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La dernière maison -
par Nathalie Delbarre

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Publication : 3 février 2014

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2210

La séance de conseil houleuse d’un Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), résidents et enfants de résidents tentent de se faire entendre par la direction et le personnel de l’établissement.

Un homme en fauteuil frappe le bras du fauteuil de la résidente en fauteuil. Elle le griffe. On les évacue. Hurlements dans le couloir.


27 commentaires :

  • Un texte qui interpelle ! Et comme tous les scandales, la réponses est : un sourire colgate et des petits fours. Et tout cela pour 4 500 € quand la retraite est à 432 €.. Le progrès est en marche, souriez !

    Dans ma ville je connais une aide soignante qui travaille pour une maison de retraite. Etant seule la nuit pour tout l’établissement, elle a du signer dans son contrat l’interdiction de prendre l’ascenseur. Car, au cas où il tomberait en panne, il n’y aurait plus personne pour la sortir de là et encore moins pour répondre à un pensionnaire.

    Amicalement


  • C’est un témoignage vraiment frappant que vous nous faites là... Il doit finalement y avoir autant de malaise parmi les résidents et leurs enfants que parmi le personnel, pour qu’il y ait autant de turn over.


  • Entre humour noir et ironie, ce texte bien écrit touche au but et dénonce une réalité répandue. Toutes les maisons de retraite ne sont pas aussi catastrophiques mais... Aucune ne résoud vraiment le problème : comment accueillir les personnes souffrant de démence en garantissant leur dignité, voire, pourquoi pas, leur bonheur ? On nous fait croire que c’est impossible. Tant que ce seront des "gestionnaires" qui se chargeront de ça, on n’avancera pas. L’institution passe avant les humains, alors que ça devrait être le contraire. Il faut repenser les maisons de retraite de A à Z.


  • Récit malheureusement criant de vérité ! "la fin de vie des personnes âgées pourrait devenir un véritable naufrage social " Voici la conclusion du rapport de l’Observatoire national de la fin de vie. On ne peut écrire sur cette désespérance des seniors en maison de retraite qu’avec de l’humour..... noire.


  • Pour continuer le débat sur une note d’espoir et montrer qu’une autre façon de faire est possible, je signale ici que j’avais lu il y a peu un article du Monde décrivant une maison de retraite pour personnes atteintes de démence, aux Pays-Bas : cette résidence nommée De Hogeweyk est conçue comme un village avec commerces et restaurants... mais un village sécurisé où les commerçants font partie du personnel. Les résidents vivent dans de petites maisons décorées selon les goûts individuels et peuvent sortir comme ils le veulent dans le village qui recrée une vie "normale" : pas d’horaires ou d’activités imposées. Résultat : les familles sont soulagées et heureuses, les résidents vivent plus longtemps et en meilleure santé. Ils peuvent déambuler et se promener à leur aise. Le loyer n’ y est pas plus cher qu’ailleurs mais il me semble que cela tient la route grâce au bénévolat qui est très important. Pour en arriver à cela, il faut que l’institution ait réussi à s’ouvrir, à se remettre en question, et à prendre en compte les individus dans leur liberté et particularités. Un vrai défi. Mais possible, donc.


  • Votre témoignage trouve forcément un écho dans de nombreuses familles. Nous oscillons entre indignation et culpabilité. Indignation car la société s’occupe mal de nos grands-parents, infantilisés, voire déshumanisés. Culpabilité aussi car nous déléguons à d’autres le soin de s’occuper d’eux. Les raisons peuvent être fort légitimes... mais nous sommes renvoyés à nos contradictions.
    Merci !


  • Une autre question se pose. Celle de la solvabilité des retraités et des familles. On peut s’interroger quand on sait que certaines croisières « "all inclusive" sont au tarif de 350 € par semaine. Je n’envie pas la situation des personnels de ces bateaux ni leur capacité à polluer. Mais il semblerait que les tarifs exigés dans ces maisons de retraite soient sans commune mesure avec les services offerts. Quand on connaît la collusion entre les prestataires et les Conseils Généraux, il y a peut-être des amélioration à voir de ce côté-là.

    J’ai le sentiment qu’il existe un pillage organisé dont tout le monde est victime, patients, familles et petit personnel. Il faudrait peut-être que la population se mobilise sérieusement pour changer ces injustices. Ceci n’est pas propre à la France. Ainsi en Allemagne, les tarifs sont tellement élevés pour les petits retraités qu’on les délocalise dans les anciens pays de l’Est. Bonjour la relation avec les familles !

    Amicalement


  • Apres les romans " noir" , voila un récit " noir" , qui n’est pas un roman . Oui , la situation est désastreuse actuellement pour les personnes âgées atteint de maladies mentales . Le personnel est plus ou moins démuni , les structures ne sont pas adaptées . Les personnes âgées atteintes de ces maladies vivent le plus souvent dans une grande solitude et une grande détresse psychologique .
    La maison de retraite où se trouve mon père (1500€ ) me paraît toutefois à des KM de cette description de cette " dernière maison " a 4500€ . Un petit coin de ciel bleu peut être , vis a vis de d’autres maison ? Le personnel , quoique insuffisant , reste a l’écoute des résidents et des familles . Mais , dans les cas , de maladies mentales , il n’y a pas véritablement d’accompagnement tant sur le plan psychique ou psychiatrique .
    C’est le grand vide , devant ces souffrances si profondes pour les patients . Les familles sont démunies et le personnel semble bien l’être aussi malgré la bonne volonté .

    Ce site " raconterlavie qui soulève les problèmes " societales " permettra peut être une prise de conscience plus large , une objectivation qui permettra peut être de dépasser le niveau individuel et ou familial ?


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  • je lis ce texte avec un grand intérêt ; il est certes très vrai ; mais les EHPAD (puisqu’ainsi est leur nom pas très humain, non ?) changent énormément. Les projets des établissements existent et sont mis en pratique ou tendent à l’être. Le personnel commence (eh oui ! commence) à comprendre qu’il n’y a pas une vie pour les êtres humains jeunes et une vie pour les vieux qui ne seraient plus des êtres humains à part entière. Pendant longtemps, on n’imaginait pas qu’ils pensaient, qu’ils avaient des opinions, qu’ils pouvaient souffrir des soins qu’on leur apportait ; on les mettait nus pour leur toilette mais cela ne posait pas de problème ! Leur plaisir n’existait pas. Ils devenaient des objets, même si on n’osait pas le formuler.Le rapport au corps n’existait qu’à travers des actes obligatoires. Maintenant nous réfléchissons à ce qui peut être bon : des soins de bien être, des repas pris en tête à tête avec un membre du personnel pour éviter la collectivité perpétuelle imposée dès l’entrée dans un établissement. La vie en maison de retraite me fascine ; ces personnes âgées me fascinent ; elles n’ont rien à faire valoir ; elles sont elles mêmes avec leur histoire ; certaines sont pénibles comme certains plus jeunes et leur problématique se rapproche fort de la nôtre si nous étions mis dans les mêmes conditions ; c’est la même problématique.


  • Merci pour ce texte Nathalie,
    Il me semble qu’on est dans un cas de figure d’entreprise capitalistique (et non associative), non ? et comme le souligne Franz, cela ressemble aux habituelles méthodes d’écrans de fumée des racketteurs qui ne leurrent personne mais ne font qu’attiser les colères larvées qui traversent notre société. Trop c’est trop, là comme dans bien d’autres domaines. Soit on accentue les divisions, soit on se réunit autour de valeurs qui peuvent nous sauver du pire.
    Là comme ailleurs, on essaie de nous démontrer que l’on peut faire fi de la personne humaine, qu’elle devient un détail de l’entreprise.
    Il faut tout simplement légiférer et enlever toute possibilité de faire des bénéfices financiers sur l’accueil de personnes en fin de vie. A chaque fois qu’on discute avec une famille, revient le même refrain : pourquoi est-ce si cher ? comment l’expliquer ? Souvent les mêmes constats : il y a quelques résidents-allibi qu’on met dans la vitrine et tous les autres dont on s’occupe mal.
    Les résidents, demain ce sera nous. Elle vient plus vite qu’on ne pense la vieillesse, me dit parfois mon père... Aujourd’hui on peut encore agir. On fait quoi ?


  • Martine Bousquet

    Heureusement, toutes les maisons de retraite ne sont pas comme ça. Ma mère est dans une EPAD qui traite bien les résidents. Le problème est le manque de personnels, c’est à dire le manque de financements pour nos aînés . Ce sont des choix politiques qui ne font pas du traitement de la vieillesse une priorité... Il parait que les caisses sont vides !


  • Nathalie Delbarre : Merci pour vos commentaires, informations et témoignages.
    Pour le choix d’une maison de retraite en EHPAD, je conseillerais de regarder :
    1. La stabilité du personnel : direction, médecin coordinateur, infirmiers. Les aide-soignants sont forcément plus mobiles, et leurs conditions de travail difficiles (plusieurs heures de trajet pour se faire appeler "négresse" par une personne ayant perdu les repères, par exemple).
    2. Leur franchise : mon "vieil About" a quitté "Morphlée" pour une autre résidence où le directeur a dit d’emblée : "On ne peut jamais garantir totalement que personne ne fera de chute et que tout le monde prendra à tout moment ses médicaments. Il y a des gens qui les recrachent, il y a des soignants moins attentifs, etc."
    3. Les choix éthiques du médecin coordinateur et des infirmiers : Essayer de soigner le plus possible les gens sur place. Ne pas les épuiser en Les envoyant aux urgences des hôpitaux pour un oui ou pour un non. En fin de vie, respecter, avec notre accord, les clauses très raisonnables de la loi Leonetti pour éviter toute souffrance excessive.
    Oui, Hélène, la résidence "Morphlée" est une "entreprise capitalistique" renommée...


  • Bonjour
    Merci pour le courage de ce témoignage... Mais je suis d’accord avec un précédent commentaire que les modes de prise en charge en ehpad se professionnalisent en termes de qualité. Comment cependant promouvoir une rénovation de ces prises en charge ? Au delà de la réglementation utile sur la qualité et la professionnalisation des équipes, Il faut porter une critique au trop fort encadrement institutionnel (réglementation excessive et parfois absurde, procédures des appels a projet...) qui contraint les modes de vie et de prise en charge des personnes âgées en ehpad, et bride l’initiative des directeurs. Je reste persuadée que même dans ce contexte, les innovations et les initiatives entrepreneuriales restent possibles. Le secteur du médico-social ne doit pas oublier ce qui le constitue fondamentalement : le principe de Personnalisation de la prise en charge. Pour cela, quelques pistes : être initiateur sur chaque territoire de parcours gradués de soin entre domicile, accueil d’aide et de répit, logement collectif puis ehpad en cas de forte dépendance ; promouvoir des solutions d’hébergement ouverts sur l’extérieur, agir au sein de collectifs d’acteur pour innover localement...


  • Votre récit amène beaucoup de commentaires : c’est dire le vif du sujet
    Ca fait quand même un certain temps que l’on parle de maltraitance à l’égard des personnes âgées, fragiles et/ou dépendantes
    Ca fait aussi un certain temps que " démographie oblige" , se pose la question " que faire de nos aieux" ?
    Abus dans le décalage entre les coûts et les services ou les soins apportés
    Opacité des responsabilités et de la gestion financière.
    Le personnel étant mal traité maltraite à son tour etc...
    C’est terrifiant
    Qu’est ce que c’est que cette société dont les recherches médicales, l’hygiène de vie permettent de vivre plus longtemps et qui parallèlement ne supporte pas les personnes âgées ?


  • Je n’ai pas le même ressenti avec ma mère en Ehpad, je trouve au contraire qu’elle est bien soignée, qu’on s’en occupe très bien du matin au soir, par des ateliers divers, des jeux, des spectacles 1 à 2 fois par semaine, des sorties au parc proche de la maison de retraite etc..je ne paye pas 4000€ mais 2500€, ce qui est déjà bien cher je le reconnais.
    Ma mère perd la tête, et ne semble penser qu’à elle désormais. Je serais incapable de m’en occuper, et j’envisage même de ne plus la prendre tous les dimanche comme je fais depuis deux ans et demi. Une journée avec elle, ça devient au dessus de mes forces. je pourrai devenir folle moi même, à son contact. Elle ne cesse de répéter les même plaintes, pose mille fois les même questions..
    Comment s’en sortir avec une mère excessive et égoïste qui me prévoit une vieillesse comme la sienne, car sa propre mère perdait aussi la boule (de mère en fille jusqu’à l’éternité ?)
    Il me faut quand même m’occuper d’elle, jusqu’au bout. Comment faire ? heureusement qu’il existe ces endroit pour eux, et ce que je vois du travail des infirmières et autre personnel de l’ EHPAD est admirable. Je n’ai vraiment rien à leur reprocher. Humainement ce qu’elles font est formidable, je les admire beaucoup.
    Bien à vous
    Cathy


  • Je comprends bien votre désarroi, Cathy, il est très dur d’avoir un parent qui perd la tête et se montre agressif. Mais arrivés à un certain stade de désorientation, ils ont moins besoin de se déplacer et d’être en famille, et si votre mère a un contact chaleureux avec le personnel soignant cela devient l’essentiel.

    Mon récit (absolument authentique) soulève un problème que je n’ai abordé que de biais : si les choses en étaient arrivées à ce point dans l’EHPAD de mon père, c’est également parce que son directeur enchaînait les congés-maladie depuis plus de 6 mois et qu’il n’acceptait pas de procédure de licenciement. Pourquoi ? Je l’ignore, je ne suis pas spécialiste en droit du travail et je ne cherche pas à charger une personne qui avait peut-être ses raisons. Mais ce que je sais, c’est que des personnes en très grande fragilité se sont retrouvées en danger et que cela ne devrait pas être.


  • Merci pour cette phrase : "Mais arrivés à un certain stade de désorientation, ils ont moins besoin de se déplacer et d’être en famille, et si votre mère a un contact chaleureux avec le personnel soignant cela devient l’essentiel." je n’avais pas vu les choses sous cet angle et je pense que ce n’est pas faux. Cela me rassure, et me fait peut être envisager de penser d’abord à mes 2 enfants encore à la maison, et à moi.
    Merci beaucoup Nathalie !


  • Bonsoir Nathalie
    On s’y croirait ! Quel talent dans l’écriture. Quand aux maisons de retraite, les plus couteuses ne sont apparemment pas les meilleures. Que de souffrances pour des gens qui se ruinent et sont loin d’être satisfaits. Pire que ça même, puisqu’on laisse les personnes âgées et invalides se débrouiller seules ou presque et que le personnel est soumis à un turnover régulier. Entre les employés qui ne savent pas ce qu’ils ont à faire et la direction qui change trop souvent, c’est vraiment le foutoir. Inquiétant de voir aussi avec quels talents ce Mr Toubon brouille les pistes ! Il aurait raté sa vocation de comédien apparemment ! Tout cela est inquiétant non seulement pour les pensionnaires mais aussi pour leurs enfants qui un jour s’installeront peut-être eux aussi à la maison de retraite. Quoi que ça ne donne pas très envie tout cela ! Mais s’ils sont atteints de la maladie d’Alzheimer ils ne choisiront pas malheureusement.Depuis le temps qu’il y a des abus, on dirait que rien n’est fait pour que les choses s’arrangent !


  • Viktoriro :

    Je viens de lire par hasard votre récit. Je me rappelle de ma grand’mère qui est morte chez nous à quatreving huit ans chaque enfant, ils étaient six, ayant accepté qu’elle passe un mois chez eux, deux habitant trop loin, comme quelque chose de normal. Mes parents sont morts en institution.J’étais moi-même directeur d’un hôpital gériatrique et fils unique. Je n’ai pas voulu que ma femme participe aux soins à donner à mes parents et je n’ai pas senti qu’elle était disposée à m’aider.Ce ne fut pas simple à "gérer" l’éloignement professionnel et leur maintien à domicile en premier temps. Pour mon père parti en dernier, vivre dans une maison médicalisée en face de chez moi fut une solution apaisante pour chacun. Il se savait en sécurité et proche de moi. Ayant connu les deux situations, celle du directeur et celle du fils j’en viens bien longtemps après à me dire pourquoi avant c’était apparemment si simple Je me dis aussi que ce n’est pas si simple en institution. Ce qui se passe a sein des équipes est bien souvent tu, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de vraies consciences professionnelles.


  • Viktoriro :

    Suite car texte trop long...
    Ce sont des faits de vie simple sur lesquels se cristallisent le souhait de respecter ce que le vieux ou la vieille veut ou essaye d’exprimer, l’intervention des familles dont la fin de leurs parents révèle ou non la solidité, la force des liens de solidarité entre eux, l’isolement réel des soignants entre la direction qui est par nature administrative et le médecin qui coordonne mais ne soigne pas, c’est le domaine du généraliste qui passe en vitesse.J’ai trouvé que la formule si on peut le dire ainsi du"soins à domicile " correspondait mieux avec l’idyllique situation d’avant. "Je veux retourner à ma maison, disent-ils tous...


  • Merci pour votre intéressant commentaire, Viktoriro. Vous avez trouvé pour votre père la solution idéale. Avec mes 4 frères et soeurs, nous avons essayé de nous relayer auprès du nôtre le plus longtemps possible chez lui dans le Pas de Calais avec diverses aides à domicile. Le problème est qu’il est devenu violent, dangereux pour nous et pour les aides ADMR, et que peu d’institutions l’ont accepté. Mais après cette horrible "Morphlée" sans directeur, nous avons trouvé pour les 6 derniers mois de sa vie une résidence à Paris dont j’ai admiré le sérieux et l’humanité. D’accord avec vous, il y en a !
    Oui, ces vieillards veulent retourner chez eux, on les voit déambuler dans les couloirs en essayant d’ouvrir des portes et de se glisser avec vous dans l’ascenseur...


  • Quel cauchemar !C’est aussi ce récit si bien écrit,plein d"humour très noir, qui m’a motivée pour écrire un témoignage d’aide-soignante..car l’EHPAD où je travaille n’a rien à voir,malgré les difficultés que j’évoque,avec l’endroit que vous décrivez..C’est terrible.Les commentaires sont ausi très intéressants ! Le débat est ouvert..
    Merci à vous d’avoir abordé le sujet.
    Cécile


  • Oui criant de vérité. Ma mère décédée à 96 ans à connu des épisodes en foyer logement et a fini sa vie bien diminuée, en maison de retraite. Dans le foyer logement, Il n’y avait pas de discussion possible en cas de manquement car la directrice était le plus souvent absente pour congé de maladie. Tous reposait sur une secrétaire à mi-temps qui faisait au mieux. Difficile d’avoir une personne qualifiée au téléphone. Bref un manque de personnel qui a diminué au fil des mois. Il s’agissait d’une structure intercommunale sans grands crédits dont le fermeture était régulièrement suggérée. Alors on faisait avec faute de mieux.


  • Le bon fonctionnement d’un EHPAD dépend de la volonté de proposer une vie de qualité, ce qui implique des moyens financiers mais pas seulement. Mais voici que des processus et des procédures administratifs remplacent les rapports humains. Les dirigeants ouvrent leurs parapluies pour ne pas être soi disant pris en faute. Une maison de vie se doit d’être totalement ouverte aux familles, aux intervenants extérieurs. Y est-on pour vivre ou pour mourir ? a-ton le droit de faire des choix même si nous avons atteint un âge certain, même si nous sommes dépendants, même si nous avons "perdu la tête" (mais où peut elle rouler cette fichue tête pour que je ne puisse la porter comme tout un chacun) ?
    je désire prendre mon repas en salle à manger avec mes amis, possible ? J’aimerai choisir l’heure de mon coucher, possible ? Je veux connaître les médicaments que j’avale, possible ? ou bien juge-t-on que ma tête est une passoire. Le personnel peut il échanger, dire ses émotions, ses peurs, son chagrin et ses joies ? Lorsqu’arrive la fin de vie d’un résident, est elle évoquée avec l’ensemble de l’équipe, directrice ou directeur inclus de façon à l’appréhender dans la plus grande sérénité. Autrefois, pour une naissance sans violence, aujourd’hui pour une mort sans violence. Ne laissons pas des toutes jeunes personnes à l’abandon devant ces moments impressionnants car inconnus mais que des personnes formées à cela leur donne la main


  • Belle description du service rendu à l’autre qui n’est en réalité l’outil de réussite monnaitaire personnelle
    Dans toute les institutions j’y retrouve cette façon de faire ou tout le monde s’occupe de tout et de rien
    Parce que personne ne fais plus rien avec une grande conviction , cela n’ai pas rassurant
    Toute notre vie nous sommes à la merci de l’autre j’espère que cela changera avant l’aube de notre propre veuillesse afin de ne pas nous retrouvé dans des mouroirs ou sera rangé en silence votre histoire


  • Bonsoir Octau, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire en parlant d’outil de réussite monétaire personnelle et la façon de faire des EHPAD où tout le monde s’occupe de tout et de rien... je n’ai pas connu cela mais peut-être ai je mal compris.... Bonne soirée à vous !


  • Je pense que l’aide à l’autre passe beaucoup par l’apport du remplissage se son propre porte monnaie ce qui fait que pleins sont sur le marché croissant de la convoitise commerciale des lieux d’habitations médicalisé pour anciens jeunes c’est ce que j’en est tiré comme conclusion de la lecture de La dernière maison
    Possible que jus mal compris (Octau) Mme moi



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