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Publication : 6 mai 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1900

Le passé d’une femme devenue impitoyable.

Odile avait intégré la société quatre mois auparavant à un poste de dirigeante. Son embauche avait suscité quelques remous dans le milieu du transport.


3 commentaires :

  • Glaçant ce récit . L’enfance permet peut-être de comprendre , mais de là à justifier un comportement ? Et pour moi , ce n’est pas une " femme de pouvoir" , c’est un rouage d’un système Son tour arrivera aussi de se faire jeter , car bien sur , on trouvera un profil encore plus efficace qui justifiera son éviction .
    Impossible de ne pas penser à d’autres périodes de l’histoire où certains affirmaient " obéir, ne faire que leur travail "


  • Remarquable récit, d’une écriture précise et lumineuse, qui éveillera beaucoup d’échos. La fin abrupte pose habilement la question : est-il possible, inéluctable, de laisser faire, ou peut-on lutter, en s’appuyant par exemple sur la faute de la prédatrice ? Bravo, (ou plutôt Brava).


  • Merci pour vos commentaires.
    J’ai rencontré des personnes similaires, au personnage du récit, dans les divers secteurs professionnels où j’ai travaillé. Ce qui m’a marqué dans ces profils, c’est leur absence totale de culpabilité. Les actes posés étaient portés et conditionnés par leur mission. Le système leur permettait d’accomplir leurs fonctions, de les justifier et de les légaliser. A aucun moment, la compassion, l’humanité n’interféraient dans leurs choix. L’action se présentait, il fallait la finaliser, quel que soit le prix à payer.
    D’ailleurs, avec le recul, tous se moquaient des conséquences. Ce qui importait, était la réalisation de ce qui devait être accompli. Leur efficacité les comblait et la reconnaissance de leur direction était leur moteur.
    J’avais rêvé d’un autre monde professionnel. Malheureusement, je garde le goût amer de celui que j’ai connu ces dernières années.
    Je suis retraitée depuis peu, et je revis....



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