Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Avec une assistante sociale -
par Thomas Meunier

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Publication : 12 février 2014

Durée de lecture : 3 mn

Nombre de mots : 690

Ema reçoit et visite des personnes en grande détresse, parfois « au bout du rouleau ». De longues journées de travail, souvent bien au delà des horaires administratifs. Esquisse de son quotidien grâce à ce portrait écrit par Thomas Meunier.

Cela fait trente ans qu’Ema fait ce métier. Elle écoute, conseille, accompagne. Avec douceur. Le plus possible. Ema est très attentive aux silences, aux non-dits parce que justement ils en disent long


3 commentaires :

  • En vous lisant, je n’ai pas le sentiment qu’Emma fasse tout à fait parti des invisibles , pas pour les personnes à qui elle apporte une aide concrète, ni pour les nombreux interlocuteurs institutionnels ( EDF, etc..) auxquels elle s’adresse pour faire bouger les situations
    Il est indéniable que son travail est utile et ce n’est pas une question d’horaire
    Mais le regard porté sur certaines professions d’aide frise parfois l’indécence
    On imaginerait bien un documentaire pour mettre plus en visibilité Emma dans son travail au quotidien .
    Amitié à Emma


  • Une dérive de plus pour le non maintien de l’aide financière en la verrouillant par un procédé judicieux. Le Revenu Minimum d’Insertion avait pour objectif d’assurer au demandeur ses droits pour lui permettre de s’assumer le plus dignement possible. De plus, il pouvait cumuler ces-dits droit avec l’allocation logement et son revenu s’il y avait un retour à l’emploi. Bien sur, le montant du RMI, bien que versé par la CAF était piloté par le Conseil général, avec une équipe solide au service de la personne en difficult... En réelle difficulté, portant en elle d’une part les stigmates d’une désocialisation accrue par l’isolement et d’autre part le combat au quotidien des travailleuses et travailleurs sociales tant sur le terrain qu’au bureau pour tenter de créer une synergie auprès du public en quête, voire en mal d’identité sociale, culturelle tant individuelle que collective.


  • Qu’en est-il à ce jour ? La gouvernance est entièrement passée aux griffes de la Caisse d’Allocation familiale, d’où le demandeur doit lui même faire le test pour savoir s’il est en droit d’obtenir une aide dite "sociale" ! Une aide sous réserve qu’il remplisse les conditions requises... Et quand l’aide est acceptée, les déductions successives telles que pensions alimentaire, aide au logement sont soustraites au montant du Revenu de Solidarité Active....
    Avec une politique qui favorise le libéralisme, le fossé se creuse davantage et l’exclusion, dès lors se répend comme un virus, au delà des familles modestes. Nous avons connus les nouveaux riches, désormais nous verrons les nouveaux pauvres.
    Il suffis d’un peu, trois fois rien, la perte du permis à points, un licenciement économique, le suicide d’un membre de la famille victime de harcèlement au travail...
    La bonne nouvelle vient qu’il se produit l’effet contraire. Au lieu se renforcer l’exclusion et la pauvreté, il s’installe des élans d’entraide, de nouvelles formes de cohabitation naissent, les réseaux sociaux alimentent une générosité, les voisins se rapprochent et s’échangent des services via le "Sel", le regroupement familiale refait surface, les banques alimentaires ont suscité des banques indépendantes et sociales...
    La pauvreté n’est pas une fatalité, elle est un état de fait.



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