Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Des emballages, donc -
par Odette Belaski

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Publication : 8 janvier 2014

Durée de lecture : 22 mn

Nombre de mots : 4520

Odette est française. Elle est partie à Montréal poursuivre ses études de cinéma. Sauf qu’elle galère. Et qu’elle enchaîne les "boulots de merde".
Comment vivent nos expatriés ?

Ca va faire une semaine que j’ai un boulot de merde. Je l’ai trouvé en deux jours chrono parce que je devais vraiment le trouver en deux jours chrono.


14 commentaires :

  • Un récit impressionnant. beaucoup de courage dans votre vie.
    Ne pas pouvoir exercer son métier parce qu’il ne permet pas d’avoir un salaire décent, faire un travail effectif non rémunéré est devenu une étape nécessaire à une industrie qui gagne pourtant de l’argent. je trouve cela inadmissible et cela me révolte.
    Merci. .


  • Mado :

    Votre récit se lit comme un roman , mais hélas le contenu est la trame de votre quotidien pas "rose" , lui.
    Vous avez beaucoup de courage et le mérite de persévérer avec l’espoir d’un lendemain meilleur. Bravo !!!
    Il y a bien un proverbe qui dit : " après la pluie , le beau temps".


  • Ania m’a fait rire. Par contre, la boîte de boîtes m’a l’air d’une sacrée brochette de canards boîteux. Oups, boiteux. C’est triste d’en venir là quand on a ta motivation. C’est triste qu’il n’y ait pas davantage d’opportunités décentes, voire QUE ça. (ah, l’utopie.)
    Je suis impressionnée par la détermination dont font preuve les personnes comme toi, qui peuvent poursuivre un rêve, une passion, coûte que coûte. J’espère que ça paiera.


  • Je pensais qu’au Canada on trouvait facilement du travail et intéressant ! On savait qu’il était difficile de trouver du travail dans les milieux artistiques en France sans être le fils ou la fille de... mais si même au Canada on se fait exploiter ... Heureusement Odette a de l’humour et de la ténacité, elle réussira !


  • La lecture de ce récit est un réel plaisir grâce à l’humour d’Odette !


  • Superbe ! Tu as une façon de nous raconter tout ça qui est très savoureuse... ! j’ai ri, j’ai entendu le québec à travers les cris d’Ania, j’ai vu la neige sur la route et les juifs du Mile End.
    Très beau récit, émouvant, révoltant aussi.


  • Je l’avoue : l’envie de lire le récit d’une expatriée au Québec, tout comme je l’ai été il y a 20 ans (déjà !) a été ma motivation pour lire ce texte. Ce n’était pas l’envie de voir ce qu’une cinéaste peut bien faire dans une société qui commercialise des emballages...
    Et pourtant ! J’ai, plus que le décalage que l’on ressent parfois entre deux cultures, rencontré quelqu’un qui, avec son sens de l’observation et son humour, nous fait partager son quotidien, tout un univers et toute une société
    Chouette rencontre et constat navrant


  • Cela me rappelle tellement notre première année au Québec il y a plus de 40 ans. Boulots « de merde » mal payés malgré des études universitaires. Mais ce que je sais, c’est que les gens qui acceptent des boulots de merde plutôt que d’attendre assis sur leur chaise le boulot rêvé finissent par s’en sortir plus rapidement, en mieux.C’est la voie que vous avez choisie et elle est très courageuse.

    A travers les boulots de merde, les rencontres, l’expérience... Se trouver là, au bon endroit et au bon moment. À condition de ne pas accepter de se faire ainsi exploiter. Comme quoi, quand on est dans la... merde, il y a toujours moyen de s’en sortir par la volonté ; comme celle que vous avez. (Je me sens un peu mémère en écrivant cela, je veux surtout dire que j’admire votre détermination).

    Mon premier emploi... de prof, je l’ai eu grâce à un vendeur de voiture d’occasion à qui nous avons acheté notre première voiture. Sa femme était enseignante et nous a appris qu’il manquait de profs. Et le reste a suivi. Par mes efforts aussi.

    Je suis à Montréal et... j’aurai peut-être un petit (court dans un premier temps) boulot sympa et surtout pas de merde, à vous proposer.... avec une caméra entre les mains. Je ne garantis rien, je veux vous connaître avant.
    A bientôt


  • (Odette est une très bonne amie de lycée : je garantis son savoir-faire !)


  • Merci à tous pour vos commentaires bien sympathiques !
    Marie-Paule, merci beaucoup de votre proposition, cela m’intéresse effectivement ! Je vais vous contacter via votre site web. Et j’ai hâte de lire votre récit, ainsi que beaucoup d’autres que je n’ai pas encore lus sur le site !

    Au plaisir,


  • "Le parrain version hassidique." Géniale, cette phrase. Elle dit tout, on voit immédiatement la scène.
    Bravo pour votre récit, vous décrivez cette dure réalité avec humour et beaucoup de vérité.


  • beau texte, j’ai apprécié sa lecture.


  • Très beau texte plein d’humour. Bonne chance pour la suite.



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