Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Celle qui écrit -
par Pierre de Beauvillé

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Publication : 10 janvier 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1460

Le portrait d’une caissière qui écrit.

Elle me dit qu’elle se désespère d’arriver un jour à terminer vraiment quelque chose d’important, de consistant. Un roman ou un long pamphlet. Je lui demande si elle écrira sur notre rencontre.


12 commentaires :

  • Très sympa ! Une fraicheur ! Merci Pierre pour cette douce brise !


  • Jolie rencontre... Pas évident de sauter le pas, et d’avoir le courage de dire, ne serait-ce qu’un mot, à quelqu’un qu’on croise dans la rue et qui a un petit quelque chose qui nous interpelle, ou qui fait quelque chose qui trouve un écho en nous...
    En tout cas, vous avez dû amener un peu de ciel bleu dans la routine d’Aïcha, c’est bien...


  • Beaucoup aimé ce joli texte .


  • Maintenant, j’ai peur de ce qui pourrait arriver au petit carnet d’Aïcha, cet antidote au quotidien. Et si jamais elle l’égare ? Les gens qui écrivent connaissent cette angoisse.
    Elle est belle cette rencontre entre deux personnes qui font partie de la même tribu.


  • Merci Pierre pour ce partage d’un moment magique et tout en simplicité, que notre petit quotidien routinier nous fait oublier.


  • C’est très joli, quelle belle histoire, qui soulève, comme cela dans la légèreté de cet interlude au café d’un coin : les "a-priori" sur les caissières, les traditions familiales, les difficultés de vivre dans un quartier où l’on pressent que l’écriture est un échappatoire, la difficulté et le courage d’aller vers les autres concrétement, une rencontre et la liberté de notre monde parfois douce. merci beaucoup pour celle histoire.


  • Merci pour cette histoire simple. Une activité repérée par un œil aiguisé, le temps d’un passage en caisse. Un échange simple, mais qui pourtant demande beaucoup de courage. Celui de quitter le chemin tracé pour proposer un "tout petit autre chose". Une bière, un échange. Quelque chose sur quoi on a si peu de repères qu’on se demande avec l’auteur s’il ne s’agit pas de drague... mais non. Ce n’est pas ça. C’est autre chose. Une autre séduction. L’attraction de ceux qui se reconnaissent, comme des amoureux, oui. Mais deux amoureux de la même chose. L’obstination de l’écriture. Un récit dans lequel je pourrais être chacun des personnages est un récit réussi.


  • Texte très bien écrit, une belle histoire, j’ai beaucoup aimé votre récit.


  • C’est un récit très émouvant, une belle occasion saisie au vol ;merci d’avoir partagé cette expérience. En regard de votre témoignage on souhaiterait lire le récit écrit par l’héroïne de votre texte.


  • merci beaucoup pour vos messages qui m’encouragent à continuer d’écrire. a très bientôt


  • Bonjour, j’ai beaucoup aimé votre texte, encore un récit dans le quel je retrouve une part de moi ! J’ai été caissière un temps, en parallèle de mes études et moi aussi, je griffonnais des réflexions, quelques vers, entre deux clients. Dans une profession déshumanisante où l’on ne doit se contenter que d’une docile exécution des tâches, écrire permet de s’échapper un instant, comme si nous reprenions possession de nous-mêmes dans un cadre où l’on nous domine.


  • Comme cette histoire se rapproche étroitement de l’une des miennes. Une rencontre, une seule, et notre vie se voit, l’espace d’un instant aussi court soit-il, débordante d’un je ne sais quoi... J’aime votre écriture. Au plaisir de vous lire.



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