Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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J’ai pris un coup de vieux -
par Joseph Jacomy

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Publication : 30 janvier 2015

Durée de lecture : 2 mn

Nombre de mots : 570

Le départ en retraite d’un prêtre catholique.

Tout d’abord mon successeur à mon dernier poste curial prend le contre-pied de tout ce que j’ai pu mettre sur pied en 14 ans de présence


7 commentaires :

  • Bonjour cher... père ?frère ?Joseph ?ami des hommes ?
    Je vous reconnais bien, très vrai et émouvant. La vieillesse nous fait petit à petit rétrécir, le corps sans doute, l’âme ? non !, les relations sociales, peut-être, mais bien sûr c’est le seul moyen qu’on ait trouvé pour vivre longtemps. Mes vœux les plus chaleureux pour votre (fausse) retraite !


  • Viktoriro :

    Bonjour,

    C’est le coup de vieux qui m’a attiré, puis après je me suis laissé emmener pas trop longtemps car la fin de votre récit arrive vite. C’est vrai que le dernier jour, enfin on se comprend,celui de la retraite est court, la fin de quelque chose ou le début d’autre chose. Dans votre cas c’est un peu particulier, pas un métier,une vocation, un sacerdoce ? Alors le passage de témoin me fait entrer dans un monde particulier, les aspects pratiques de la vie de prêtre, sa "transition énergétique" au bénéfice du suivant. J’ai l’impression que quelque part vous vous sentiez lâché, que ce que vous pensiez transmettre nul n’en tient compte, qu’au fond sans le penser au fond de vous vous auriez aimé être reconnu. Faudrait-il croire que c’est ailleurs que votre retraite vous attend, auprès des autres ? La vie continue.


  • MERCI Pierre et Viktoriro : vos deux commentaires me touchent, parce qu’ils sont entré dans l’intelligence de mon récit avec beaucoup d’acuité. Oui la vie continue et mon ministère est ailleurs, déjà bien commencé.


  • Dans la mesure où j’étudie encore, j’ai sans doute un peu de mal à me représenter la retraite, mais je dois admettre que je ne m’étais jamais imaginé un prêtre à la retraite. À bien y réfléchir ça semble pourtant logique, mais je pense que si on n’a pas de prêtre dans son entourage on en entend pas trop parler en vérité.
    Concernant le curé que vous étiez censé aider, je suis un peu étonnée : je trouve qu’il est tout à fait dans l’esprit de ce que j’ai pu apprendre lors du catéchisme (et mea culpa : je n’en ai pas appris grand chose !) d’avoir l’humilité nécessaire pour reconnaître qu’à un moment donner on a besoin d’aide, et d’accepter les conseils de qui veut bien les donner. Je trouve ça presque plus important que d’aider soi-même les autres, parce que si on accepte d’aider sans se laisser aider soi-même, d’une certaine façon on se place au-dessus des autres (pas nécessairement volontairement).
    Je comprends mieux pour l’homélie : effectivement, expliqué ainsi ça semble peu rationnel comme organisation.
    J’ai bien compris les particularités du Prado, merci !
    J’espère que vous pourrez rapidement avoir un logement à votre convenance, après tant d’années à vous en passer, c’est bien mérité (et peu demander).


  • Laura,
    j’apprécie votre attitude simple et spontanée ! Intuitivement vous pouvez très bien vous dire qu’un prêtre, tant qu’il a un peu de lucidité, n’est pas vraiment à la retraite, au sens de retiré de tout ministère : il s’agit pour lui d’exercer les activités apostoliques qu’il peut encore assumer et il reste un permanent de la prière ! Mon logement recherché est un T 1 juste pour avoir mon indépendance, en restant bien inséré dans la vie locale. MERCI de me donner l’occasion d’exprimer ces précisions.


  • après tant d’années de don de soi il est temps de prendre un peu de temps pour soi. vous avez le droit de vous accorder ce répit. cela n’est pas incompatible avec vos activités de conseil (je parle comme une entreprise mais c’est un peu l’aspect que vous faites ressurgir, me semble-t-il). et l’on perd de vue l’humain. dans votre vocation centrée sur l homme et la foi c’est ... les mots me manquent. mais vous êtes doté d’une bonne dose d’humour !


  • J’ai bien aimé votre texte (trop court) et travaillant dans un évêché, je connais (un peu) le milieu que vous décrivez. Votre texte m’a fait sourire, car j’y ai vu tant de vérités...Bonne nouvelle étape !



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