Le travail
raconté par ceux qui le vivent
|

Entre les étages -
par Clément Chauveau

Permalien



Copiez le code d'intégration

Publication : 4 août 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2140

La formation, le métier et le licenciement d’un technicien d’ascenseur.

J’ai l’impression que mon bleu de travail me permet de passer inaperçu, personne ne me connaît mais si je suis là c’est que je dois faire un truc particulier et utile.

[Témoignage recueilli par Pauline Miel.]


Retrouvez le témoignage de Clément sur rue89.


6 commentaires :

  • Merci beaucoup pour votre récit
    Je m’étais souvent posé la question du quotidien des techniciens d’ascenseur
    L’ascenseur de ma résidence a souvent été en panne puis vient d’être complètement rénové après une interruption de 2 mois
    On entend des bruits, parfois une conversation quand il y a 2 techniciens mais celà semble un métier très solitaire
    Le parcours de la formation professionnelle, de la qualification n’est pas très claire : que doit-on savoir avant d’exercer ? Qu’apprend-t- on au fur et à mesure ? Et jusqu’où ?
    L’incident des portes ouvertes est assez significatif : l’imprévu est toujours possible
    Vous décrivez bien les conditions d’exercice très différentes selon les lieux et toujours changeantes

    Par ailleurs, je ne comprends pas le motif de votre licenciement : votre arrêt de travail ?
    Et que souhaiteriez vous faire maintenant ?
    Est ce que l’on peut vous être utile ?
    Avec toute ma sympathie


  • Merci pour votre récit. L’ascenseur à mes yeux est synonyme de frayeur, de phobie. Une peur panique de rester coincée à l’intérieur. D’ailleurs j’ai frémi en lisant le passage dans lequel vous êtes bloqué dedans ! Merci de nous avoir fait découvrir cette profession. Malheureusement trop d’entreprises agissent tel que vous le décrivez, en attestent de nombreux récits sur le site.

    Bien à vous,

    Kahina


  • On lit bien dans votre récit que les émotions, les sensations sont étroitement mêlées à cette pratique professionnelle. Et les allers-retours récurrents chez le médecin témoignent de leur violence. Les utilisateurs d’ascenseurs, pressés de voir la réparation effectuée, sont bien loin d’imaginer tous les aspects sensibles d’une profession dont ils n’envisagent que les aspects techniques. Mais ce qui me semble plus grave, et que vous mettez en évidence ici, c’est que les évènements marquants et très spécifiques qui jalonnent vos semaines de travail ne sont pris en compte ni dans la formation, ni dans l’entreprise, ni par une équipe de travail solidaire, ni par un suivi médical adapté.
    J’espère qu’en passer par l’écriture vous permet de clarifier cette situation et de retrouver des forces. Merci de nous faire découvrir ce que nous ne savons pas voir.


  • Moi qui ne prend presque plus l’ascenseur malgré un genou bloqué, tant mon manque de confiance est grand, j’ai aimé lire ce récit qui me renvoie à la claustrophobie d’un travail difficile, peu connu, peu reconnu.
    Merci infiniment, et surtout courage !


  • Viktoriro :

    J’ai bien aimé votre écriture.Elle décrit un métier actif et utile, le milieu du travail ainsi que vos interrogations sur vos perpétuelles adaptations Vous faites bien le tour de la question, en particulier le contenu et les conditions de travail ; on en sait bien plus après vous avoir lu. Maintenant vous recherchez un autre emploi dans la même branche ou une autre peut-être. J’ai l’impression que vous étiez en quête d’ autonomie au sein des équipes, car le problème de votre solitude revient de manière récurrente, d’accréditation obligatoire dans votre profession. Où en êtes vous ?


  • Voilà qui illustre bien l’horreur économique. ! Merci de ce témoignage éclairant. J espère que vous avez retrouvé un travail dans une boîte vraiment humaine. !



Votre commentaire

Pour poster un message, vous devez vous connecter ou avoir créé un compte.