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raconté par ceux qui le vivent
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Ça fait peur -
par Pleutre

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Publication : 7 décembre 2015

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 920

Écrire des lettres de suicide.

Peut-être que dans dix ans, je ne me rappellerai plus ce que ça fait d’être un pauvre type.


8 commentaires :

  • bonsoir Pleutre,

    "pourquoi écrire que j’écris des lettres de suicide ?" Peut-être pour comprendre pourquoi vous les écrivez, comme une rengaine et que vous restez là, néanmoins, témoin de votre mal... Comprendre ce qui nous arrive, mettre du sens à l’impensable, est certainement une preuve de raison, si ce n’est de résilience. Et, à vous lire, justement, je perçois sans mal cet humour moteur à toute résilience ! Ecrire, nous donne l’occasion de revenir sur notre histoire, petit bout par petit bout, comme un puzzle dont les mots s’assemblent au fil des textes, des ans, pour former un paysage clair. Et, pour terminer, je ne pense pas que vous soyez un pauvre type ; un pauvre type ne s’interrogerais surement pas comme vous le faites. Allez, continuez de vous battre pour atteindre la belle lumière.


  • Merci de votre attention Stéphanie.
    Vos mots me touchent.
    Pleutre.


  • Ecrire ces lettres, n’est-ce pas une forme de thérapie ?
    Je vous souhaite de continuer à trouver un exutoire, le temps que la vie s’éclaire, car vous êtes loin du pauvre type dont vous parlez...


  • Merci Cécilie.
    C’est gentils à vous.
    Pleutre.


  • Texte très original. Je trouve que vous avez un sacré talent littéraire, ce terrible pseudo de "Pleutre" le prouve tout de suite !


  • Merci Nathalie.
    Votre mot me va droit au cœur.
    Pleutre.


  • Les maladies mentales ? Oui, ça fait peur.
    Le suicide qui peut en découler ? Oui, ça fait peur.
    Une vie entière, ou presque, à ingurgiter des traitements pour tenter de nous
    rendre normaux ? Oui, ça fait peur.
    La vie, tout court, elle fait peur.
    Ecrire, l’écrire, oui ça fait du bien.
    A avant 10 ans Pleutre...


  • Merci pour vos mots Isabelle.

    Je viens de lire votre texte : la vie à 20%
    J’y vois beaucoup de similitude avec mon expérience, même si nous ne souffrons pas du même mal.
    On dirait qu’on a fréquenté les mêmes lieux, connu le même type d’angoisse, et souffert des mêmes humiliations de ce quotidien de malade mental.
    Je vous souhaite beaucoup de courage.

    Pleutre.



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