Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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En open space -
par Clotilde N.

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Publication : 30 janvier 2015

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1280

La vie de bureau.

On se tutoie, on se fait des bises, mais la ligne hiérarchique est bien présente : les uns ont des fauteuils, les autres des strapontins – comme au théâtre.


14 commentaires :

  • Bonjour,
    Votre texte représente bien le monde du travail tel que je me le figure. Un monde hypocrite et hiérarchisé. C’est bien triste à voir ! Mais pouvons-nous y faire grand chose à notre hauteur de "petit rien" ?? Témoigner, c’est déjà un premier pas je pense ! Merci !
    Bon après-midi,

    Kahina


  • Bonjour Clotilde,
    Vraiment ravi de vous lire(enfin) ! vous me faites découvrir un monde inconnu, en raison de mon âge et de mon éloignement des grandes cités . On en connait bien quelques aspects extérieurs, mais vous nous en montrez l’intérieur, et aussi des relations qui’l faut bien appeler humaines, qui elles sont peut-être éternelles dans divers cadres.
    Merci et bravo


  • ...texte édifiant qui illustre bien ce monde où le consommateur est roi et le travailleur quasi esclave d’une entité sans âme. Et le pire, c’est qu’il s’agit de la même personne, bien sûr, et que nous sommes en démocratie, donc libres de choisir la société dans laquelle nous voulons vivre. N’est-ce pas ?
    Mon Dieu, comme la réaction citoyenne du 11 janvier me parait surréaliste...


  • Viktoriro :

    Bonjour N.Clotilde,
    ça faisait quelques temps que je voyais votre aquarium orange parmi celles, ceux qui ont aimé.C’est certain que l’Open Space de Raconterlavie est une bonne maison. Vous décrivez une ambiance terrible où la façon de travailler ne tient pas toujours, pas souvent compte de l’avis de tous les professionnels. Par contre vous ne parlez pas de votre métier, ça pourrait aider à mieux vous comprendre. Si j’ai bien compris vous êtes consultante ? En plein paradoxe entre la mission du demandeur et la réalité différente du terrain que vous analysez.Cela fait-il partie de ce rejet que vous commencez à exprimer ? Et puis, il y a a cette trame sur la matrice et sur la partition musicale qui mettent en perspective.Au total une façon d’écrire en nuance comme si il y avait difficulté à se toucher.


  • Bonsoir et merci à vous pour vos commentaires

    Deux remarques me viennent à l’esprit

    • Je crois qu’il vaut mieux parler des mondes du travail . En effet, les rapports au travail ne sont pas les mêmes dans une multinationale ou dans une PME par ex , et diffèrent également selon les pays .
      Et j’ajouterai : "Je ne suis rien, mais avec ce rien, je bousculerai le monde entier" Shakespeare , Hamlet
    • J’ai essayé de faire partager sur quelques thèmes combien les relations peuvent se vident progressivement de leurs sens au nom de la course au progrès et au profit. Comme on épuise les ressources de la planète, les relations au travail s’assèchent également Et c’est bien dommage.

  • Je voulais écrire " peuvent se vider"


  • Bonjour Clotilde,
    Votre récit si réaliste me fait froid dans le dos, comme un mauvais cauchemar !
    J’aime bien le rapprochement que vous venez de faire "comme on épuise les ressources de la planète, les relations au travail s’assèchent également" Merci d’avoir eu le courage de l’écrire :
    je l’apprécie beaucoup. Très cordialement.


  • Bonjour Clotilde,

    D’après les descriptions de mes filles sur leur propres lieux de travail, je retrouve bien détaillé l’ambiance et toute l’hypocrisie de ces open-spaces.
    J’ai un ami qui travaille en Open-space dans une "World company" comme vous le dites si bien, et il se retrouve dans votre article.
    Le monde du travail sous le couvert de la camaraderie et de la modernité s’est bien appauvri en vraies relations humaines. Chacun est obligé de tirer la couverture à soi, pour "plaire" à la hiérarchie. On travaille par objectifs, si encore ils allaient tous dans le même sens, soit, mais comme vous dites, ils sont souvent contradictoires d’un service à l’autre. Bref on se demande si on est chacun dans la même entreprise.
    Merci Clotilde, je vais l’offrir à mes relations.
    Amicalement,
    Anne-Christel


  • Merci Joseph
    Merci Anne-Christel


  • Combien sommes-nous de bons petits soldats contraints à courber l’échine, happés, voire broyés par les méthodes managériales de la World Company ? J’ai pour ma part pris la fuite il y a près de 10 ans, avant d’être totalement laminée par la Word Company, mais votre récit me replonge des années en arrière : le reporting, la cordialité feinte : vous décrivez cela parfaitement bien. Merci.


  • Xiep :

    C’est vraiment caractéristique de l’hypocrisie du monde moderne, soi-disant ouvert et tolérant... C’est dans ces moments là que je me dis que c’est le seul avantage d’être chômeur...


  • Bonsoir Isadora , bonsoir Xiep

    Aujourd’hui , on parle de " la fabrique des imposteurs " , et je crois que c’est vraiment de celà dont il s’agit " La virtuosité des apparences omniprésentes " Par ex dédier plus de temps à soigner le reporting qu’à
    bosser ses dossiers est le meilleur moyen de booster une carrière ( via PowerPoint qui dit bien son nom )
    Alors on peut ne pas être dupe ( mais parfois c’est vraiment difficile et usant) En rire , si on est en forme , mais suppose une certaine maîtrise de ces codes sociaux, pas évidents quand on est nouveau dans un univers professionnel
    Mais se rappeler que dans le monde du théâtre, certaines lectures sont salutaires : Goldoni par ex ...et puis transposer ...


  • Merci pour votre récit.
    A rapprocher des textes de "taf", une world company n’étant grâce aux big five que des copies les unes des autres. La dernière bonne blague en la matière et qui n’en est pas une est que Accenture après avoir vendu pendant des années la théorie de la nécessité des entretiens d’évaluation annuels a supprimé en interne les entretiens en question. Ils se sont aperçus que le coût annuel était énorme !
    Il y aurait tellement à dire sur la world company et son wonderful world...


  • Taf :

    J’ai travaillé pendant trois ans à la création du siège social de la world company. J’ai vendu aux IRP l’absolue nécessité de travailler en open space pour améliorer la communication, les échanges...et j’en passe. Comme dans toutes les world companies qui se respectent nous avons mis en place un "take away" haut de gamme, une salle de sport, un restaurant brasserie avec chef accessible sur réservation à tous les collaborateurs, une conciergerie avec service pressing, paniers bio...and so on
    Quelle en est la raison ?
    Elle est simple. Faciliter la vie de vos collaborateurs sur le site de travail, offrez leur des services, ils y passeront plus de temps. 5mn par jour x plusieurs milliers de salariés = amélioration de la productivité...ca s’appelle le bien être au travail.



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