Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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C’était le temps du verbe -
par Vincent Silveira

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Publication : 17 septembre 2014

Durée de lecture : 30 mn

Nombre de mots : 6020

Le départ en retraite d’un professeur syndicaliste.

Notre métier ne ressemble-t-il pas à celui du jardinier ? Semer, débroussailler, bêcher. Sans penser pourtant aux fruits à venir, persuadés néanmoins que, tôt ou tard, ils mûriront.


12 commentaires :

  • Beau et touchant témoignage sur l’art d’enseigner.
    Et quelle plume !
    Merci


  • J’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire...


  • "Sommes nous toujours reconnus pour ce que nous sommes" ? C’est là la question centrale de votre texte me semble t il. Comme vous le dite vous l’homme multiple, dans nos rôle nous ne faisons que façonner, construire, polir, la pierre de l’être, combien de professeur avons nous dans une vie ? Combien de fois sommes nous nous mêmes les enseignants assidus d’une vie ou de plus en plus l’individualisme triomphant forge l’abnégation de tous, mais combien de victoires lorsque que dans le partage une conscience naît est se meut en une évolution sans fin ! J’aime à lire ce terme de VERBE, tant il peut rassembler de symbole, car il s’agit bien de symbolique, utiliser dans le sens créateur par des écritures "saintes" le verbe est incarné sans cesse par ce qui naît de l’échange, lisant Jaurès le verbe prends forme, il est ce possible, cet élan vers demain, vers ce qui se bâtit sans cesse, forge d’un atelier ou l’on construit sans le bruit des outils, patience du temps entre souvenir et désir de cet autre en devenir de ce "nous" tant souhaiter.
    j’ai appris de votre texte, merci Monsieur le professeur, merci Camarade.
    Bien à vous


  • Je remercie vivement les auteur(e)s de ces premiers commentaires pour leur indulgence et leurs encouragements. Ainsi que tous ceux qui m’ont contacté directement. L’important est que ce petit texte fasse partage, entraîne réflexion, et donne une image optimiste, j’espère, de ce beau métier qui fut le mien. En dépit des difficultés et des tracas de chacun.


  • AAD :

    Je voulais vous laisser un message monsieur, car j’ai été élève comme vous avez été enseignant.

    J’aurais été un élève "difficile", autant loué par certains professeurs de français et d’histoire, qu’exécré par d’autres. Souvent rétif, à l’enfermement - ces "4 murs" dont vous parlez -, à l’hypocrisie - dont vous dites bien qu’elle est un mal trop souvent nécessaire - du jeu que l’on répète sans cesse chaque matin. J’ai très souvent refusé d’agir selon ses règles dont je sais aujourd’hui qu’elles sont le mensonge social le mieux connu mais aussi le plus tabou.
    Quoiqu’il en fut, ce temps est pour moi lointain, brouillard de mon passé qui fait bloc dans ma mémoire.
    Je me destine à présent, à l’enseignement et à la recherche - ironie du sort ou volonté de battre en brèche ce système éducatif qui m’a tant fait souffrir ? - et souhaitais par là vous donner espoir pour la suite, car je me rend bien compte au contact des lycéens que je surveille en examens dans un de mes anciens lycées, que ce n’est pas par choix que l’on devient enseignant, mais par nécessité - qu’elle soit intérieure ou conjoncturelle.
    Et ce que vous avez écris là, achève de me convaincre qu’il n’est qu’un choix déterminant : celui de se battre ou non.
    La suite, si elle est à venir, sera pour le meilleur.


  • Bon courage et bonne route sur ce chemin que vous avez choisi, escarpé certains jours mais si lumineux parfois. Car enseigner c’est apprendre aux autres et se construire aussi. Une chance unique de partage, une lutte quotidienne pour donner le goût et l’envie du dialogue, de l’esprit critique si malmené dans ce monde médiatisé, de l’uniformité, de la médiocrité et de la dictature de la pensée unique. Il n’y a pas d’"élèves difficiles", il n’y a que des élèves en souffrance ou désorientés. Parfois, et c’est heureux, l’avenir qu’ils se construisent est un épanouissement, plus qu’une revanche contre un passé. C’est tout le mal que je vous souhaite. Bonne recherche et bon enseignement !


  • Beau verbe que le vôtre, au service d’une approche aussi touchante qu’intelligente de ce métier dans tous ses aspects : professionnel, revendicatif, humain... Que douce vous soit une retraite bien méritée !


  • Et à vous bonne route dans ce métier si ardu , mais si passionnant ; Car un homme qui écrit aussi finement ne peut pas être foncièrement mauvais... pour l’enseignement. Cordiales pensées d’un collègue qui a quitté le navire.


  • Quelle écriture !
    les mathématiques ... qui aime apprendre ...
    ah ! en opposition avec les littéraires souvent dans l’esprit des jeunes ... et si on avait expliqué, tout petit, l’étymologie du mot ... beaucoup de choses se serait passée autrement.
    Trop souvent associées et réduites aujourd’hui au profit et aux bourses, à l’économie et l’entreprise qui ont prises d’assaut les matières à enseigner.
    Beaucoup d’humanité dans ce récit aussi.
    Je comprends que le travail d’écriture soit intimement lié à la poésie des mathématiques.
    Etre syndicaliste c’est aussi se battre.
    La retraite ... non je ne vous imagine pas en retraite, il y a tant à faire contre l’illettrisme grandissant, la science des nombres volée par la technologie.

    Bien à vous.
    Sandrine


  • Merci Sandrine pour cette lecture "complice".
    Si vous êtes Parisienne je vous informe que je ferai une présentation-dédicace de mon conte philosophique "La métamorphose d’un fasciste repenti" mardi 25 avril de 18h à 20h, autour du verre de l’amitié. Au bar Le Narval, 17 rue des Dames.
    Bien à vous.
    V.S.


  • Oôôh !! ... j’aurai bien aimé me rendre à votre présentation. C’est très gentil de m’y inviter. Je ne serai pas à Paris ce jour !
    Bonne chance et bonne soirée !
    Votre livre sera disponible surement à la vente ?
    Bien à vous,
    Sandrine.


  • Bonjour Sandrine.
    Oui, mon conte philosophique comme mes livres précédents, peut se commander sur des sites bien connus. Mais le mieux, bien entendu, est de le commander chez son libraire préféré.
    La lecture et la littérature par ces temps incertains, sont plus qu’un refuge. Ce sont aussi des remèdes salutaires, des antidotes, contre tous les obscurantismes qui nous menacent.
    Bonne journée et ...bonne lecture.
    Bien à vous.
    V.S.



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