Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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J’ai horreur de la poussière -
par Christine Lapostolle

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Publication : 27 janvier 2014

Durée de lecture : 13 mn

Nombre de mots : 2730

Christine dresse le portrait de Marylou, une femme qui aime ses deux métiers : femme de ménage et auxiliaire de vie. Elle décrit ici ses gestes, ses rituels de travail mais aussi les habitudes et exigences de ses clients et des personnes dont elle s’occupe, de jour comme de nuit.

Chaque maison est importante. Une sorte de patrimoine que je maintiens en vie. Comme si c’était une personne centenaire.

Christine Lapostolle

"Depuis 2006, j’ai ouvert moi-même un site - http://www.christinelapostolle.fr/ - sur lequel je dépose les descriptions que des personnes que je connais ou que je ne connais pas acceptent de faire de la manière dont elles occupent leur temps. "



10 commentaires :

  • Ce texte m’a tenue en haleine jusqu’au bout, par un intérêt très vif. Je suis admirative et émue par tout ce que fait cette femme qui ne se ménage pas en faisant des ménages.(!) J’ai aimé tous ces petits détails du quotidien, et de voir tout ce qu’on peut donner pour les autres, s’oubliant presque, mais pas tout à fait, puisqu’elle prend des pauses café et fait attention à se laisser du temps de repos.
    On sent qu’elle aimerait bien avoir un compagnon, et c’est tout ce que j’aurais envie de souhaiter à cette courageuse Marilou !
    récit à lire absolument.
    Cathy


  • Vous montrez bien que vous êtes une personne de maison aux multiples talents. Le nom de votre profession ne recouvre pas du tout tout le travail, l’esprit que vous y mettez, votre fantaisie aussi comme vous le dites si bien. Votre rôle relationnel est si important. Il faut de l’attention, de l’écoute, de la compréhension, du tact, de la diplomatie, du savoir vivre...
    Et puis tout dépend des maisons, des personnes qui vous emploient et vous avez une relation singulière avec chacune. Merci de nous avoir mis dans la confidence, rendu sensible ce travail si précieux pour beaucoup aujourd’hui et encore plus demain.


  • J’aimerai que maman puisse avoir une personne aussi merveilleuse que vous... Surtout n’envisagez pas un quelconque autre travail bien que celui-ci soit très certainement fatiguant ne vous apporte-t-il pas autant que vous apportez....


  • Merci pour ce formidable récit. Vous effleurez l’intime de votre généreuse humanité.


  • Fabuleux, merci ! Vous racontez bien, j’ai envie de demander vos coordonnées pour quand je serai vieille...


  • Il était une fois, chère Sophie, un site qui permettait de raconter la vie et de communiquer, échanger avec de belles personnes. Je vous raconterai la suite de l’histoire dans très très longtemps. Lorsque vous serez vieille....


  • Oups. Je me suis trompée. Ce n’est pas ma page mais celle de Christine qui raconte merveilleusement bien. Toutes mes excuses. Je suis encore novice sur le site que je découvre peu à peu.


  •  :) Doris, je découvre aussi, mais merci pour votre promesse !


  • Beaucoup d’humanité et une vraie simplicité dans la description de gestes et d’attitudes pétris de respect et de tact...


  • Merci de vos commentaires, que j’ai transmis à l’intéressée.
    En fait Marylou a rencontré il y a quelque temps un homme, un agriculteur, avec qui elle est parti vivre dans les Monts d’Arrée, une région belle et austère au coeur du finistère - je crois qu’elle a arrêté de faire des ménages.
    Vos réactions lui feront d’autant plus plaisir, je pense, que quand nous avions travaillé à sa description, c’est-à- dire quand je lui avais remis par écrit ses propos enregistrés puis transcrits, elle avait été très troublée de cet effet de miroir. Elle m’avait dit, alors que je n’avais ajouté aucun mot à ses mots à elle, qu’elle "ne se voyait pas comme ça". Et nous avions dû longuement retravaillé ensemble pour que le texte lui convienne...



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