Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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De l’importance du savoir -
par Yohann Marchaut

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Publication : 2 avril 2014

Durée de lecture : 8 mn

Nombre de mots : 1750

Le témoignage d’un étudiant à Sciences Po, en échange universitaire à Copenhague, qui réfléchit sur le pouvoir de la connaissance.

Mon dossier scolaire ? A l’image d’un CV doté d’une formation dévaluée par les employeurs, il faisait figure de fardeau, de juge arbitraire qui rappelait aux yeux de tous le soi-disant triste état de mes connaissances à un moment de ma vie.


4 commentaires :

  • La violente banalité du mal, la lutte du quotidien et pour seule vérité : la culture, au delà de l’intelligence (quoi que), le constat simple de l’abandon culturelle de ceux qui sont déjà en marge me fait chaque fois froid dans le dos ! Les parcours scolaires les plus brillants comme les allées des musées sont bien souvent peuplés des mêmes gens ! "Éduquer" ne suffit pas ! L’accès aux réalités par le sensible, par la "possibilité" du beau est une esthétique moral supérieur ! libre accès aux cultures, aux débats aux rencontres ! Le virtuel enferme un peu plus les gens dans une autre vie, un parallèle d’espérance quand le combat est à mener dans la réalité du temps. Pour changer le monde pas d’illusions : changeons nous ! Militons pour une gratuité à la culture sous toute ses formes, pour une justice sociale au delà des fluctuations boursières, pour l’Humain et contre la société des ego. Je suis cet autre en devenir !
    Merci Yohann pour ton récit, merci pour ce qu il offre d’espoir.


  • Espérer de notre jeunesse, cette ’promesse de l’aube’ finalement. Merci de votre commentaire. Essayons de changer le monde, à notre modeste échelle certes mais les actes menés à la marge de notre société peuvent finalement, une fois accumulés, parvenir à changer notre culture dans toute son entièreté.


  • Bonjour Yohann, oui les actes à la marge en effet, j’en suis persuadé changent les choses, la société est toujours en devenir comme nous, maintenant concernant la culture je pense qu’il n’existe pas en soi de culture, je suis tenté de croire que la culture est toujours une réponse à l’altérité un échange qui produit un autre savoir, ainsi je ne pense pas qu’il y ait de culture sans ouverture, enfin je l’espère. Si je crois comprendre ce que nous nommons culture il semble que ce soit le résultat d’année antérieur qui ont façonnées une manière de pensée de voir les choses de les appréhendées, mais n’est ce justement pas le fait même d’une accumulation d’échanges en présence qui poussent à penser dans un sens plus que dans un autre ? Si la culture est déterminée j’ai peur qu’elle ne soit mortelle , si elle reste cette envie qui nous accompagne alors elle grandit et nous avec.
    Qu’en penses tu ?


  • Une culture isolée, sans ouverture, hermétique est un savoir mort mais en même temps, les esprits qui s’isolent sont souvent les plus grands (Kant, Erasme, Foucault, Onfray). C’est donc un savant mélange entre la solitude de l’âme et la promiscuité auprès des corps de la foule. Ils se sont au moins tous imprégnés de relations, d’actes et d’expériences auprès des autres, subissant parfois des chocs sismiques dans leurs vies, pour en arriver à produire de telles oeuvres. Le premier avec le siècle des Lumières, le second avec la guerre des religions, le troisième avec Mai 68 et la remise en cause du pouvoir centralisé dans les mains de l’Etat, et finalement le quatrième avec la triste mort de son père. L’expérience par nature détermine, insuffle certes un sens à notre manière de percevoir le monde mais l’essentiel est qu’on puisse en tirer des enseignements et parvenir à donner du sens à notre vie. Nous restons tout de même en possession d’une liberté, une marge de manoeuvre et il est de notre ressort mais aussi de notre devoir de l’exploiter.



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