Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Je n’avais nulle part où aller -
par Nans

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Publication : 14 avril 2014

Durée de lecture : 5 mn

Nombre de mots : 1070

Nans, quarante ans, souffre de délires paranoïaques. Il se retrouve à la rue, seul, sans soins, mais survit tant bien que mal grâce à la solidarité.

Je survivais en dormant dans des parkings, des halls d’immeubles, des trains. Je faisais la manche pour manger et n’avais aucune aide autre que celle des gens généreux - je les en remercie -, qui m’aidaient d’une petite pièce ou d’un ticket restaurant. Je faisais partie de ces invisibles, de ces intouchables, de qui on détourne le regard de peur que sa peine tombe sur nous, que son malheur nous contamine.


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