Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Blanchir les murs de la maladie -
par Françoise Aurivaud

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Publication : 17 novembre 2013

Durée de lecture : 27 mn

Nombre de mots : 5570

Le texte d’un combat. Celui contre les pathologies diverses, avec les traitements et le personnel médical. Une vision de l’hôpital, de l’intérieur.

Chaque nouveau « désordre » est traité, soigné ; au fur et à mesure. On répare. Je sais que jamais je n’en finirai.


14 commentaires :

  • Bravo Françoise pour votre beau récit.


  • Un récit bouleversant.


  • J’aime l’optimisme qui se dégage de ce récit.


  • J’ai lu votre récit d’une seule traite.
    Bravo pour sa fluidité et son absence de rancœur, malgré les épreuves qui furent les vôtres.
    J’espère que vous vous portez au mieux.


  • J’ai lu votre récit avec beaucoup d’intérêt ayant moi même traversé pendant prés de trente ans des épreuves liées à de graves problèmes d’insuffisance cardio-respiratoire. J’ai connu ces douloureux moments que vous décrivez, l’attente, le doute, la colère, voire même la révolte, j’ai connu ces lieux qui sentent la mort alors que l’on veut y donner ou redonner la vie. Pour autant je vous trouve assez injuste avec le personnel médical, je n’ai pas rencontré le même ou alors j’ai eu plus de chance que vous. Certes rien n’est parfait dans notre pays qui se vante d’avoir la meilleure médecine du monde, mais vivre l’hôpital de l’intérieur c’est évidemment ne rien perdre de sa vigilance et de son esprit critique, mais c’est aussi reconnaître le dévouement, la compétence, quelques fois même l’abnégation de celles et ceux qui nous nous accompagnent pour passer de la souffrance au mieux être quand bien même il ne saurait, pour ce qui me concerne, être question de guérison. La médecine nous soigne, elle ne nous guérit pas. Merci quand même pour votre témoignage.


  • Merci pour votre récit bouleversant, merci pour votre esprit combatif,merci de permettre de croire qu’on peut ne pas se battre contre des moulins à vent et que la volonté qui sort du plus profond de soi permet tout espoir.


  • Superbe récit aux termes très cliniques qui révèle un combat de tous les jours mené avec courage, lucidité et malgré tout un grain d’humour.


  • Une belle leçon de courage au quotidien.
    Vous avez une foi formidable en la vie.
    Merci


  • gavroche :
    je ne sais plus à si merleau-ponty, il me semble, dans un discours sur la faim de sa vie, que oui en nous il y avait le corps et l’esprit et que la vieillesse c’était cela cette vie qui disparaissait de ce corps mais que l’esprit lui n’y tenait pas, n’en voulait quelque-fois pas de cette disparition là. Le corps médical statue sur cela c’est notre nouvelle religion alléluia. J’aime bien votre récit Françoise, il est très pictural et finalement le désaveu c’est cette maladie qui s’en va vive la vie.


  • Quel courage. Merci
    L’hôpital est un lieu qui m’inquiète, et m’angoisse des êtres chers s’y sont éteints... la crainte d’y souffrir de ne pas maîtriser de ne plus s’appartenir. Etre docile pour être mieux traité ou révolté et risquer d’être maltraité je dis maltraité et non soigné...


  • Bonjour,
    La combativité, l’humour, le sens des réalités sont les dimensions qui vous ont permis de lutter contre la dépersonnalisation, risque de toute institution, sans doute accru en ces temps "de crise". Un témoignage bienvenu, donc !
    Bon courage à vous,
    Catherine Martinez


  • Hello

    Un cordial salut, et solidaire aussi.. en fait, dans ce texte je retrouve ce sentiment que ces situations qui sembleraient insurmontables deviennent un nouveau paysage dans lequel on arrive à exprimer (et défendre !)) son humanité malgré tout.


  • Merci Françoise pour ce superbe témoignage.
    Votre écriture, simple, efficace et non sans humour nous emporte et fait partager vos ressentis.
    Pour moi, qui sans cesse m’essaie à blanchir les murs, c’est important d’entendre au travers de vos mots, la parole et les attentes des patients.
    Bien sûr que nous les connaissons ces attentes et bien sûr que c’est pour elles que nous travaillons. Mais nous avons besoin de les entendre exprimées.
    Elles sont notre énergie, notre carburant et nous donnent la force de continuer la pratique du soin dans le respect et l’humanisme.


  • Nous avons appris avec tristesse le décès de Françoise Aurivaud, survenu hier. Nous souhaitons lui rendre hommage. Que son si beau récit soit (re)lu et qu’elle repose enfin en paix.



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