Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Ces têtes qui tombent -
par Walter Schneider

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Publication : 5 juin 2014

Durée de lecture : 15 mn

Nombre de mots : 3120

L’auteur, directeur de région dans une entreprise du bâtiment, assiste, impuissant, à l’éviction de ses collègues puis décide de tenir tête au "grand patron".

En 2007 cela faisait 17 ans que je bossais pour cette boîte. J’avais connu son démarrage avec seulement 5 personnes dans un bungalow au fond d’une zone industrielle.


6 commentaires :

  • Bonsoir,
    J’ai beaucoup aimé votre récit. L’attitude de certains supérieurs est très choquante. Chaque employé devient une cible à éliminer. Je ne sais plus si le chiffre d’affaire est l’unique motivation qui les pousse à agir ainsi... L’entreprise telle qu’elle est décrite à ses débuts semble utopique. Un doux rêve duquel on se réveille quelques années après... Vous avez trouvé bien mieux et c’est ce qui compte aujourd’hui.

    Kahina


  • Merci Kahina pour votre commentaire, en effet l’esprit de cette entreprise à ce moment là était bien et réelle, nous nous rencontrons ( les têtes qui sont tombés ) toujours, une fois par an, par sympathie. Ceux qui sont restés regrettent ce temps là. La plupart des grands cons ont déjà été congédiés. A bientôt, dans vos récits.


  • Bonjour,
    Cette entreprise doit vous apparaître comme un Éden perdu. Je crois que les mauvaises valeurs ne peuvent pas triompher, voilà pourquoi certains "grands cons" ont été congédiés !!

    Bonne journée,

    Kahina


  • Votre récit est poignant. L’histoire révoltante. Et malheureusement , je suppose qu’il y a chaque jours des victimes ordinaires de ces pratiques inhumaines.
    Le travail nous confère une place, un statut dans la société. Mais hélas certains en font que c’est une galère, un supplice. Comment parler ensuite sans sourciller de "valeur travail" ?


  • Merci pour votre récit qui décrit si bien le harcèlement moral. Je l’ai vécu dans une moindre mesure dans mon milieu professionnel où les tempes grises étaient bonnes à mettre au rebut surtout si elles étaient appréciées des parents et des élèves. Je suis partie à la retraite désabusée et triste car j’avais fait de la résistance passive... ma directrice m’ayant demandé de "me protéger" au lieu de faire son travail. Je ne sais pas et je m’en moque un peu, si elle aussi n’ a pas été atteinte mais elle a pris une retraite anticipée . Le milieu du travail est souvent un lieu de souffrance et demande beaucoup de force morale pour tenir. Pour moi, cela a duré une année et mon départ à la retraite m’a sauvé. Quand je pense que j’envisageais de rester plus longtemps tant que je me sentais en forme ! C’est en pleine forme que je viens de vivre ma première année de retraite faisant quand même quelquefois des "cauchemars professionnels".


  • Réponse à Max et Grand.
    En effet je pense que les valeurs au travail ont disparues, du moins celles que nous avons connus. Il doit bien rester des patrons honnêtes et intègres mais les enjeux modernes du commerces vont les "croquer", hélas !
    Je ne connais pas le monde des enseignants mais je sais que c’est très difficile, et cela ne m’étonne pas de voir que le harcèlement moral y est pratiqué, de toute façon c’est une méthode moderne de management, et ceux qui ont "pondu" cela comme ceux qui le pratique sont de toute façon des pervers, c’est reconnu, c’est une pathologie, pervers narcissique ! Il était temps que vous preniez votre retraite, en restant, vous courriez le risque d’en tomber malade.
    Aujourd’hui, profitez de votre vie, il n’y que cela d’important, le sacrifice professionnel ( autrefois la passion ) ne mène plus à rien. Bien à vous et merci pour vos commentaires.



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