Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Bachotage -
par Emma D.

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Publication : 18 septembre 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1210

Une jeune étudiante raconte sa révolte sourde contre les méthodes éducatives du lycée et de l’Université.

J’ai fait un bac littéraire, option anglais renforcé, obtenu avec mention. Les sujets abordés étaient riches et intéressants. Mais la manière de les aborder était décourageante. Apprendre par cœur, encore et toujours.


6 commentaires :

  • Edifiant.
    merci pour votre témoignage qui dit combien nous marchons sur la tête et que ce que je ressens : la fatigue de tout le monde, enfant, adulte n’est pas une vue de mon esprit.
    Bon courage
    prenez le temps de vivre et de choisir votre vie.
    Il n’ y a pas le feu de toute façon nous vivons une telle révolution de société que se dépêcher pour se retrouver précaire ou au chômage ou dans un poste qui ne vous épanouit pas est une ineptie.
    réfléchissez avec soin.
    Bien à vous,
    Sandrine.


  • Bonsoir Emma
    Vos récit est particulièrement pertinent. Savoir porter un regard critique est une compétence .
    Eduquer pour contribuer à faire des êtres cultivés et autonomes ou bien des robots à la chaîne ( le rêve d’un certain patronat) , ce que l’on appelle une éducation adaptée aux besoins ( de qui ?)
    Etudier 2 oeuvres littéraires par an, quel gâchis ! Il y a tant de choses à lire par plaisir et à faire partager
    Je ne sais pas si cela peut vous aider mais il y a 3 niveaux dans ce que vous décrivez : les contenus des connaissances, la pédagogie et les méthodes de travail, le comportement attendu des élèves et la hiérarchie ( prof/élèves et bonnes notes/mauvaises notes)
    Ce qui est fatiguant est de devoir jongler avec tout ça et de faire en permanence des accommodements entre ce que vous souhaiteriez et ce qui vous est demandé
    Est ce qu’il n’y aurait pas moyen de faire un semestre d’études dans une autre université ? avec une pédagogie différente ? faire un détour pour pouvoir s’y retrouver ?


  • Sandrine : merci pour votre commentaire. Je prendrais effectivement le temps de vivre, si j’arrive à le trouver ! Mais il est vrai que la fatigue est très présente chez tout le monde. Je suis d’accord sur le fait qu’il vaut mieux prendre son temps à choisir un job qui nous plaît, mais quelques fois, il est compliqué de prendre ce temps...


  • Clotilde : et oui, deux livres en un an... En filière littéraire en plus ! Je lis beaucoup à côté mais certains ne prennent pas le temps de le faire alors qu’ils y prendraient plaisir s’ils prenaient cette habitude !
    Le problème n’est pas spécialement MON université mais le système d’éducation (ou même le système tout court d’ailleurs) qui ne me convient pas, et qui convient à moins en moins de personnes. Alors oui, il est possible de faire un semestre dans une autre université, voire même de partir à l’étranger, mais je pense réserver cette réflexion après avoir obtenu ma licence, car ce que j’étudie me plaît, c’est seulement la manière dont on nous le fait étudier qui me déplaît. En tout cas, merci pour ce commentaire !


  • Bab :

    Votre texte me "parle" vraiment. Vous évoquez la génération d’avant qui lisait plus en section littéraire. J’en fait partie et c’est un fait. Mais le bachotage était déjà de rigueur. J’ai l’habitude de dire que j’ai commencé à penser à l’école de travailleurs sociaux. Le bachotage, j’appelle ça "faire l’oie", se laisser gaver !!!
    En ce qui concerne la course aux notes, vous avez absolument raison. j’ai un fils en 3ème, j’ai la joie de constater que pour l’instant il ne fait pas trop l’oie ! Mais son obsession de la moyenne générale est bien présente. A chaque résultat, et vas-y que je te recalcule l’ensemble. Quant à mon second, en CE2, Quelle pression ! Rencontre de rentrée avec la maîtresse, L’ensemble de la classe doit travailler le français, ils font trop de fautes, ils ne savent pas recopier et pourtant ils devraient déjà copier des textes de 6 lignes... et rapidement il faudra aller au moins jusqu’à 10 lignes.... si ça continue elle fera refaire le travail...Décourageant !!!( et pourtant, par ailleurs c’est une enseignante très investie, très motivée et qui ne ménage pas sa peine) Et je ne vous parle pas des élèves qui par malheur ont quelques troubles "dys" (dyslexie, dyspraxie).
    Continuons à militer pour la pensée, transmettons le plaisir d’apprendre. Tiens ! vous feriez une chouette enseignante Emma ! Non ? allez courage !


  • Bonjour,

    Vous livrez un récit très pertinent. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Il pointe du doigt une situation à laquelle sont confrontés bons nombres d’élèves ! J’ai également connu le traumatisme de la première année de fac, j’avais arrêté en cours d’année... Je suis assez pessimiste et je crois que la situation continuera à se dégrader. Pour échapper au principe du bachotage, certains parents choisissent des méthodes d’éducation alternatives, à l’image des écoles Montessori, où l’on aide l’enfant à apprendre par lui-même. Mais ces écoles sont élitistes car trop onéreuses.

    Bon après-midi,

    Kahina



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