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raconté par ceux qui le vivent
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J’étais rapatriée -
par Régine Boutegege

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Publication : 21 octobre 2015

Durée de lecture : 17 mn

Nombre de mots : 3520

Les lieux où l’on vit.

Cela m’a toujours semble étrange de devoir faire un cours d’histoire pour répondre à une question aussi banale que « d’où viens-tu ? » Quand je parle de moi, les mots française, italienne, algérienne, ne veulent rien dire.


2 commentaires :

  • Xiep :

    J’ai toujours eu une empathie avec les pieds-noirs, comme j’en ai avec les millions d’Allemands qui ont été chassés de chez eux en 1945. Je me souviens de ce repas où la mère de la marraine de ma fille, chassée avec son mari d’Algérie en 1962 et traités comme des chiens en France (la légende des "gros colons" colportée par les médias), s’exclama : "mais je ne suis pas française !!!", comme un cri de rage...
    Ni Française, ni Algérienne, Pied-Noir. Un peuple qui était en train de naître.


  • Merci pour votre commentaire. Je ne partage cependant pas certaines de vos affirmations. Je ne pense pas que les "pieds-noirs" ont été chassés d’Algérie.. Ils sont partis, malgré certaines clauses des accords d’Evian, parce qu’ils ne pouvaient plus rester, la violence de cette guerre ne pouvait alors permettre aucune conciliation, aucune tentative de rapprochement entre les 2 "camps".. Pouvaient rester, sont restés ceux et celles qui se sont engagés au côté des Algériens.
    De même je ne pense pas que les Français aient traité les pieds-noirs comme des chiens.. Il y a eu beaucoup d’incompréhension, certains ont profité de la situation par exemple pour louer aux "rapatriés" des taudis à des prix exagérés, on était des intrus, mais la France a réservé un sort bien pire au harkis.. Quant au peuple en train de naître, je me suis souvent posé la question.. Mais quel peuple ? Ce peuple ne pouvait pas naître sans les autres, sans les arabes. Il aurait fallu qu’ensemble.... Mais on ne peut pas refaire l’histoire..



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