Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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La classe de neige -
par Paul-Antoine Pichard

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Publication : 12 février 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1520

Avertissement : ce récit est susceptible de choquer le lecteur.

Souvenirs d’école, voyage de classe qui marquera l’auteur à jamais.

La classe de neige ! Putain quel pied ! Trois semaines de ski, école le matin, activités l’après-midi. C’était l’année du CM2. Le père Martin était notre instit.


25 commentaires :

  • Le plus dur après 33 ans c’est d’avoir toujours à faire face à des «  ? » inquisiteurs…


  • Bonjour,
    Je salue votre courage de rapporter de tels faits. Une action en justice serait-elle possible, souhaitable il me semble !?
    Bien à vous,
    Catherine Martinez


  • Trash, Sabine !!?!? Mais si vous regardez les mots, ils sont la simple description de gestes. Quels autres mots pensez-vous qu’il aurait fallu utiliser ? Auriez-vous préféré des ellipses en forme de rideau de douche décorés de babar ou de poisson-lune ?
    Gratuit Sabine !!?? Votre remarque me peine... Le prix personnel que ça coute de rendre un tel témoignage public, le courage qu’il faut... Je suis heureuse pour vous que vous ne le mesuriez pas. Cela veut sans doute dire que la vie vous a épargnée.

    Paul-Antoine votre texte est d’autant plus violent qu’il se borne aux faits sans jamais nous dire ce qu’on doit en penser.

    Pour répondre à votre question Catherine, Paul Antoine pouvait porter plainte jusqu’à 10 ans après sa majorité. Depuis 1998 si mes calculs sont bons, il y a donc prescription. M. Martin peut dormir sur ses deux oreilles ou ne pas se retourner dans sa tombe... Comme tant d’autres.

    Merci Paul-Antoine ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur


  • Je ne sais pas...J’ai eu (et vous m’en accorderez le droit) le sentiment, lors de ma lecture, que ce récit ne sonnait pas "juste"...Peut-être est-ce lié au ton, au style, très "familier", à la San Antonio, un style qui tranche avec les récits publiés sur ce site, un style...romancé...
    Alors si je n’ai ^pas cru au début, je ne crois pas, non plus, à la fin...
    Et un détail m’a interloquée : comment les parents auraient-ils pu visionner la scène des douches, avec des enfants" à poil" filmés par un instit ?
    Le narrateur est né en 1970, et, dès les années 80, les libertinages des seventies ont subi les foudres de nos nouvelles pudeurs....
    Voilà. J’ai donc eu la sensation que cette histoire était une fiction trash, je le répète, et gratuite, bref, malsaine. Mais cela n’engage que moi.
    Quant à me penser "épargnée"...Cliquer mon nom et "dettes" ou "divorce" sur google...Écoutez l’interview que Chloé Leprince m’a consacré dans Carte de crédit, au sujet des classes moyennes surendettées, lisez ma dernière lettre à la Garde ses Sceaux dans mon blog du Monde...
    Non, plutôt détruite qu’épargnée...


  • PS ; je relis une dernière fois ce texte.
    D’autres incohérences : - dans les eighties pas de "pétitions" au sujet de l’environnement et de "cambriolages de gitans", non, ça, c’est maintenant. - le mot "daronne" ne s’employait pas, c’est justement un emploi fait par les actuels gamins des banlieues, emprunté au vocabulaire rom je crois...
    Je le répète : c’est une fiction. Bien amenée, si l’on aime le style, mais une fiction.


  • Madame Aussenac, je ne voulais pas intervenir dans ces échanges de "points de vues". Sachez que vos propos me sont inssuportables. Tout est tellement vrai... Qu’il y eu différentes plaintes d’autres élèves, qu’il y a eu jugement et condamnation après que monsieur G. est reconnu les faits. Par respect pour sa femme et ses enfants, j’ai juste changé le nom de mon instituteur. Si vous pouvez m’épargner la publication de mon dossier judiciaire sur ce site, ça me soulagerait... Vous êtes extrêmement loin de la réalité de notre monde...


  • Sabine,
    Nous resterons en désaccord. Je le crois sincère, vous le pensez fabriqué. Intéressante question que de savoir comment les récits doivent être "vrais". Basés sur des souvenirs, parfois traumatiques, ils sont forcément distordus par le temps, les protections du psychisme, le travail d’écriture.
    C’est ce que j’aime dans ces textes : chacun a sa voix, son vocabulaire. J’aime les fictions tout autant que la vie et peu m’importe qu’on emmêle un peu les deux. Ce qui est raconté là a été tu des milliers de fois.
    Je suis née 68 et rien ne me choque des détails donnés. Des "romanichels" ou "gitans" passaient vendre des paniers. Il y avait des pétitions, des films en super 8, beaucoup d’adultes m’ont vue nue dans la communauté où mes parents passaient leurs weekends. C’était très banal. Les instituteurs avaient encore une grande autorité et les coups pleuvaient facilement à l’école du village... Non vraiment, rien ne me semble improbable. Mais encore une fois c’est peu important.

    J’ai lu votre lettre ouverte. En effet, la vie ne vous a pas épargnée. Vous vous débattez comme une lionne depuis si longtemps, vous êtes aux prises avec tant de mauvaise foi, tant de mensonges... que je comprends mieux le prix que vous accordez à la vérité, et la vigilance que vous avez sur la manipulation.
    Nous lisons aussi les mots des autres avec nos maux.

    Je reste amicale et solidaire malgré notre intéressant désaccord sur la lecture de ce texte.


  • Mes excuses à l’auteur si je me suis trompée. C’est sans doute les détails du récit et son style qui m’ont égarée.
    Encore une fois, cher Monsieur, je suis bien au monde, bien trop, hélas...
    Merci, Hélène, d’avoir compris et deviné mes méfiances devant toute forme éventuelle de manipulation, qu’elle soit réelle ou littéraire. C’est vrai, nous lisons en chiasmes de vie, en prismes d’expériences.
    Un beau WE à toutes et tous,
    Sabine.


  • Madame Aussenac, vous venez de me faire prendre conscience de ce que des déportés de camps de concentration ont pu ressentir face aux négationistes (toute proportion gardé bien évidement) La réalité est tellement inssuportable qu’elle ne peut-être que fictive... Vous me coller une putain de crise d’angoisse et vous me faite revivre une longue bataille judiciaire très éprouvante pour moi...


  • Bonjour,
    Spectatrice d’un discours invraisemblable mettant en cause la vérité d’un récit, je prends la plume pour relever a minima le manque de respect et dire l’illégitimité absolue de ce genre de commentaire.
    Si on apprécie pas, on peut toujours aller voir ailleurs plutôt que se livrer à des accusations glauques.
    Ca va mieux en le disant.
    Catherine Martinez


  • C’est la dernière fois que j’interviens. Après je vous laisse à vos "délires". Je ne sais pas avant d’écrire un texte sur un point noir de ma vie si il va faire 2 pages, 4 ou 30. La genèse de ce récit, je maintiens bien récit. C’est "Raconter la vie" qui me la suggéré. J’ai publié un premier texte : "En cure", que je vous propose de lire. D’un texte de 70 pages je suis passé à 30 pages (50 000 caractères exactement) puis à 10 pages. Ce texte est le journal que je tenais durant mon hospitalisation pour une cure de sevrage de 10 semaines.


  • Part 2. Dans cette clinique psychothérapeutique, il y a un rituel, écrire son récit de vie pour mieux se faire connaître du groupe de thérapie. Un récit de vie ou l’on parle de ses points noirs et de ses bons moments. Mon récit de vie était résumé en 3 pages. En accord avec "Raconter la vie", ils m’ont suggéré de reprendre chaque points noirs et d’en faire un texte à part. J’ai hésité, puis accepter. Je n’ai aucune prétention d’écriture, je fais de nombreuses fautes d’orthographe parce qu’à 10 ans, j’ai "boycoté"... l’école. Curieux ? Je suis photo-journaliste et j’aime mon métier. Cependant, graçe à "Raconter la vie" j’ai découvert un plaisir d’écrire et je continuerais avec mon style qui m’est propre et des récits "Trash"... Donc les prochains récits que vous lirez peut-être sont mon expérience de jeune reporter de guerre en Bosnie-Herzegovine, à Mostar exactement (Juillet 1995), je vous raconterais le bruit, les râles d’un homme qui se fait trancher la tête avec un couteau. Comment, après on joue au Foot avec sa tête... Trash... Mon incarcération en prison durant un reportage que j’ai fais au Sénégal, ce qui se passe lorsqu’on est 12 dans 6 M2 et qu’un gamin des rues accusé à tord s’est coupé la langue en claquant son menton de toute ses force contre les barreaux horizontaux de la grille de la cellule... Trash... Peut-être que j’écrirais aussi un récit sur la grossesse de ma femme et la joie de la naissance de ma fille...


  • http://www.youtube.com/watch?v=pZGj3qUc4bE

    Copiez ce lien ou allez sur youtube et cherchez "N’oublie pas que l’on souffre ici" de Paul-Antoine. Regardez, attention c’est "Trash" mais là il n’y a pas de débat... Ce sont des photos... Même pas truquées... C’est ma réalité et Madame Aussenac relativera ses problèmes et ouvrira les yeux sur la vie des autres... Quelle surprise ! L’existence de l’autre...


  • Nous sommes tous des Humains, et, tout comme la comparaison incessante entre les malheurs des esclaves noirs et celles des victimes juives de la Shoah, dont le triste Dieudonné nous a abreuvés ces dernières semaines, m’insupporte, car je trouve de mauvais goût la surenchère des malheurs, votre phrase me fait de la peine.
    Il n’est pas besoin de faire référence, une fois de plus, au fait que vous trouviez ma vie "agréable", en comparaison d’autres souffrances, et de redire sur ce site votre mépris pour mes cheminements, pour que nous aimions votre superbe vidéo et apprécions votre travail de photographe, votre vision du monde qui se veut lucide et éveilleuse.
    Cessez, je vous prie, sinon je vais finir par réellement penser que vous êtes parano et mauvais joueur. Nous sommes sur un site d’écriture et de paroles, pas sur un forum où l’on règle ces comptes en s’envoyant des méchancetés à la figure.


  • Ou est ma méchanceté ? Je me défend simplement. Je vous cite :" Voilà. J’ai donc eu la sensation que cette histoire était une fiction trash, je le répète, et gratuite, bref, malsaine."
    Vous rendez vous compte de la violence, de l’humiliation, de la bêtise, de la méchanceté gratuite de cette phrase ? Mettez-vous une seconde à ma place... Vous me jugez, prononcez une sentence sans rien connaître à mon histoire... La police connait la vérité, la justice aussi, il y a eu aveux... Vous n’êtes pas au dessus du système... Vous avez votre véritié "ressentie", elle n’appartient qu’à vous... Je suis honnête et je serai terriblement mal avec ma conscience si j’avais écrit une "fiction" sur raconter la vie. Dans quel but ? Vous croyez que ce n’est pas douloureux pour moi encore aujourd’hui de mettre des mots sur un point noir de ma vie. Et puis j’ai subis une seconde agréssion sexuel dans un train Paris-La Rochelle, 2 ans plus tard. Je devais sniffer des solvants des l’âge de douze ans pour affronter ma peur de l’adulte masculin... Juste pour pouvoir aller à l’école...


  • Paul-Antoine, premièrement, je me suis excusée. Deuxièmement, d’autres que moi ont compris que mon erreur était aussi "formelle", liée à votre style, etc. Troisièmement, j’ai loué votre travail de photographe.
    Peut-être serait-il bon que vous cessiez la polémique...Il y a une différence entre des photos et des vidéos, des films, "bruts de décoffrage", que nul ne peut nier, même si l’on peut les "voir" différemment, et la "littérature" et/ou l’écrit, qui laisse place aussi au doute, à la discussion, à l’ouverture...
    Si écrire n’est pour vous qu’un acte thérapeutique, médical, alors peut-être puis-je comprendre votre colère. Mais ce lieu est aussi un espace d’échange, se veut discussion, partage, alors comprenez aussi que nous ayons un regard différent...


  • Je suis tout à fait d’accord mais vous avez eu à mon égard une curieuse manière d’engager l’échange ou le dialogue. Je me suis senti exécuté sans jugement. C’est mon ressenti de personne très fragile tout en ayant une grande capacité de résilience. Echangeons positivement, déja, ce dernier mail m’apaise. Pour ce qui est de l’écriture thérapeutique, c’est une évidence pour moi. Mais la photographie aussi, je ne photographie que la souffrance humaine et particulièrement celle des enfants. Mon dernier travail s’appelle "Poussière de vies" c’est le nom que l’on donne en vietnamien aux enfants des rues. J’ai parcouru le monde pendant 3 ans pour raconter la vie des enfants dans la rue et leurs conséquences : Prison pour mineur, ados toxicomanes, prostitution, la vie dans les égouts de Bucarest, les orphelinats en Mongolie etc. Ce travail est exposé à Montréal jusqu’a la fin du mois mais je ne l’ai pas encore mis sur le net. Il n’y a pas besoin d’être psychologue pour comprendre ma démarche... Et vous, pourquoi vous n’êtes pas professeur... d’espagnol ?


  • Ah...Paix, Frieden, pax, mir, Peace, pace♥
    Votre vidéo est formidable, je l’ai vue et likée avec le compte google de fiston, je vais y revenir et la faire tourner via mes réseaux...
    Avez-vous déjà exposé en Arles, et /ou songé au cinéma, au docu ? Les images, vos images sont fortes, puissantes, dénotent d’une grande capacité de décryptage. J’aime VRAIMENT. On se sent tout petit.

    Prof d’espagnol ? Ha ha. Je suis prof d’allemand car, pas majeure, mon père m’a OBLIGÉE à faire hypokhâgne ; le jour de l’inscription parallèle en fac, la nana stressée m’a demandé "Alors tu t’inscris en quoi ?" , moi je n’avais pas compris ni réfléchi, alors elle m’a demandé ma meilleure note au bac, c’était 18 en teuton, et puis j’ai haï l’hypokhâgne, me suis mise en couple avec un cheminot cégétiste, moi, la fille de conseiller général RPR, et puis à la rentrée je me suis retrouvée en fac d’alld, et puis le cégétiste un peu pol-pôt m’a obligée à bosser assez vite, et voilà, j’ai réussi à rater le concours d’instit, puis de LEP, mais j’ai eu le CAPES...

    Dès l’âge de 8 ans, pourtant, je découpais des photos de la guerre du Vietnam et j’imaginais avec quoi je chargerais ma jeep...Je voulais être reporter de guerre, témoigner, dire, raconter...Plus tard, au lycée, je ne voulais qu’écrire...


  • Je suis, comme les gauchers contrariés, une journaliste et écrivain contrariée, devenue bien tard écrivain du dimanche. Mon "journalisme" est devenu "participatif", vous pouvez retrouver mes textes sur mes blogs du Monde ou du Huffington Post...
    http://sabineaussenac.blog.lemonde.fr/2014/02/10/ilan-halimi-8-ans-deja/

    http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/

    Mais tout a un sens dans la vie, non ?

    Bises.


  • OK (prononcez : euillekkèèèèè).

    raconterlavie , ok (prononcez....), mais pas la vie de n’importe qui !!!

    "j’ai été agressé sexuellement deux fois, je suis sur youtube, j’expose à Montréal, j’ai vu jouer au foot avec la tête tranchée d’un homme et j’ai survécu dans 0,5 M2 en sniffant des solvants"
    VS
    " voyez mes malheurs sur mon blog machin Le Monde (j’ai pas le vocabulaire adéquat et m’en fous bien !),je suis fille de conseiller général,et ce CON m’a OBLIGÉE à faire hypokhâgne alors que j’étais MÊME PAS MAJEURE"

    (and the winner is........)

    OK......

    Bon ben j’étais en train de préparer un p’tit texte sur les p’tits malheurs quotidiens dans mon lycée mais non là,c’est mort .

    J’suis déçue .

    Merde


  • Bonjour,

    Nous tenons à rappeler quelques règles essentielles du bon fonctionnement du site.
    raconterlavie.fr se caractérise depuis son origine par la grande qualité des commentaires qui y figurent. Nous espérons vivement que cela va perdurer.

    Si vous n’avez pas fait attention en vous inscrivant, vous pouvez aller vérifier la charte du site http://raconterlavie.fr/projet/#charte. Une astuce : si vous avez un doute sur le caractère potentiellement inopportun de votre commentaire, ne le publiez pas immédiatement, réfléchissez, revenez le lendemain et vous aurez sans doute déjà changé d’avis.

    Les récits publiés sur le site montrent des expériences personnelles dans leur grande diversité. Ces textes peuvent être le témoignage d’une douleur, ou encore d’une détresse. Nous avons pensé ce site comme un lieu créateur de liens. Il est nécessaire de respecter les auteurs des récits, tout autant que leurs histoires et d’éviter de les blesser. Nous vous saurons gré de faire preuve de civilité.

    Cordialement,

    L’équipe de Raconter la vie


  • K. :

    Récit qui m’a interpellé. je suis choquée que des personnes puissent penser que l’histoire fut inventée. Nous sommes trop nombreux à avoir subit des attouchements ou des agressions alors que nous étions que des enfants. J’exècre les violeurs, les pédophiles... j’espère qu’il y aura une justice dans ce monde aride d’humanité ne serait-ce qu’après la mort au moins. Si je le pouvais je viendrais abattre cet instit et tous ceux de son espèce. Je suis des années 80 moi même, et la nudité des enfants - comme des parents - n’était pas aussi tabou... à nous de subir les conséquences. Je suis désolée pour l’auteur qui a dû vivre ce choc qui est maintenant tatoué pour la vie sous son épiderme.


  • Tous vos commentaires me touche profondement, ça m’aide réellement dans une lente reconstruction. Merci à vous. Amitié.
    Paul-Antoine



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