de "poursuivre" l’aventure de cette femme, j’essaie de l’approcher doucement, elle est dans une confiance très relative, je la comprend ! J’ai pu discuter avec elle, petit à petit je m’imprègne de son univers, de sa vie et j’espère dresser d’elle un portrait fidèle en lui demandant bien évidement son accord. Je vous remercie pour vos encouragements et pour l’attention que vous portez à cette Femme.

  • Merci Monade, je suis enchanté que cela vous plaise, il est vrai qu’en mon for intérieur la vie de ces gens peuple mon esprit, je ne peux rien mettre de coté... donner ne serait ce qu’une once d’éternité à tous ces anonymes signifie tant pour moi, sans eux pas de texte, pas de rencontre, pas de moi, pas de Nous ! J’aimerais restituer bien d’autres faits, bien des événements qui à rebours resurgissent comme des flashs, l’instant polaroid du regard qui se fixe sur le détail jusqu’à le reconstruire, le déconstruire. Je poursuivrais peut être la narration, l’exploration des halles dans d’autres textes, pour le moment je m’imprègne de cet univers aux milles nuances. Je reste persuadé que c’est bien dans le quotidien que ce fonde les grands faits ! Dans cette banalité relative que tout se créer sans cesse, tempus fugit, mais en retournant le sablier il recommence et nous avec.
    Mille merci.

  • Merci pour votre commentaire. Les halles en effet un microcosme au reflet de macrocosme, le mouvement, le bruit, l’ambiance, des vies qui s’affrontent se confrontent se partagent, un océan à découvrir au fils de coup de rames comme des pas...
    Je découvre chaque jour les richesses de l’existence, dans les rencontres, les épreuves, en artisan consciencieux je tente de croire en l’homme, de façonner le temps pour ne plus le subir mais bien le choisir.
    Nous sommes bien Ici et Maintenant !
    Bien à vous

  • Kasia, que vous dire... vous êtes splendide ! Je ne vais pas pleurer, je crois que ça vous vous en moquez ! Votre vie ? un parcours du combattant, mais vous êtes là c’est l’essentiel. Votre récit est une claque, BING... à la face du monde ! mais vous le racontez ! Vous existez comme nous tous, avec nos joies nos emmerdes, c’est extraordinaire de pouvoir vous lire, nous vivons dans le même monde et tant mieux ! Je me rends chaque jours au boulot, en acceptant parfois des choses que je n’aime pas, pour payer des choses qui parfois ne me servent pas, certains jours je me sent sale aussi, et d’autres "propre" mais le regard des autres je m’en fout ! je préfère le votre. merci pour ce récit, merci pour votre force, votre faiblesse, merci d’exister.
    Bien à vous.

  • .../...
    Pour ce qui est de mon expérience, j’ai eu la chance de transmuer la colère, la haine, en force créatrice, et les rencontres multiples avec ces gens comme des horizons, ont été déterminantes. Vous me dites ne pas avoir lu la paradoxal chaleur de ces gens constamment en révolte, ou cet étrange sentiment que l’on a lorsque l’on est au fond du trou, pourtant je vous la conte en tout dans ce court récit, je n’aurais sans doute pas assez d’une vie pour rendre hommage aux familles de mes amis, aux amis eux mêmes, et à tous les anonymes croisés dans ma brève existence et qui ont contribué à me rendre libre, car ce qui est sur aujourd’hui c’est que je suis libre, la société ne fait pas l’individu, l’individu en est le préalable.
    Bien à vous et mille remerciements

  • Bonjour Lycendre, c’est avec une immense joie que je reçois votre commentaire. Merci !
    Le sens de votre raisonnement m’interpelle, vous me demandez si la cité donne une gravité et une conscience aiguë de soi, ce à quoi je réponds, qu’ à mon humble avis c’est l’expérience de l’autre qui donne cette gravité et/ ou une conscience aiguë de soi, la cité (puis je dire polis) est un microcosme dans lequel une multitude de vies et d’expériences se croisent, se confrontent, s’échangent et deviennent...mais si l’un de ses facteurs disparait alors que sommes nous ? Bien évidement si j’entends "cité" dans le sens de que mon texte indique, les facteurs sociaux ont un rôle déterminant, je suis sur qu’au regard des chances sociales , il est moins aisé de grandir dans ces monades urbaines que dans des quartiers dit favorisés, d’ailleurs le simple fait de l’existence de ce terme résume la fracture.
    .../...

  • "Sommes nous toujours reconnus pour ce que nous sommes" ? C’est là la question centrale de votre texte me semble t il. Comme vous le dite vous l’homme multiple, dans nos rôle nous ne faisons que façonner, construire, polir, la pierre de l’être, combien de professeur avons nous dans une vie ? Combien de fois sommes nous nous mêmes les enseignants assidus d’une vie ou de plus en plus l’individualisme triomphant forge l’abnégation de tous, mais combien de victoires lorsque que dans le partage une conscience naît est se meut en une évolution sans fin ! J’aime à lire ce terme de VERBE, tant il peut rassembler de symbole, car il s’agit bien de symbolique, utiliser dans le sens créateur par des écritures "saintes" le verbe est incarné sans cesse par ce qui naît de l’échange, lisant Jaurès le verbe prends forme, il est ce possible, cet élan vers demain, vers ce qui se bâtit sans cesse, forge d’un atelier ou l’on construit sans le bruit des outils, patience du temps entre souvenir et désir de cet autre en devenir de ce "nous" tant souhaiter.
    j’ai appris de votre texte, merci Monsieur le professeur, merci Camarade.
    Bien à vous

  • Bonjour et merci de votre réaction, j’écris dans l’espoir de cet échange. Oui vous avez raison ce texte en appel un autre tout aussi sinueux et riche d’événements, surtout dirais-je la description des rencontres qui en particuliers m’ont aidé à construire l’individu non résigné et plus que jamais motivé à changer notre société que je suis.

  • Pour ma part je tente de consommer autrement et surtout en fonction de mes besoins REELS, ainsi je gaspille moins et je fait travailler les petites structures. J’ai en tête la venue d’un jour nouveau ou le fric redeviendrai un outil et non un but et l’Humain un être Libre. la devise de la France qui malheureusement n’est toujours pas marquée sur le fronton de l’assemblée nationale est Liberté-Egalité-Fraternité, j’espère de tout mon cœur qu’il n’y aura pas de génération sacrifiée mais bien des générations impliquées dans le changement, que chacun doit entamer par lui même pour nous tous. Bien à vous.

  • Bonjour Fan Ette je suis enchanté par votre texte qui viens conforter celui que j’ai écrit il y a quelque temps. La grande distribution est un "no human land" ,c’est un lieu de servitude totale au profit d’un capital souverain, comme vous le souligné, bien des gens qui sont nommés chef de rayon sont des anciens, comprendre là ceux qui ont tout subi, les réprimandes les humiliations etc...c’est une forme de méritocratie de l’abnégation. Les plus humbles sont ceux que l’ont retrouvent dans les rayons à faire des facings (remplissage) dans un silence de marbre pour un salaire de misère, non ce n’est pas du Zola, mais tristement une réalité pour des milliers de personnes, les bureaux aussi ont leurs mondes à part dans la grande distribution, les comptables et autres sont déconnectés de la réalité du magasin, et il en va de même du Drh qui reste en priorité sur l’avis des directeurs sans jamais voir la souffrance des ombres productives, tout comme toi je suis écœuré de ce monde du commerce à grande échelle, mais le constat que je fais est que les masses n’ont pas vraiment d’autre possibilité que d’accourir aux rayons des bonnes affaires faute de moyens au détriment d’une équité qu’ils ne leur semblent pas bafouer à chaque passage en caisse. suite au 2 eme message...

  • Bonsoir Sandrine, j’ai aimé votre texte, simple limpide et profond, un puits de sentiment, comme un cœur ouvert en toute sincérité, il faut puiser en soi pour écrire cela ravive des souvenirs, cache des soleils mais procure tant de bonheur, en somme une thérapie, j’ai cette douleur et cette joie mêlée chaque fois que j’écris ou que je lis un texte qui me touche c’est étrange. Votre appétit de la vie, de l’amour me réjouisse tant ;il est flagrant qu’en vous le monde peut être beau. Merci pour cet échange.
    Pour ce qui est des musées une expo sur l’impressionnisme au musée Marmottant paris 16 est d’une rare beauté, de Berthe Morissot, à Monet, Caillebotte une visite dans le monde des sentiments, une plongée en nous même, une splendeur, je vous la recommande et pour info, là pas de "perturbateurs" certains un peu pédants mais ont excuse ses émotions...
    Bien à vous.

  • Bonjour Ange, merci pour votre texte, nous partageons une part de détresse identique pour d’autre raison, nous sommes proches...la fin de votre texte se conclut par le fait que vous ayez eu le malheur de croire, je suis persuadé au contraire qu’il faut une foi à toute épreuve pour avancer, nous avons des épreuves des maux, mais ils sont un sel à notre vie, je ne suis pas croyant ni moraliste et encore moins juge, et j’aime à lire dans Sartre le fait de l’être et du néant le choix entre le fait de l’existence dans sa brutalité qui ne nous ramène qu’à nous, pour ma part je crois en vous, et j’aime votre récit qui est offert comme un cadeau. Merci

  • Cascade, escalade chute, votre vie ? un paysage, reflet d’une altitude que vous voyez à présent d’en haut, il vous a fallu quitter la platitude de l’existence qui enferme le monde entier dans un espace minuscule ou tout le monde se sent à l’étroit. Un texte touchant ou l’on peut aussi se reconnaître parfois, dans le dégoût de la vie la lente sensation du temps qui passe et nous mène à l’ultime, mais entre ce début et cette fin nous sommes bien là ! inscrit dans l’ici et maintenant gravé par la force des chose dans l’espoir, même face à notre solitude dans la foule, oui j’ai la naïveté de croire qu’il s’agit pour nous de bâtir demain sans cesse, tant pis s’il n’existe pas pourvu que maintenant est un sens.
    Bien à vous.

  • 2)Lutte de classe ? à vrai dire je ne sais pas, en tout cas il est évident qu’il y a un profond malaise depuis que l’argent n’est plus un outil mais un but ! Je pense aux salariés de la Seita jetés comme des outils usée dans la fosse nécrophage de la mondialisation, à ceux de chez PSA, à tous ces anonymes dont les récits fleurissent pour dire combien le silence est mortel ! Malheureusement nous portons le poids d’une responsabilité sans appel, lorsque par exemple nous achetons sur le site libraire en ligne qui pense à évincé l’homme de son entreprise pour maximiser ses profits ! Nous sommes coupables de nos choix politiques lorsque nous achetons du pain en grande surface et que les boulangers ferment, oui nous avons le choix, même si il est dure, mais dans notre quotidien nous forgeons aussi de nos actes la société qui vient.
    Merci pour votre récit

  • 1)Triste réalité ! Mais réalité tout de même puisque le "monde du travail" offre bien cette vision de de notre société, c’est un juste reflet ! Dans l’entreprise les "moi" les ego sont pour certains exacerbés ils "existent enfin", il n’y a pas de place pour les faibles, et lorsque ce n’est pas pour un emploi ponctuel on s’appercoit que la même cruauté est présente, la tension sur le marché du travail laisse peu de place aux gens sans qualifications, ils acceptent le pire sous couvert de convention collective ou de lois que les entreprises bafouent sans craintes ! Non tout les patrons ne sont pas des pourris, il existe encore des sociétés ou l’Humain prime mais cela se fait de plus en plus rare !

  • Mais comment naît le texte ? Oui c’est une question admirable, certains textes sont des épreuves, des fragments de soi, que le papier reçoit, Portions d’émotions, qui frôlent l’absolution, le texte est passion, poison, prison, on se perd en des lignes que l’on tente de suivre et qui pourtant nous précède. On ne devance pas sa propre vie ! dans mes colères, les mots s’écrasent contre la feuille, ils viennent frapper le mur du son, de ces jours de silence, Le texte naît de l’être, du non être, il est une tranche condensé, d’un humain fragmenté, la vie en partage ? parfois on l’espère, on pose des messages comme des bouteilles à la mer, on se réfugie sur l’oeuvre de sa vie : le fameux manuscrit, celui qui nous élèveras là au dessus des mortels, et d’évidence on se retranche dans son texte anodin, celui du quotidien, le toujours, l’encore, celui qui dit de nous ce que nous sommes vraiment, ce texte que l on relis s’accordant du crédit, parfois même du talent, mais toujours vraiment c’est de mon sang qu’est l’encre.

  • Bravo pour ce jolie texte, sensible et concret. Je partage votre détresse. J’ai eu l’agréable surprise de votre commentaire concernant mon texte, mes petits problèmes mon dégoût du tout fric, mais votre expérience par sa différence sa richesse est bien plus profonde que mon malheur, je change de travail voila tout, vous, vous ne changerais pas de frère, tant pis, tant mieux, la vie est véritablement un chemin d’expérience de confrontation souvent avec soi d’ailleurs ! Merci d’offrir ces tranches de différences cette unité universelle des gens qui comme nous vivons simplement sans grand destin juste celui de vivre la plus grande aventure qui soit : notre vie.
    Bien à vous.

  • Bonjour Yohann, oui les actes à la marge en effet, j’en suis persuadé changent les choses, la société est toujours en devenir comme nous, maintenant concernant la culture je pense qu’il n’existe pas en soi de culture, je suis tenté de croire que la culture est toujours une réponse à l’altérité un échange qui produit un autre savoir, ainsi je ne pense pas qu’il y ait de culture sans ouverture, enfin je l’espère. Si je crois comprendre ce que nous nommons culture il semble que ce soit le résultat d’année antérieur qui ont façonnées une manière de pensée de voir les choses de les appréhendées, mais n’est ce justement pas le fait même d’une accumulation d’échanges en présence qui poussent à penser dans un sens plus que dans un autre ? Si la culture est déterminée j’ai peur qu’elle ne soit mortelle , si elle reste cette envie qui nous accompagne alors elle grandit et nous avec.
    Qu’en penses tu ?

  • Bonjour et merci de votre message, en effet des ours, ce qui me choque plus que tout c’est que les Hommes sont dans une logique d’auto aliénation, ils se confient et se vendent à des puissants qui sont une infime minorité ! Dans l’entreprise que je ne cite pas ici, plus de 100 personnes étaient sous l’ emprise d une dizaines de petits chefs et autres supérieurs...le véritable pouvoir n’est il réellement confié qu’à une "élite" soumise ou doit il revenir aux forces actives ? Même si je comprends et que je reste conscient des difficultés de notre époque je ne conçoit pas de me soumettre à cette déshumanisation collective, le pire étant que les gens se croient libres ! Libre d’acheter de zapper, de critiquer mais jamais assez pour se révolter ! Pourtant n’est il pas l’heure d’une prise de conscience ? n’est ce pas le moment de dire STOP ! A l’inverse de germinal c’est vrai ici les ouvriers peuvent avoir des I phones des tv plasma des ordis, brefs s’enchaîner volontairement, spolier leur moi au profit du paraître, quel luxe ! Je recommande la lecture de Camus "l’homme révolté" qui souligne l’aspect profond que doit réformer en soi la révolte, celle qui est issue des esprits, celle qui ne tue pas mais engendre une vie, une autre ! nI Pod ni soumis !
    Bien à vous.
    ps Monade est ce pour le livre les monades urbaines ?

  • Merci, je suis enchanté par vos commentaires, ils sont le signe que l’Homme peut encore s’élever contre la déshumanisation de notre société, j’ai l’espoir, non pas d’un grand soir (quoique) mais d’un changement de paradigme, d’une prise de conscience, un refus de ce fatalisme qui résume l’existence à son utilité ! Je reste persuadé que nos actes fondent nos devenirs, et qu’il dépend de chacun de changer pour que tout change.

  • Aucun jugement surtout ! juste de la compassion, et l’admiration qui découle de votre courage. Votre vie vous appartient ! Il est tragique de constaté à quel point la société moderne qui se veut l’aire de l’hyper communication prive chacun d’entre nous de la fraternité humaine, nous sommes tous à taire aux fils de nos récits la douleur simple des gens "ordinaires" oui de tout cœur j’ai entendu vos mots et je les comprends fraternellement. Bravo pour votre courage et pour votre dignité.

  • La violente banalité du mal, la lutte du quotidien et pour seule vérité : la culture, au delà de l’intelligence (quoi que), le constat simple de l’abandon culturelle de ceux qui sont déjà en marge me fait chaque fois froid dans le dos ! Les parcours scolaires les plus brillants comme les allées des musées sont bien souvent peuplés des mêmes gens ! "Éduquer" ne suffit pas ! L’accès aux réalités par le sensible, par la "possibilité" du beau est une esthétique moral supérieur ! libre accès aux cultures, aux débats aux rencontres ! Le virtuel enferme un peu plus les gens dans une autre vie, un parallèle d’espérance quand le combat est à mener dans la réalité du temps. Pour changer le monde pas d’illusions : changeons nous ! Militons pour une gratuité à la culture sous toute ses formes, pour une justice sociale au delà des fluctuations boursières, pour l’Humain et contre la société des ego. Je suis cet autre en devenir !
    Merci Yohann pour ton récit, merci pour ce qu il offre d’espoir.