Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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A l’hôpital -
par Laurent Dutray

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Publication : 1er avril 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 910

Laurent Dutray, replié sur sa douleur, rencontre un très insolite voisin dans sa chambre d’hôpital. Avec tempérament, humour et âpreté il raconte une nuit pas comme les autres, parfois cauchemardesque, souvent ubuesque. Un pur moment d’hôpital qui l’aura finalement tiré de son état comateux.

J’en étais là de ma dégustation de solitude quand la porte s’ouvre sur des pompiers poussant un brancard. Raté. Un coturne pour la nuit.


5 commentaires :

  • J’ai appris un mot en lisant votre texte : ’coturne’ dont j’ai cherché la définition sur wikipédia !
    En lisant votre texte, à l’écriture blanche, sans fioritures, j’ai pensé à certains auteurs japonais. C’est direct et sans psychologie. Sec. Plutôt étonnant.


  • Effectivement, coturne est un mot peu usité issu de l’argot des grandes écoles mais dont il me semble que l’on comprend assez bien le sens.
    Je ne saisis pas bien ce que vous entendez par "sans psychologie" mais j’ai effectivement voulu écrire dans un style percutant ce moment vécu qui m’a beaucoup marqué.


  • Oui, vous avez raison,"sans psychologie" mérite un commentaire. Le style direct, percutant, ne décrit pas ce que vous ressentez, n’analyse pas les circonvolutions de votre pensée , de vos émotions et de vos sentiments. Le pire aurait été d’être politiquement correct en présentant cette personne avec compassion et pathos. Et c’est très bien. Vous le montrez avec son mauvais caractère. Cela ne fait que le rendre plus humain. Ce type me fait penser à certains personnages des romans d’un auteur américain Harry Crews. L’avez-vous déjà lu ? Dans tous ces livres, il y a des personnages à la marge, un peu monstrueux, difformes mais qu’il ne traite jamais par le mépris et dont il révèle toujours leur part d’humanité.
    La malédiction du Gitan
    Cars
    La foire aux serpents
    Body
    Alors effectivement, dans la production des textes du site, votre texte est très original, du coup. Abrupt. Mais j’aime beaucoup.


  • Merci de votre commentaire.
    Le côté abrupt de ce texte était recherché. Il est à la hauteur de l’aspect réellement marquant de cette rencontre improbable.
    Je dois remercier Pauline Miel d’avoir accepté de le publier sans trop de retouches pour qu’il conserve son rythme bien qu’il sorte manifestement des standards du site.
    Je ne connais pas Harry Crews mais je note ce nom pour mes prochaines lectures.


  • "Ecriture blanche sans fioriture", en effet. Ca m’amuserait de lire une version comique de ce récit. On pourrait sans doute en faire un sketch très drôle sans pour autant nier la dimension très humaine de cette histoire.



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