Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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En chambre double -
par Maurice Goldring

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Publication : 22 avril 2014

Durée de lecture : 33 mn

Nombre de mots : 6710

A l’hôpital, on ne fait pas qu’être soigné. On apprend à vivre ensemble en chambre double.

Tous les deux étaient hérissés de poches, troués de sondes, se déplaçaient avec une potence où étaient accrochés des produits divers.


5 commentaires :

  • Fascinant !!!!! Je ne sais que dire d’autre ! Merci pour votre écrit qui démontre,une fois de plus,que même dans un lieu que l’on pourrait penser aussi sécure que possible de tels actes puissent être commis.


  • C’est un récit formidable. Très fort et en même temps subtil. Bravo !


  • Je ne suis vraiment pas sûre d’avoir compris quelque chose à ce récit


  • Splendide !
    Mais le lendemain ... racontez-nous le lendemain...
    Le jour d’après dans la tête d’Abdel, dans la tête de Jean-Michel, le retour à la raison, les regards échangés au hasard d’un lieu moins intime que la chambre puisqu’on a du les éloigner ... le couloir, le hall ...

    Il n’y a jamais RIEN après ça...

    Au moins le chemin que chacun, forcément, parcourt ensuite...

    S’il vous plaît, racontez-nous la suite du fil qui, même mis à mal ne peut être totalement rompu, avec deux fibres moins parallèles que les corps dans leur lit respectif, ou même plus parallèles du tout.

    C’est cet après la tempête qu’il nous faut imaginer, l’"Après la guerre"... qu’on veut sentir.

    Sincèrement, vous nous devez la suite, même si elle est encore, peut-être, plus longue et douloureuse à concevoir.

    Merci Maurice, merci mille fois, mais cela ne peut s’arrêter là. Je veux connaître la suite du chemin de ces deux belles personnes avant de voir un jour enfin la fin du conflit qu’elles incarnent.

    Bien cordialement

    Monade


  • Bonjour,
    Je viens de passer quelques jours dans un hôpital et ce récit (j’hésite entre épouvantable et rocambolesque pour le qualifier) m’inspire quelques réflexions :

    Dans l’hôpital parisien où je me trouvais, dans les chambres à plusieurs lits, il y avait une télé par lit avec abonnement individuel et port obligatoire d’un casque (pas de son sans le casque). On n’est pas obligé de négocier les émissions à voir ou pas, de se taper le foot ou The Voice en plus de ce que l’on doit supporter à l’hostau !
    Mais de toute façon il n’y a pas que le conflit israélo-palestinien qui est évoqué sur les ondes (il prend une dimension exponentielle dans ce texte !).
    Et à l’instar des mères qui pourraient dire "il n’avait qu’à pas y aller" en parlant de leur fils explosé dans un attentat suicide, on pourrait dire à ces deux lascars qui se retrouvent en salle d’op’ une deuxième fois pour s’être éclaté leurs cicatrices : vous n’étiez pas obligés de disserter sur l’état du monde au lieu de vous occuper de vous et de vous entraider comme vous avez su le faire au début de votre séjour !
    Quelle idée de vous lancer dans des discussions de ce genre, C dans l’air ne vous suffit pas ? Ou Ce soir ou jamais, le vendredi...

    Et au fait, qui est le narrateur : Jean-Michel ou Abdel ?

    Mystère...



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