Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Dresseur de souffrance -
par Tom Bossis

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Publication : 29 juillet 2015

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1220

Être coureur cycliste professionnel.

Je suis coureur cycliste. Dresseur de souffrance. Charmeur de douleur. Je connais tout de son comportement. Comme un animal de compagnie qui balancerait la queue et me suivrait partout. Je l’apprivoise six jours sur sept, à l’entraînement, et puis je la dépasse le septième, en course. Depuis mon plus jeune âge.


Dans le cadre de notre partenariat avec rue89, des extraits de ce récit ont été publié sur leur site :


7 commentaires :

  • Xiep :

    Avez-vous un lien de parenté avec le célèbre cycliste Jacques Bossis ?


  • Une question que l’on me pose souvent : non, aucun. Et pas davantage avec le footballeur !


  • Fantastique !!! un récit qui prouve que les cyclistes pensent, des réflexions qu’en tant qu’amateur je me suis faites, mais moins bien ! à part l’existence de Dieu... pourquoi un être parfait jouerait-il ce jeu cruel ?
    Bravo !!!


  • Merci !
    En ce qui concerne le passage sur Dieu, je ne suis absolument pas croyant, mais c’est une manière de se représenter l’absurdité du haut-niveau - ce n’est pas une démarche qui peut s’expliquer par la raison, mais par le sentiment.


  • Pendant le Tour de France, en voyant filer le peloton des anonymes, les terribles carambolages, parfois ...J’ai souvent pensé à la douleur, justement ; les descentes folles m’inquiètent encore plus. Vous donnez tellement !
    Votre témoignage m’émeut.


  • Merci !
    Le Tour de France n’est que la face émergée de notre métier. A force d’entraînement, descendre un col à 80km/h devient presque plus naturel que de marcher à pied, qui fatigue nos muscles spécialisés...


  • Merci de témoigner de la coïncidence du muscle et de l’esprit



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