Le travail
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Publication : 14 février 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1490

Le bilan de 40 années de travail d’un éducateur de prévention spécialisée.

On croit que l’on va travailler mais c’est le travail qui nous fait et nous défait. Dans ce travail je n’aurais eu que des doutes, pas de certitudes, mais des convictions.


11 commentaires :

  • Bab :

    Un bel hommage à ce métier fait de rencontres, d’échanges, d’écoute, de liens, d’accompagnement au quotidien...mais certainement pas de réponses toutes faites, de recettes, de solutions pré- fabriquées...Le doute est inhérent à notre profession, il nous oblige à toujours rester en éveil et nous protège de la toute puissance...
    Bonne retraite à vous garder vos convictions vivantes !!!!
    ps : je devais être animatrice à Chantemerle lorsque vous étiez au CPNG !
    Béatrice


  • Bonjour,

    c’est marrant... ça me fait une sorte de modelé pour le mot que j’envisage de dire, ou de faire lire, quand je quitterai mon boulot. Mais je ne suis pas, pas du tout dans le social, donc je n’aurai sans doute pas de choses aussi chaleureuses à dire.

    J’aime bien "On choisit sa famille mais on n’est pas responsable de ce que font nos parents"

    Et restons debout, en effet, sans rien lâcher.

    Philippe.


  • Bonjour,

    Beau témoignage. Il me fait penser à la chance du cœur. Rien n’est possible sans l’aide de la providence....


  • C’est touchant un témoignage sans fioriture, comme le vôtre. Aussi simple, aussi vrai que vous pouvez l’être !
    S’efface le personnage, apparait l’homme !
    Vous nous laissez voir ces motivations qui vous constituent, qui infiltraient vos actes au quotidien.
    Et tout cet amour, gardé par devers soi pour "la bonne cause" qui vous constitue, s’autorise à s’échapper, à se répandre et nous inonde de chaleur, de tendresse !
    Merci Christophe !


  • Toute nouvelle, de ce jour.
    J’ai de la chance, pour ma 1ère lecture... Merci à Vous !


  • Wouaouh, quel punch, quel hommage !
    Merci pour ce récit vivant, riche, si positif


  • Viktoriro :

    Je viens de lire votre départ. Il n’est facile pour personne même pour ceux ou celles que vous ne portez pas dans votre coeur. A l’oral votre voix devait être voilée. Je n’ai pas toujours saisi les allusions professionnelles à votre monde de l’éducation et de l’animation mais l’auditoire était celui-la et je le comprends et je n’y suis pas habitué. Vous avez montré le lien vivant entre votre famille, le champ social et le militantisme syndical.Il doit bien y avoir un jardin secret ou une faille quelque part.Cette révolte permanentequi vous habite me trouble. Est-elle l’incompréhension des structures, de ses dirigeants face à votre travail social ? Etait-ce votre impuissance par rapport au passé de chacun ? N’y -t-il jamais eu de consensus, de convergences, de compromis dans vos échanges ? Et puis le monde du travail entre professionnell(e)s et syndical est-il toujours aussi idyllique au point d’en faire porter la responsabilité ailleusr ? . Au fond si j’ai bien compris votre famille c’est votre héritage maintenant que vous êtes en retraite, votre nid sans 4X4. Vos deux traits concernent deux "référents" qui plus que d’autres devraient montrer l’exemple mais ne donner pas l’impression que tous les autres pourraient être ainsi. Il serait bon de faire la part des choses.Enfin c’st plus quune belle page d’écriture mais ce sont ceux dont vous vous êtes occupés qui pourront l’écrire.


  • Tan :

    j’aurais tant voulu en savoir plus, sur cette vie au service des autres.

    vous avez raison : "nous ne sommes responsables des actes de nos parents"
    Et des non actes non plus.

    Merci et bonne continuation.


  • La cérémonie de fin d’activité permet de s’adresser à ses collègues, de leur « tenir un discours », seul en scène. On peut donc chercher à briller, faire de bons mots et des astuces pour les faire rire ou... faire la morale, ou les deux, c’est le moment ou jamais. D’un côté on va rigoler, de l’autre on va se prendre très au sérieux.
    Pour éviter de répondre à la question gênante mais fondamentale dans ce métier (n’avez-vous pas tendance à vous mettre « du côté » des jeunes délinquants ?), on fait des rapprochements avec des faits qui se situent à un tout autre niveau puisqu’ils concernent des adultes.
    Ce discours tombe parfois dans l’emphase (« je voudrais aussi rendre hommage »), énonce des lieux communs (« c’est le travail qui nous fait et nous défait », « nous ne sommes pas responsables des actes de nos parents », « la chance, ça n’existe pas », « nous fabriquons nos joies et nos peines », etc.). Tout cela ne raconte pas la vie professionnelle.
    Et pour finir, cette étrange injonction volontariste, semblable aux discours politiques qui se veulent performatifs, mais dont on ne voit pas la raison : « Ne lâchez rien ! Battez-vous, redressons-nous, vivons debout, regardons les autres en face ». Pourquoi faire ainsi la morale à ses collègues ? Sont-ils si démunis ?
    Au fond, quel est l’intérêt de ces discours de “fin d’activité” ?


  • Merci, émouvant, très émouvant...on aurait envie d’être là, au pot de départ entre ces émotions et le cake aux olives !
    Ne rien lâcher ? ou tout reprendre...


  • J’ai beaucoup aimé ce passage de relais et votre invitation à la vigilance. Vu ce que nous réserve 2017 ce n’est pas du luxe ! Merci.



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