Le travail
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Publication : 3 avril 2014

Durée de lecture : 23 mn

Nombre de mots : 4710

Assistante d’un patron à l’originalité prononcée, au sein d’un syndicat patronal, le dilemme entre nécessité de travailler et conditions de travail prend ici sens ; tant les deux sont parfois difficilement conciliables.

Au fil des mois, viennent les premières attaques, sournoises et jamais frontales, bien entendu. Réflexions et vexations se multiplient et ne vont alors plus cesser, à différentes cadences, selon divers modes, en alternant toujours avec des moments de grâce et de bienveillance jusqu’à me convaincre au bout d’un certain temps que je mérite ce qui m’arrive.


11 commentaires :

  • Bonjour Marie
    J’aime votre récit , plein de rythme et d’humour noir .
    Vous raconter une histoire horrible avec lucidité et surtout beaucoup de distance et de finesse d’esprit .
    Et je comprends d’autant mieux votre précédent récit "Burn out".
    Il fallait fuir !
    Vous ne rentrez pas dans les cases ! C’est inconfortable n’est-ce-pas ? Mais tant mieux !
    Vous n’êtes pas seule dans ce cas.Vous écrivez juste et bien. Continuez.
    Au plaisir de vous lire.


  • Bonjour Sandra,

    Merci pour votre message qui m’ a beaucoup touchée.
    J’aimerai moi aussi vous relire à nouveau, puisque vous vous êtes lancée dans une très belle reconversion, celle de l’accueil des gens, du partage et de la convivialité. Décision qui demande toujours de passer à l’action, et laquelle !
    Je ne pense pas être la seule ici à attendre avec une certaine hâte la suite de votre aventure.
    Et à vous lire j’ai pu à nouveau vérifier que sans "mise en danger" à un moment ou à un autre, la vie a bien moins de saveur !

    Bon week-end à vous sous le soleil

    Marie


  • Bonsoir Marie
    C’est terrible : après nous avoir décrit tous les rouages de la personnalité du patron , le contexte sans espoir d’un infime soupçon d’amélioration, vous finissez par vous dire " je ne valais au final pas grand-chose » C’est le comble

    C’est très intéressant de lire vos 2 récits : BURN OUT , quand vous prenez le large et pouvez vous retrouver , et ASSISTANTE , le récit qui permet de bien apprécier ce que burn out veut dire très concrètement
    Bravo d’avoir mis en récit cette expérience car beaucoup préfèrent ne rien savoir ( ce silence en est assourdissant)

    Je vous souhaite plein de belles choses pour votre " renouveau"
    Bien à vous


  • Merci Clotilde pour votre message.
    Effectivement c’est une des caractéristiques du Pervers narcissique que de parvenir à convaincre sa victime choisie que tout cela est de sa faute. Ils s’attaquent en général à des personnes joyeuses, généreuses et têtues,consciencieuses, pas à des gens qui soient déjà au fond du trou.
    Je me suis souvenue aussi en écrivant ce récit du très joli court livre de Charles Bukowsky, " souvenirs d’un pas-grand-chose", sans doute parce que lui-même en son temps a eu pour père un homme de cette espèce.
    Si j’ai mis cela en récit c’est parce que j’ai eu et ai toujours besoin, de travailler sur cette terrible expérience avec un psychiatre et en écrivant sur ce sujet, une de mes vieilles passions.
    J’ai aussi écrit cela dans l’espoir que l’on parle plus de ce nouveau travers de la société encore peu médiatisé et de ses auteurs, hautement toxiques.
    Les belles choses s’organisent déjà, puisque j’ai quitté Paris il y a quelques mois pour les embruns d’un port de Bretagne où tout se reconstruit tranquillement.

    Bien à vous et encore merci à vous
    Je vous souhaite une belle journée
    Marie


  • Bonsoir Marie
    Je n’ai pas lu ce texte de Bukowsky ( pas encore !)
    Par contre, je viens de découvrir le texte de Pascal CHABOT " Global burn-out" que je trouve assez remarquable
    Et le climat breton me semble parfaitement adapté

    Prenez bien soin de vous


  • Merci Clotilde !
    Je vais lire pour continuer à prendre soin de moi.

    Bonne journée


  • À la lecture de votre biographie j’ai eu l’impression de me retrouver : trop littéraire, des études qui ne servent à rien (pour les autres) et cette fichue sensation de ne rentrer effectivement dans aucune case. Je n’ai pas encore lu vos récit, mais il me tarde : je les garde sous le coude pour un moment de tranquillité (je suis une optimiste) et je ne manquerai pas de venir commenter.


  • Merci. Je suis assistante, moi aussi. Assistante, après des études universitaires en musique et en histoire de l’art (des études inutiles ?). Je suis assistante depuis près de trente ans. J’ai travaillé pour plusieurs employeurs, à différents titres : secrétaire, adjointe administrative, adjointe à la direction générale, secrétaire de direction, adjointe exécutive, coordonnatrice… j’ai changé souvent pour fuir le patron, échapper au burn-out et tenter de trouver mon vrai-soi. C’est toujours à recommencer. Alors merci encore pour ce récit. Je me sens moins seule.


  • Bonjour,

    Merci pour votre message. En effet il est assez terrible dans de pareilles situations d’avoir à se sentir isolée et je suis ravie aujourd’hui d’avoir osé le mettre par écrit, puis qu’il soit publié en ligne, afin qu’il puisse être partagé. Et combien de retours tel le vôtre, ais-je eu le plaisir de recevoir. Jai ainsi pu réaliser pleinement à quel point cette situation devenait troublement répandue à notre époque si déboussolée et anxiogène.
    J’ai tour plaqué, tabula rasa intégrale, mon boulot, la capitale pour partir vivre en bord de mer en Bretagne et me consacrer enfin au principal, à ma passion très ancienne pour l’horticulture.
    Les végétaux ont le grand mérite de pouvoir reconstruire les gens abîmés par leurs pairs, et c’est à eux que je me consacre désormais.
    Bien à vous,

    Marie


  • Bonjour Marie,

    Je suis ravie de lire votre réponse. Bravo d’avoir réussi le tabula rasa... Je le ferai un jour... Je choisirai aussi le bord de la mer... où de vieux arbres sont penchés à cause du vent.


  • Oui très belle référence, effectivement les arbres penchés du bord de Mer sont terriblement majestueux !



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