Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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L’école catholique -
par Francois Quenin

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Publication : 20 janvier 2014

Durée de lecture : 36 mn

Nombre de mots : 7390

Jusqu’à son adolescence, Patrick était persuadé qu’il serait prêtre. Deux évolutions contées en parallèle : la sienne et celle de son église.

Le père de Patrick avait rêvé d’être prêtre. Un rêve brisé par le sexe. Le père de Patrick avait le sang chaud. Il ne pouvait pas envisager une vie de célibat. La mère de Patrick racontait avec gourmandise qu’on le voyait l’été à la cueillette des lavandes en soutane.


9 commentaires :

  • Merci pour ce texte : votre écriture rends très accessible le sujet. J’ai lu votre texte avec beaucoup d’intérêt .


  • Une grande richesse de faits, d’impressions, de réflexions, un beau récit d’une vie qui se cherche, se trouve, se perd, se retrouve et nous offre en partage un regard sensible, curieux, ouvert, critique sur la foi, la quête spirituelle et le dur métier de vivre.
    Votre témoignage chrétien à hauteur d’une vie d’homme et d’une époque me touche. L’intégrisme hélas sévit encore, le conformisme aussi comme la peur de vivre mais les temps changent. Le pape François tourne le dos aux conservateurs du dogme, son action sociale et politique tournée vers les souffrants, les déshérités met un peu plus l’église au coeur des réalités humaines. Hier soir le peuple ukrainien où l’église orthodoxe joue son rôle, rentre lui aussi dans l’histoire des peuples d’Europe qui s’émancipent. Mais comme la vie tout cela reste fragile.


  • Merci à tous deux pour votre bonne lecture. Ce que vous en dites me touche énormément. F.Q.


  • Un très joli texte...si vous lisez le mien, vous y puiserez peut être quelques similitudes ? Je suis chef d’établissement dans l’enseignement catholique depuis 15 ans...


  • Xiep :

    C’est un témoignage qui montre que tout dans la vie est déchirure. C’est aux hommes à s’adapter aux lois de l’Eglise et non l’inverse. J’ai perdu un jeune couple dans leur marche vers l’évangélisation : ils refusaient de renoncer à leurs idées politiques racialistes. Ils sont donc passés chez les "néo-païens" où ils s’y sentent mieux. Avez-vous lu "la déchirure" de Jean-Pierre Dickès ? Il raconte comment il fut chassé du séminaire d’Issy dans les années 60 car jugé non pas assez chrétien mais... pas assez marxiste !


  • Moi je veux bien que les hommes s’adaptent aux lois de l’Eglise. Mais vous voyez bien que ça ne marche pas : les hommes et les femmes s’en vont. L’Eglise, ce n’est pas Dieu, ce n’est pas religieux, c’est juste une institution humaine, trop humaine... F.Q.


  • Xiep :

    Chez vous peut-être... Chez nous l’église est pleine et notre petite paroisse de 400 âmes a gentiment donné à 3 religieuses, 3 prêtres et 2 frères en 15 ans


  • Xiep :

    Oups, mea culpa, le titre du livre précédemment cité est "La Blessure"


  • Oui, il y a des îlots de résistance.



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