Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Alors commença un long calvaire -
par Francis Després

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Publication : 11 février 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 930

Francis souffre de troubles bipolaires et se heurte à l’incompréhension de son entourage.

Je ne comprenais pas ma maladie, je me sentais mal et pour moi, dans un premier temps, tout bascula. Je n’étais plus le même homme.


13 commentaires :

  • gavroche :
    moi aussi je fréquente les psy depuis 20ans c’est pour vous dire. J’aime bien votre récit, enlevé, clair et sans fin.
    La bipolarité, j’ai connu un homme comme cela, j’aime bien votre rencontre au mac do, va falloir que j’en fréquente on y rencontre aussi de belle personne, merci.


  • Bonjour Francis
    Votre récit est une leçon de vie sur le fait que rien n’est écrit d’avance. Ne sommes-nous tous pas un peu instables d’humeur ? la vie va si vite ! Mais vous concernant vous avez compris qu’il fallait accepter de l’aide pour pouvoir vous rapprocher des vôtres. Nous sommes souvent perçus différemment par les autres, ceux qui ne vous "collent" pas une étiquette et qui vous entraînent vers autre chose.
    En tous cas, votre témoignage est émouvant et je vous félicite pour votre réussite.
    Excusez-moi, je suis curieuse, que devenez-vous maintenant ?
    A bientôt vous lire,
    Anne-Christel.


  • Merci pour votre récit.
    Ayant été moi-même proche de bipolaire, je connais bien la question et mesure bien votre souffrance.
    La fin de votre texte est optimiste : gardez le cap, et profitez bien des belles choses de la vie et des promenades dans la nature avec votre nouvelle amie !


  • Bonjour France,
    C’est en lisant votre présentation que j’ai pensé à exprimer mon parcours. Je vous en remercie ainsi que l’équipe de "Raconter la Vie".
    Moi aussi, je mesure toute la souffrance que vous avez pu subir en votre qualité de compagne d’un bipolaire.
    Je vous avoue que je me sens toujours fragile, et je m’en tiens à mon traitement à la lettre. C’est très important ainsi que de voir un psy pour canaliser ses émotions positives (qui deviennent vite excessives) et négatives.
    L’arrêt de l’alcool m’a permis de sortir du cercle où je m’enfermais progressivement. Ces médicaments me permettent malgré leurs effets secondaires de vivre différemment.
    Quand ma compagne sent que je perds pied ou que je deviens agressif ne serait-ce que verbalement, elle m’incite au dialogue en me demandant le pourquoi de cette réaction.
    Nous dialoguons beaucoup et petit à petit, j’arrive à me maîtriser.
    La bipolarité est différente chez chaque individu concerné.
    Ma compagne et moi ne vivons pas sous le même toit, ainsi, je retrouve des moments de solitude et de repos chaque soir.
    Nous avons pris un petit chien, un Yorshire nommé Virgule, qui me fait la fête et qui m’apporte beaucoup de joies.
    Je le promène tous les jours pour notre plus grand bien à tous les deux.
    Merci de m’avoir écrit un petit mot, je l’espérais de votre part.
    Cordialement
    Francis


  • Bonjour, Francis,
    Votre message me touche énormément.
    J’écris beaucoup sur ces années d’amour fou et de galères avec mon bipolaire, si attachant. J’ai commencé un long récit, qui n’entre pas dans les projets éditoriaux de "raconter la vie".
    J’ai par contre écrit et envoyé hier un court texte, qui sera sans doute publié ici.
    Je suis heureuse de constater que vous vous en sortez bien. Je connais autour de moi une autre bipolaire, bien médicamentée, qui rencontre son psy régulièrement et qui va très bien. Vous semblez suivre le même chemin, et c’est super !
    Suite dans un second message !


  • Le gros problème de mon ex est sa difficulté à rompre avec l’alcool. Alcool et régulateurs de l’humeur ne font pas bon ménage, d’autant plus qu’en période alcoolisée, la prise des médicaments est aléatoire ou anarchique. Et les cocktails alcool/ anxiolytiques sont explosifs.
    Tenez le coup côté alcool, c’est le principal.
    Vous avez la chance d’avoir une compagne attentive. Savez-vous qu’il existe un système, qui s’appelle le contrat d’Ulysse, si je me souviens bien, et qui permet à l’accompagnant de repérer les comportements qui annoncent un dérapage et d’agir vite en accord avec le malade pour enrayer le risque de dégringolade. ça ne marche que si les deux sont d’accord, c’est un contrat, mais ça peut être très aidant.
    Tenez bon, la vie peut être belle !
    Un gros bisou à Virgule ! ( je sais aussi combien la présence animale peut être équilibrante et réconfortante...)
    Bien cordialement,
    France.


  • merci Francis pour ce témoignage,
    vous montrez comme la solitude vient vite lorsqu’on traverse une période difficile dans sa vie - on pensait avoir une famille, des amis, en fait non ; ils en aimaient ou appréciaient un (une) autre que celui (celle) qu’on devient.
    bon courage a vous
    Claire


  • Bonsoir et bravo Francis pour ce "bas les masques". Bravo au site qui permet ça.
    J’ai aussi un proche diagnostiqué BP depuis 2005. Il a fallu un léger AVC pour que les "blouses blanches" cessent de jouer les apprentis sorciers avec ses traitements. Puis j’ai dû me battre pour qu’ils lâchent et me laisse la sortir en l’accompagnant dans son retour à domicile. Nous avons misé sur la resocialisation plutôt que l’isolement. C’est fragile mais tellement mieux pour chacun !
    Merci et bonne "troisième vie" Francis.


  • Oui, Jean-Christophe, la socialisation quand elle est possible est bien meilleure que l’hospitalisation.
    Mais il est parfois besoin, hélas, d’hospitalisations récurrentes...


  • Bonsoir à vous tous,

    Merci pour vos commentaires si proches de la vie.
    En vous lisant, je retrouve beaucoup de similitudes avec mon propre parcours. Moi aussi, j’ai connu des hospitalisations dans des "maisons de cures" à plusieurs reprises. Chaque fois, cela m’a permis d’avancer vers un retour dans "la vie normale".
    Je sais que par moments je suis très épuisant pour ma compagne mais elle réalise vite mon changement d’humeur. Elle me fait prendre conscience que je vais trop loin.
    C’est vrai que ce n’est pas facile de contrôler ses impulsions. Je doute parfois de moi et lorsque le doute s’installe, cela peut prendre une ampleur démesurée.
    suite dans le message suivant....


  • Suite de mon précédent commentaire :

    Mais j’ai toujours à l’esprit que je dois faire un effort pour ne pas tout démolir....là, j’ai fait un progrès.
    Il y a deux ans, sur un coup de tête, je suis allé voir un psy à l’hôpital psychiatrique pour un problème d’épisode maniaque, suite à un changement de traitement. Ma compagne m’a sorti de l’hôpital et nous sommes partis en voyage et tout est rentré dans l’ordre en changeant de psychiatre et j’ai repris mes anciens médicaments.
    J’étais quelqu’un de très renfermé et maintenant je suis très extraverti, j’ai du mal à trouver le juste milieu.
    Je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas puisque dans la population mondiale 1 à 2 % souffrent de cette pathologie..Je me suis remis à la peinture, mais le redémarrage dans ce loisir est toujours pour moi difficile.
    Lundi, je vais donner un "coup de main" à un ami qui finit d’aménager sa maison. J’ai pris goût au travail manuel, avec ma compagne nous avons "retapé" la maison d’une amie handicapée en Bretagne.
    Ensuite j’ai été très demandé parmi les amis de ma compagne pour les aider dans l’entretien du jardin ou de la maison. Je me suis rendu compte que j’aimais bricoler.... à mes moyens et le travail manuel m’a permis de découvrir que j’étais capable de faire beaucoup de chose.
    Encore merci de vos encouragements,
    Vous souhaite un bon week-end.
    Très cordialement


  • Bonjour Francis,

    Je vous encourage vivement aux travaux manuels que ce soit dans l’art ou dans le bricolage, puisque cela vient de vous et que cela semble vous convenir.
    Vous êtes quelqu’un comme tout le monde et vous avez besoin de vous exprimer et d’être utile aux autres.
    Je suis émerveillée de constater que vous vous investissez pour une personne handicapée.
    Je vous souhaite un bon week-end et plein d’énergie pour l’avenir.
    Bien à vous
    Anne-Christel


  • Bonjour Francis,

    Que devenez-vous ? Si ce n’est pas indiscret ?
    Je viens d’acheter le livre "Un fou dans l’Art" qui parle de la bipolarité.
    Le connaissez-vous ?
    Je vous souhaite une bonne journée,
    A bientôt vous lire,
    Cordialement,
    Anne-Christel



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