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Publication : 28 janvier 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1800

Durant trente années d’enseignement en lycée professionnel, Jean-Paul s’est battu pour faire reconnaître son statut, et donner corps à ses convictions. Réformes après réformes, il a usé son courage, jusqu’au bout.

Que s’est-il passé dans mon lycée comme dans beaucoup d’autres ? Fallait-il s’adapter, se résigner, abandonner la partie comme je l’avais fait ? J’étais conscient d’une chose, ça n’allait plus.


8 commentaires :

  • Un récit vraiment intéressant, une vraie bataille que vous avez livrée et que vous n’avez pas perdue : le retrait fait partie des stratégies de guerre. Merci beaucoup pour ce témoignage.


  • Je guéris sûrement, retrouve une vitalité, une foi endormie. Je ne subis plus depuis cette conversion.
    Rien n’est jamais perdu, les alliés nombreux, déjà là. Les auteurs, les poètes, les musiciens et tout ce qui nous parle au quotidien avec attention comme vous.
    Merci à vous, merci beaucoup.


  • Jean-Paul,
    décidément, j’admire votre votre courage, votre optimisme et votre foi en l’homme, malgré tout ! Je puis vous dire que vous n’êtes pas un "petit" prof, bien loin de là !
    Tout ce que vous exprimez fait écho en moi, car j’ai connu pendant 25 ans en mission locale pour l’insertion des jeunes la même conviction dans l’utilité de ma tâche, mais aussi les mêmes obstacles, frustrations, souffrances, et pour finir le même "décrochage" exactement.
    Je traduirai tout cela par un récit plus détaillé, mais en attendant je voulais vous adresser ce signe amical et fraternel.
    A bientôt
    Pierre


  • Bonjour,
    Merci pour ce récit. Je vous rejoins, ainsi que d’autres commentateurs, sur le "décrochage" nécessaire, seule porte de sortie restante pour ne pas laisser sa peau au travail. J’ai écouté aujourd’hui le témoignage d’une ex prof tout à fait dans les mêmes "couleurs" que les vôtres. (Sur les docks, France Culture 17 h).
    Bonne vie à vous,
    Catherine Martinez


  • Bonjour Jean-Paul, si tu me le permets !

    Je ne suis pas resté insensible à ton "décrochage" de fin de carrière. Tu as eu le courage d’en parler. C’est déjà beaucoup. Ayant exercé un quart de siècle en zone d’éducation prioritaire, je peux témoigner de la difficulté d’enseigner qui ne date pas d’aujourd’hui. Ne te sous-estime pas pour autant car tu as fait ce que tu as pu. Tu as
    du talent. Tu as fait des choses admirables. Je ne te dis pas cela pour te rassurer. Je le pense très sincèrement.
    Merci pour ta sincérité, pour ton humanité. Bien à toi. Très cordialement. Robert Vergé


  • Merci de réagir avec autant d’à propos à mon expérience. Vos paroles sont précieuses, stimulantes, gratifiantes. Dans les moments faibles, quel bonheur de se sentir compris, de recevoir des marques d’estime. Quel plaisir de se compter nombreux à ne pas cautionner l’abandon, le rejet, l’exclusion, la solitude et tout faire pour tenter de donner à l’autre l’envie d’être mieux ensemble, de vivre en intelligence.
    Merci Pierre, merci Catherine, merci Jean-Paul.
    Merci beaucoup.


  • Bravo Jean-Paul
    Votre récit est sincère et courageux ;il est très émouvant et très vrai..Nul regret , vous avez bien fait de partir .
    Vous n’êtes pas un " petit prof " mais quelqu’un de sincère et très modeste.
    Bon courage et continuez de nous écrire .
    je suis certaine que sur ce site beaucoup de gens partagent votre opinion et se reconnaissent dans votre parcours ; Vous avez fait de votre mieux et vous n’avez pas dérogé à vos valeurs humaines, trop humaines mais c ’est tant mieux !
    Bien cordialement


  • Merci Sandra, merci beaucoup pour vos mots qui font mouche.
    Petite précision si vous permettez.Quand je dis petit prof c’est un fait, je ne me dévalorise pas. La hiérarchie sociale, c’est aussi des barrières qui existent et plutôt deux fois qu’une dans nos lycées. Les statuts, de l’agrégé en passant par le certifié descendent les marches du mérite allant jusqu’au contractuel et les matières ne sont pas en reste qui portent leur image connotées, professeur de lettres, de maths, d’arts appliqués, de langues, d’histoire et puis comptabilité, secrétariat et...vente ; Les emplois du temps, la vie de tous les jours donc s’en ressentent, le menu qui est servi marque bien la dignité relative, très relative entre les uns et les autres.
    En ce moment je suis pris par ailleurs mais ce site m’est cher et j’y reviendrai très vite.
    Bon dimanche Sandra, à très bientôt.
    Cordialement



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