Le travail
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Publication : 4 juin 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2090

L’auteur explique les raisons de sa démission. Elle ne sera plus travailleur social.

Je dois constituer avec elle un dossier de surendettement, qui vient nous éclairer sur son parcours ces dernières années. Elle me livre en vrac une tonne de papiers, avec des adresses sur trois régions différentes, avec trois noms d’hommes différents. Les papiers sont crasseux, écornés mais en sa possession.


5 commentaires :

  • Chère Lila,
    Merci d’avoir partagé votre expérience à travers ce récit. Être travailleur social, c’est être parfois confronté à des situations très délicates à l’image de celle que vous décrivez. Que faut-il faire quand on est face à une situation sans issue ? Quand les décisions prises au-dessus de nous vont à l’encontre de la logique même ? Voilà les problématiques soulevées par votre texte. Je crois aussi qu’il vaut mieux partir que d’accepter de prendre la responsabilité morale d’un drame. Mais vous avez sans doute connu de belles expériences dans ce milieu. Je vous souhaite que du bonheur pour la suite.

    Bien à vous,

    Kahina


  • bonsoir, merci de votre lecture et votre commentaire.

    ce métier m’a fait grandir et m’a permis de me libérer de tout un tas de certitudes.

    c’est douloureux mais enrichissant.

    bien à vous

    Lila


  • Être confrontée à la souffrance de l’autre permet de relativiser sur sa propre existence et comme vous l’exprimez, nous affranchit de nos certitudes.


  • C’est d’un courage extrême pour un travailleur social que de démissionner quand il n’en peut plus. Beaucoup se taisent, on peut de ce que peuvent dire les collègues, anciens ou à venir. Ou même, culpabilisent de laisser tomber les bénéficiaires.
    Et pourtant, le social est un milieu où l’on se prend de grandes claques. Oui, on est tous motivés quand on passe le concours d’entrée, mais il ne faut pas perdre à l’esprit que se préserver, c’est préserver les autres.
    Aider, soutenir, ne serait-ce que 15 ans le public qui en a besoin, c’est déjà énorme.
    Je vais rentrer à l’irts, en formation d’eje. Ce point de vue est devenu le mien suite à mes expériences professionnelles, personnelles.
    Et d’ailleurs, je garde bien à l’esprit que si mon métier me pèse, il y a toujours d’autres solutions possibles, d’autres évolutions, pleins de services ou travailler.
    J’admire ton travail, ton engagement et ta décision.
    Bon courage pour la suite !


  • bonjour Anastasie, je suis touchée par ton commentaire.

    tu peux lire d’autres textes sur mon blog Jusqu’ici tout va bien sur rue 89.

    je te souhaite une belle fin d’été

    lila



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