Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Publication : 17 mars 2014

Durée de lecture : 20 mn

Nombre de mots : 4070

Victime de relations de travail déshumanisantes, une jeune femme raconte la journée mouvementée où elle a dû quitter son emploi.

Je ne suis qu’une simple exécutante en somme, une personne qui se contente d’exécuter un ordre, même complètement absurde, surtout sans se poser la moindre question quant à la validité de sa mission.


13 commentaires :

  • gavroche : chut...


  • bonsoir
    quelle énergie dans le style et dans la foulée.
    bien sur que ça va pas comme ça facile
    mais c’est pas grave qu’on dit quand ça l’est justement
    faut juste continuer d’avancer
    à nous


  • Quel récit ! Quelle écriture ! Quel regard ! Quelle énergie ...même si c’est celle du creux de la vague
    La bonne nouvelle : vous n’êtes pas sans ressource
    Prenez le temps de prendre soin de vous


  • Bonjour,

    Merci à toutes les deux pour vos messages.
    Grâce à vous, je comprends et assume mieux enfin que cette activité totalement viscérale et somme toute très anarchique qu’est l’écriture pour moi, trouve un écho aussi valorisant en dehors de mon cercle familial et amical.
    Je crois qu’en écrivant depuis maintenant presque un an autour de ce thème et de mon parcours un peu zigzaguant lui aussi, j’ai fait un bout de mon petit bonhomme de chemin pour sortir de la torpeur dans laquelle cette situation m’a longtemps plongée.
    Comme une autre forme d’auto-analyse, enfin je ne parle ici que pour moi !

    Belle journée à vous et encore merci toutes les deux

    Marie


  • gavroche : je m’excuse pour mon petit mot, provocateur mais j’ai eu du mal à rentrer dans votre récit d’où
    chut. Après une nuit de réflexion j’ai trouvé cette petite phrase, d’un film de cronenberg, entre freud et son disciple
    jung, jung à une relation sado-maso et il dit dit cette phrase à sa maitresse "il faut parfois commettre l’impardonnable
    pour continuer à vivre", je pense à vous et à se pardon, à la chute et à son inévitable pardon, bisou à vous et bon courage stéphane.


  • Jolie phrase que je ne connaissais pas. Je n’ai pas pas mal pris du tout votre "chut" qui comme souvent pouvait être interprété différemment selon les sensibilités respectives de chacun.
    Tous les goûts sont dans la nature, même si cela peut passer pour une phrase toute faite "à la con" et puis c’est aussi pour me confronter à des avis divergents du mien, qui n’est pas obligatoirement le bon, que je me prête à cet exercice.
    Au contraire même c’est nécessaire je pense de se confronter à l’altérité pour avancer.

    Merci en tout cas

    Marie


  • Bab :

    C’est bien simple... J’ai ADORE !!! l’écriture, le rythme, l’humour grinçant et décalé, je me suis beaucoup amusée bien que le fond ne soit absolument pas drôle ; mais je me suis aussi identifiée, somatisante ,à la limite du burn-out quand je tente de résister contre vents et marées à la marchandisation de mon travail, aux injonctions paradoxales, au non sens, à la déshumanisation du travail social... ( je suis éducatrice). Combien de temps vais-je encore tenir face à "l’adversaire" ?
    C’est dans cette perspective de tenir, de ne pas lâcher prise que j’ai pris le chemin de "raconter la vie" et je crois que si je l’ai fait comme beaucoup ici, comme vous, c’est qu’il y a encore des ressources et de l’espoir !
    Allez ! merci et bon courage !
    Béatrice


  • Merci pour votre message. J’ai effectivement tenté de toujours garder le second degré, j’ai été éduquée ainsi et parce que je ne voulais pas écrire quelque chose de misérabiliste.
    Ravie que mon ironie ait fonctionné, au moins sur vous !
    d’autant touchée que dans les méandres de la vie professionnelle, j’ai aussi été sinon éduactrice ( aucun diplôme en la matière), mais "pacificatrice" dans l’un des pires collèges du nord de la capitale, grâce à une directrice kamikaze en fin de carrière avec quelques "têtes-brûlées" dont moi, pour faire le boulot que ne pouvaient prendre en charge ni les pions, ni les profs, ni les CPE débordés de toutes parts ( collège prévu pour 300 élèves et en fait 550 !!).
    Ayant de ce fait bossé avec des éducteurs de la PJJ, avec la BAC ( mais là c’était le discours de sourds permanent), je comprends que vous ayiez envie d’écrire sur votre mission, et cette rude expérience reste aujourd’hui la plus riche humainement parlant que j’ai eu à connaître !
    Je suis très admirative des personnes comme vous qui font un travail vital mais extrêmement dénigré et déconsidéré par nos édiles .....
    Bonne route, tenez-bon la barre, je pense que Raconter la vie est effectivement un excellent moyen pour prendre du recul sur son métier et sur ce qui nous anime viscéralement, pour résister quand même !!!
    Bien amicalement

    Marie


  • Marie,
    en lisant hier cet article dans le Monde, consacré à la reconnaissance juridique du burn-out, http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/03/24/faire-reconnaitre-le-burn-out-un-parcours-du-combattant_4388407_3234.html, votre texte m’est revenu en mémoire. Même si le harcèlement ne conduit pas nécessairement à des issues aussi tragiques que celles décrites dans ce texte, les témoignages comme le vôtre sont vraiment nécessaires.
    Pauline


  • Merci beaucoup, je n’avais pas vu cet article passer !!

    Bonne journée à vous

    Marie


  • Merci pour ce récit, il m’a permis de traverser la monotonie du temps présent !


  • C’est un grand plaisir et presque un honneur si j’ai pu briser la monotonie qui vous entoure.
    C’est à cela, entre autres je pense, que sert ce site. A lire sur l’autre, à se projeter dans un ailleurs que l’on ne connaît pas.

    Merci pour message et bonne continuation. La monotonie ne dure qu’un temps, il faut juste accepter ( ce qui est déjà quelque chose et pas rien) de s’en libérer. Facile à dire je sais, mais c’est possible !

    Bien amicalement,

    Marie


  • Pas d’inquiétude, cette monotonie n’était que passagère :) Le temps d’un colloque, avec de nombreuses interventions de gens intéressant, mais dont l’empilement a eu raison de moi !

    Bien amicalement aussi, et encore merci pour ce récit.



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